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LA FRANCE PEUT-ELLE ÊTRE FRAPPÉE PAR AL-QUAIDA SUR SON TERRITOIRE ?

 

LA FRANCE PEUT-ELLE ÊTRE FRAPPÉE PAR AL-QUAIDA SUR SON TERRITOIRE ?
     C’est Patrice Claude et cinq ou six autres journalistes qui posent cette angoissante question dans les colonnes de leur journal Le Monde, en date du 11 décembre 2008. On se demande comment, mais un enregistrement du chef d’al-Quaida au Maghreb arabe avait proféré des menaces directes contre la République française et était passé presque inaperçu aux yeux de l’opinion. La DGSE, elle, ne l’a pas manqué. On y découvre que le chef de l’organisation terroriste au Maghreb profère des menaces précises contre la France et spécifiant qu’elle ne sera pas à l’abri chez elle, car elle «serait frappée de l’intérieur»…
    Cette déclaration sibylline cache peut-être quelque chose qui serait soit des complicités intérieures, soit une grande intoxication. Ce qui n’étonnerait guère de la part d’une internationale terroriste. Interrogé, un officier français de ces services reconnaît que certains éléments, présents sur territoire national, seraient en mesure d’agir, mais que les organes de sécurité les avaient représ et ne les lâchaient pas d’une semelle..
    La lecture de ce long article, bien documenté et très nourri, ne laisse pas d’inquiéter car tout en reconnaissant qu’Al-Quaida est moribonde en raison des coups puissants qui lui furent portés en Irak, en Arabie Saoudite, en  Egypte et peut-être ailleurs, elle n’est pas à l’agonie. Les services égyptiens estiment ses effectifs opérationnels à 200 membres et les Américains à près de 300…
    Qui a raison ? Je ne sais. Ce que je constate , c’est que c’est l’hydre à dix têtes.  Que Ben Laden court toujours (même s’il se cache dans les zones tribales pakistanaises) est incompréhensible, au vu des moyen et des budgets pharaoniques mis en œuvre pour le neutraliser ou, au moins, le localiser. Certains se risquent à dire que les Américains l’ont déjà fait mais se refusent à le reconnaître afin de ne pas relâcher l’effort contre le terrorisme international. Qui croire ?
    Ce qu’il faut redouter à longue échéance, c’est la «benladenisation» des esprits qui gagne certains franges de cette jeunesse, surtout en Europe. C’est peut-être à celui que faisait allusion le chef algérien d’al-Quaida au Maghreb arabe.  Et dans ce cas, nous ne serions pas, mais alors vraiment pas sortis de l’auberge…

 

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