L’élection présidentielle de dimanche
On n’avait encore jamais vu cela : plus de 50% des électeurs qui se déclarent prêts à voter pour E. Macron avouent ne le faire qu’en vue de barrer la route à Marine Le Pen. En clair, cela signifie que le futur élu sera très mal élu. Nul ne pourra contester sa légitimité mais il n’aura pas le soutien populaire. Curieusement, les gens qui furent en 2002 confrontés au même choix n’osaient pas exprimer si ouvertement envers Chirac comme ils le feront 15 ans plus tard pour Marcon.
Parfois, je me demande s’il n’eut pas été préférable de reporter l’élection car cette élection a été viciée à la base : l’entreprise de démolition du candidat Fr Fillon a incontestablement ouvert la voie à Macron. Je n’insinue pas qu’il est pour quelque chose dans l’élimination de ce candidat mais il est incontestable que celui lui a profité.
Ces mains anonymes qui se sont permis de monter tout ce dossier contre un candidat ont frustré le peuple française de leur candidat et de leur victoire. Je n’ai jamais vu autant de gens reconnaître qu’ils vont voter presque sous la contrainte, faute de mieux et parce que leur candidat préféré n’est pas au second tour. Le résultat de cette élection s’en trouve faussé.
Une dernière remarque concernant la personnalité et le programme de Marine Le Pen.
Il est assez ahurissant de voir que le monde entier se ligue contre elle, lui prête de noires arrière-pensées qu’elle n’a peut être pas ; tous les grands organes de presse s’en prennent à elle, oubliant qu’elle a obtenu près de 7 millions et demi de voix.
La vraie question qui n’est hélas jamais vraiment posée est la suivante : que devons nous faire de tous ces millions de compatriotes qui ont jeté leur dévolu sur une candidate que nombre de gens vouent aux gémonies ? Oui, devons nous dire que ceux qui ont voté pour elle sont de mauvaise Français ? Cela risque de faire du monde…
En fait, la France est inquiète depuis de nombreuses années. Elle ne fait plus confiance aux partis traditionnelles qui ne l’écoutent qu’à l’heure de leur renouvellement de mandat. Désormais, ce petit jeu est révolu. Mais est ce MLP qui en est responsable ? Non point.
Cette levée de boucliers contre une candidate et un parti politique n’est pas bonne. Qu’un président soit élu démocratiquement, c’est bien, mais dans lec as qui nous occupe, ce ne sera pas le cas. Et c’est bien dommage, car en d’autres temps, il aurait eu toutes ses chances d’être un candidat bien élu.