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L’AVENIR DE LA PLANETE

 

L’AVENIR DE LA PLANETE
le titre peut paraître prétentieux au plus haut point ; pourtant  un peu moins de deux cents pays se sont réunis à Poznan, en Pologne, après que les 27 de l’Uinon Européenne se sont mis d’accord  pour combattre fermement le réchauffement climatique.  C’est assez inouï, l’homme est l’unique espèce qui mette en péril son environnement au point de le rendre inhabitable irrespirable pour lui-même et ses congénères. On ne connaît pas d’autre exemple de ce type. Aucune autre espèce ne s’est rendue capable d’une si triste performance.
On se souvient sûrement des multiples mises à garde, adressées il y a des décennies aux anciennes démocraties populaires qui brûlaient les étapes dans le voie de l’industrialisation à outrance fin de prouver la supériorité du socialisme sur le capitalisme : émissions polluantes à un très haut degré, destruction de vastes écosystèmes, déforestations,  et autres ravages en tous genres… Et il y avait la Chine : souvenez vous des craintes des sportifs avant les Jeux Olympiques de Pékin, où les autorités avaient promis de faire cesser les activités industrielles pour ne pas porter atteinte à la santé des visiteurs : mais que dire des autochtones ?
Eh bien, si les pays concernés tiennent parole, des progrès sont peut-être prévisibles à plus ou moins brève échéance, puisqu’il y a des objectifs précis et des dates.
Au cours des années soixante-dix, un sociologue, presque entièrement oublié aujourd’hui, Georges Friedmann, avait publié un livre qui fit grand bruit : La puissance et la sagesse . Il y expliquait que la nature de l’homme s’était développée au sein d’un terrible paradoxe : ses progrès technologiques, sa maîtrise de la nature et des richesses du sous sol allaient se muer en fossoyeurs de l’homme. Dépasse comme l’apprenti-sorcier par un savoir et une puissance technologique qu’il ne maîtrise plus, l’homme est entraîné vers des horizons qu’il ne connaît ni ne soupçonne. Il en concluait que ce qui apparaissait comme un progrès n’en était pas… Et qu’il fallait se ressaisir.
N’est-il pas trop tard ? On espère que non. Le président français a récemment stigmatisé l’attitude de EDF qui n’a pas été fichu de construire une voiture électrique viable, à la faveur d’une crise des énergies.… Ah ! Si on y arrivait, plus de pollution, plus de pétrodollars, plus de diktats sur la politique internationale.
Un monde où le pétrole resterait noir sans être de l’or. Cela changerait la vie.
   

 

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