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les attentats de volvograd et M. Poutine

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Le terrorisme en Russie

 

C’est absolument terrifiant. Deux sanglants attentats coup sur coup dans la ville de Volgograd, commis très certainement par des activistes islamistes dont le chef s’est juré de tout faire pour troubler le bon déroulement des Jeux Olympiques de Sotchi Cet îlot terroriste qui menace d’ébranler la Russie dans son ensemble se trouve au Daguestan. La féroce répression qui s’était abattue sur la Tchétchénie avait durant un temps calmé les velléités des islamistes qui relancent de plus belle leurs actes terroristes. Bilan : au moins trente morts et de très nombreux blessés. Les condamnations sont unanimes et quelles les que soient les réserves que les gens peuvent nourrir à l’égard de Vladimir Poutine, il faut condamner de tels actes barbares et afficher une solidarité profonde avec le peuple russe et les familles des victimes.

 

 

 

Cette vague d’attentats permet dans un certain sens de mieux comprendre, sans l’approuver, l’engagement de Poutine aux côtés de Bachar qui allègue combattre le terrorisme islamique en Syrie. Bien sûr, cela va bien au-delà de cette simple répression.

 

 

 

Il y a déjà au moins trois décennies, Hélène Carrère d’Encausse avait prévu dans l’un de ses livres que l’homo islamicus poserait de sérieux problèmes à l’URSS. Aujourd’hui, cette Union soviétique n’existe plus mais le problème demeure pour la fédération de Russie qui ne parvient pas à juguler cette véritable révolte.

 

 

 

Le tempérament de V. Poutine ne va pas l’aider à trouver une solution en accord avec le droit des gens et les exigences sécuritaires de la population. Il devrait faire attention : il a mal négocié le virage des grâces accordées à contre cœur et surtout tardivement aux Pussy riot et à Mikhaïl Khodorkowsky et dispose aujourd’hui de dangereux adversaires en liberté, à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Personne au monde ne croit que les Pussy Riot, de jeunes mamans ayant des enfants en bas âge, ont commis un crime en chantant dans un église de Moscou un chant contre Poutine. Ce fut un crime de lèse-majesté. A Genève ou à Paris, c’eût été un simple persiflage qui aurait mobilisé quelques journalistes et quelques policiers. Dans la Russie de M. Poutine, cela vous coûterait quelques années de camp au fin fond de la Sibérie..

 

 

 

Même chose pour l’ancien oligarque judéo-russe : nul ne croit que  la fraude fiscale a été le moteur du démantèlement de Joukos et du prélèvement de 27 milliards de dollars sur ses comptes. Les visées de cette opération sont claires : M. Poutine ne supporte pas l’idée qu’on puisse s’opposer à lui. Ce jeu de chaises musicales qu’il a mis au point avec son ami M. Medvedev serait inconcevable dans toute démocratie. Mais voilà, le nouveau Tsar ne connaît que les oukases. On se demande ce que fera la Russie lorsque les juridictions internationales feront droit aux demandes des actionnaires de Joukos qui réclament une indemnisation s’élevant à 100. 000 000 000 $

 

 

 

Souhaitons lui, tout de même  à l’aube de cette nouvelle année, une meilleure approche des problèmes et que le peuple russe soit enfin épargné par de tels attentats.

 

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