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Religion et culture: vers une déchristianisation de l'Europe et de la France?

Religion et culture; vers une déchristianisation de la France et de l’Europe? Ce n’est pas la tarte à la crème, ce n’est pas un thème éculé, usé jusqu’à la corde. Depuis des décennies, la vie sociale en Europe, mais aussi la vie politique, désapprend les valeurs qui gisent au fondement de nos sociétés européennes. Certes, le législateur, dans sa sagesse, a tenté de désamorcer la bombe que représente certains empiétements de la religion sur la vie sociale. Mais aujourd’hui, on réalise qu’on a peut-être commis quelques confusions et que l’on a méconnu la genèse religieuse du politique. Peut-être sommes nous allés trop loin. Dans l’histoire du développement de l’intellect humain, la religion, la magie, le charme de sorciers et des rebouteux a , et de loin, toujours précédé les formes scientifiques de ces mêmes phénomènes, tels que nous les vivons aujourd’hui. Il existe un danger à vouloir priver un pays ou un continent des valeurs spirituelles et religieuses qui ont généré sa culture. Or, de plus en plus d’indices montrent que l’inculture, la mémoire courte, la légèreté et tant d’autres éléments aussi peu recommandables, sont à l’œuvre pour déraciner des civilisations. Tout en me reconnaissant entièrement dans la laïcité, je pense que la tradition chrétienne ou judéo-chrétienne s’enracine dans un ensemble formé par les Ecritures, juives et chrétiennes, qui, au fond, malgré des désaccords théologiques profonds, disent la même chose, quand on s’en tient aux fins dernières, c’est-à-dire à l’eschatologie. Il arrive un moment où une vérité religieuse, même inadéquate au plan historique, finit par acquérir le statut d’une véritable Vérité (wahre Wahrheit). Dans la vie de tous les jours, le calendrier civil a beaucoup emprunté au calendrier rituel. Même les Européens les plus déchristianisés et les plus déjudaïsés, selon les cas, ne peuvent s’en priver. Qui accepterait qu’en Europe, le 25 décembre et le 1er janvier ne soient plus considérés comme des fêtes ? Une nation, comme disait Renan, c’est un lien spirituel, assez indéfinissable, avec lequel on vit mais quand il menace de disparaître, plus rien ne tourne rond. La France et l’Europe ont d’autres problèmes à régler . Et sans l’héritage judéo-chrétien, la France ne serait plus la France. Ni l’Europe l’Europe.

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