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L’ALGERIE ET LE DIALOGUE INTERRRELIGIEUX

 

 

L’ALGERIE ET LE DIALOGUE INTERRRELIGIEUX
    C’est la tribune de Monseigneur Hippolyte SIMON, archevêque de Clermont, parue dans le journal Le Monde du 18 juin 2008, qui me donne l’occasion de revenir sur les problèmes que rencontrent en Algérie des hommes et des femmes, de nationalité algérienne, désireux de rejoindre une autre religion, notamment chrétienne, et qui rencontrent, pour cette raison, des difficultés d’ordre judiciaire.
    La tribune du prélat revient sur ce qu’il nomme l’islamité de ce pays d’Afrique du Nord, et qui constitue le ciment unificateur de l’ensemble de sa socio-culture… C’est un fait, mais comment dialoguer avec d’autres religions, si on n’a pas le droit de propager ou de distribuer des livres religieux, notamment des Bibles et des exemplaires de l’Evangile ? En Europe, nul ne trouve à redire lorsqu’on distribue des livres d’une autre religion. C’est même un article de la Déclaration des droits de l’homme . En arabe huquq al-insane
    Nous lisons que le Premier Ministre François Fillon doit aujourd’hui même évoquer ce problème –qui n’est pas mineur- avec les plus hautes autorités algériennes. Une jeune femme a été traduite devant un tribunal qui requis contre elle une peine de prison au motif qu’elle se rendait coupable de propagande religieuse au profit d’une autre religion… Voilà un argument d’un autre âge !
    Depuis le XVIIIe siècle, l’Europe a connu le siècle des Lumières qui a émis à l’égard des religions des critiques constructives, partie intégrante de nos religions. Il faudrait que toutes les religions monothéistes deviennent comme le judaïsme et le christianisme, des cultures gisant au fondement de notre vie sociale. Le dialogue interreligieux est à prix, le maintien d’une immigration contrôlée et choisie sous nos latitudes aussi.
 

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