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Les modifications de la loi sur le travail . une France coupée en deux !

Les modifications de la loi sur le travail . une France coupée en deux !

Je viens d’écouter le Premier Ministre Manuel Valls sur les modifications apportées à la loi sur le travail. Je ferai deux commentaires, l’un sur la personnalité de l’intéressé, l’autre sur l’ambiance dans le pays.

Manuel Valls est apparu entièrement différent de ce qu’il est généralement. Les commentateurs avisés de la chose politique ont dit qu’il s’était hollandisé, allusion ironique au plus grand tricoteur de synthèse du pays qu’est François Hollande, ancien premier secrétaire du PS. L’homme fait preuve de retenue, même si, sous la glace on sent la braise qui ne demande qu’à rougeoyer de nouveau.

Sur le pays, à présent : la France est coupée en deux, toujours cet antagonisme entre une droite et une gauche, déjà signalé par feu Georges Pompidou qui redoutait qu’un jour, un dirigeant casqué et botté vienne trancher ce nœud gordien.

C’est là que le bât blesse : c’est une France qui refuse de suivre ou d’accompagner l’autre France . Mais il faut comprendre les gens. Comment voulez vous, qu’après tant d’années de protection, de jouissance de ce fameux modèle social français, les nationaux, je ne parle des étrangers ou des nouveaux venus, renoncent soudain à leur sécurité et à leurs avantages sociaux : sécurité de l’emploi, allocation familiales, allocations chômage, frais médicaux remboursés, université et enseignement supérieur gratuits, etc… Même l’Allemagne qui est bien mieux logée que la France a adopté de force les jobs à moins de 500 € par mois là où la France augmente l’indice de ses fonctionnaires et le smig…

Que l’on me comprenne bien, je n’émets pas d’opinion personnelle mais me contente simplement d’analyser la situation. La France, vu ses déficits abyssaux, ne pourra pas continuer indéfiniment sur cette voie. Manuel Valls a justement tenté de redresser la barre et a dû reculer en rase campagne car le président de la République ne pense qu’à une chose : se représenter pour être réélu.

Or, certains signaux soulignent que cela n’est pas une simple formalité. L’équation de l’exécutif est simple : trois personnes émergeront de cette bataille électorale : Hollande, Le Pen, Sarkozy. L’actuel président pense être au premier tour, loin derrière Marine Le Pen. Les Français réagiront comme du temps où son père fut au second tour, ils ont triomphalement réélu Jacques Chirac… Fr. Hollande rêve d’un remake…

Ce n’est pas gagné, mais tant de choses peuvent se produire d’ici là. Et dans le camp de la gauche et dans celui de la droite. Si c’est A. Juppé qui triomphe aux primaires, le scénario sus cité tombe à l’eau. A gauche, on n’exclut pas d’autres candidatures, sans même parler de Montebourg ni des écologistes ! Il y a Jean-Luc Mélenchon qui raflera au moins 6 ou 7 % sinon plus. Il y a les écologistes qui feront un score plus modeste. Et tout ceci représente autant de voix en moins pour le candidat de la gauche, quel qu’il soit.

Alors peut être faudrait il changer entièrement de logiciel. Les sages comprendront ( al faham yafham : ha-mévin yavin)

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