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Les émssions de FR3 sur la révolution islamique

Les émssions de FR3 sur la révolution islamique
La télévision français a publié en deux semaines, la dernière émission remonte, je crois, au 17 février, une remarquable série sur l’Iran de Khomeyni, ses menées révolutionnaires, ses espoirs déçus et ses tentatives de se rapprocher parfois de l’Occident. Tentatives sur lesquelles le sort ou les mauvaises volontés s’acharnèrent.
Tour ce que l’Iran compte de personnalités influentes actuelles ou passées furent interviewées, sans oublier des diplomates et des  hommes politiques des USA et d’Europe. Seuls manquaient à l’appel les Israéliens dont les agents opèrent sûrement en Iran et ne voulaient pas attirer l’attention.

 

 

Les émssions de FR3 sur la révolution islamique
La télévision français a publié en deux semaines, la dernière émission remonte, je crois, au 17 février, une remarquable série sur l’Iran de Khomeyni, ses menées révolutionnaires, ses espoirs déçus et ses tentatives de se rapprocher parfois de l’Occident. Tentatives sur lesquelles le sort ou les mauvaises volontés s’acharnèrent.
Tour ce que l’Iran compte de personnalités influentes actuelles ou passées furent interviewées, sans oublier des diplomates et des  hommes politiques des USA et d’Europe. Seuls manquaient à l’appel les Israéliens dont les agents opèrent sûrement en Iran et ne voulaient pas attirer l’attention.
Le Chah d’Iran fait aussi de nombreuses apparitions, les unes plus pathétiques que les autres. Un homme, au demeurant sympathique, cultivé, presque aimable, mais frappé d’une cécité politique rare : comment ne pas avoir vu que les gens qui lui baisaient les pieds et la main lors de ses rares visites au peuple ne représentaient rien du tout et avaient été dûment recrutés par les services sécuritaires. Lorsqu’on le voit se diriger vers son avion avec la chabanou, les larmes aux yeux et l’incompréhension dans le regard, on se dit que cet homme, qui se voulait le roi des rois, était bien seul.
Mais ce qui frappe plus encore, c’est le discours incroyable du président Jimmy Carter flattant la stabilité politique de l’Iran et louant la clairvoyance de son dirigeant suprême. Le même homme confiera quelques jours plus tard, lors d’un sommet des Occidentaux aux Antilles françaises, que les jours du Chah étaient comptés. Comme d’habitude, hélas, la raison d’Etat froide mais bien huilée, avait fonctionné comme la trappe coulissante d’une potence. le Chah était fini et personne n’a levé le petit doigt pour le sauver. On se souvient de son errance d’un pays à l’autre, où l’on ne tardait pas à lui faire comprendre qu’il serait bon qu’il allât ailleurs. Et Khomeyni qui réclamait à cor et à cri son renvoi en Iran pour y être exécuté.
On nous présente aussi l’assaut de l’ambassade des USA au mépris des lois internationales de l’extraterritorialité.  Et les affaire des otages : ceux des USA et ceux de la France qui comprit que ce n’était pas à Beyrouth qu’il fallait s’adresser  mais à Téhéran. Et là nous voyons éclater la duplicité et  la cruauté raffinées des successeurs de l’empire perse. Cette diplomatie de la prise d’otages était bien plus efficace que les tractations traditionnelles. Nos diplomates, formés aux écoles du cartésianisme (le principe de l’identité et de la contradiction) et de  l’Evangile (que votre oui soit un oui et votre nom un nom) n’étaient pas de taille. Une fois qu »’ils croyaient l’affaire réglée, les Iraniens revenaient sur un point de détail qui ramenait nos braves gens à la case départ. Ces pauvres gens n’avaient aucune notion de ce qui s’appelle la takiya… Mais que faire ? Tant que le State Department, le Quai d’Orsay et Whitehall seront ce qu’ils sont…
IL y eut aussi la terrible guerre Iran / Irak qui fit tant de morts pour s’achever sur un non-accord. Ce fut le redoutable et raffiné Rafsandjani qui proposa à Khomeyni d’arrêter les combats car l’Iran était exsangue, sans armes et sans argent. Tout le monde autour de Khomeyni craignait de se faire exécuter s’il demandait à l’Imam de faire cela. Et là intervint un fait incroyable : formé à l’école exégétique des chi’ites iraniens,  l’ambitieux, l’intrépide Rafsandjani proposa à son maître l’incroyable marché suivant : lui Rafsandjani ira dire à la télévision qu’il fallait arrêter les combats, mais l’Imam, pour  conserver son aura de combattant suprême, crierait après à la trahison, le ferait juger et aussi condamner… Cette offre de service était très habile et se trouve marquée du sceau d’un savoir-faire très persan. Mais le vieux lutteur qui avait fait ses classes dans le même moule que son aide de camp comprit la manœuvre réagit de manière honorable en répondant que ce ne serait pas juste et qu’il irait lui faire cette annonce. En termes cartésiens, c’est ce que lui demandait de faire Rafsandjani, mais à l’iranienne…
En fait, Rafsandjani disait très respectueusement à l’Imam ce qu’il devait faire : avoir le courage de tirer l’Iran de cette mauvaise passe dans laquelle il l’avait entraîné. Mais quel raffinement, quel emberlificoteur (si je puis dire cela).
Il y eut ensuite les méandres de l’Irangate où les plus hautes autorités amércaines furent impliquées et où l’Occident a agi en jouant un double jeu.
Mais ce qui était le plus frappant et m’a le plus impressionné, ce sont les foules de Téhéran allumant des bougies et priant pour le repos de l’âme des victimes du 11 septembre 2001. Avec évidemment la déclaration sincère et très honorable de Khatami. Cet homme se représente à l’élection présidentielle dans son pays. Le bon sens l’emportera-t-il ? Nous verrons bien.
Un vieux principe sémitique préconise qu’on doit aider tout un chacun qui vient se purifier. On doit lui faciliter la tache pour qu’il se débarrasse de ses tâches.

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