L’EGLISE CATHOLIQUE ET LA PEDOMANIE (PEDOPHILIE)
Que l’on ne compte pas sur moi pour accabler l’Eglise catholique qui traverse une phase délicate de sa longue histoire. Il va de soi que je condamne comme tout le monde les abus sexuels de certains prêtres sur des enfants, pourtant confiés à leur garde pour recevoir, rien moins que le message de Dieu. C’est donc une triple faute : trahison deu vœu, trahison de Dieu et trahison de la confiance des parent qui vous confient ce qu’ils ont de plus cher au monde : leurs enfants.
Mais l’Eglise a derrière elle deux mille ans d’histoire. Des crises, elle en a surmonté et pas des moindres. Son histoire est jalonnée de schismes, de fractionnismes, d’hérésies et de dissidences de toutes sortes. Elle fut confrontée à tant de défis : la crise religieuse, la crise des vocations et la crise de l’athéisme. Et elle a toujours tenu, à quel prix, c’est une autre affaire. Mais je doute fort que les crimes commis par une infime minorité de prêtres puisse la conduire à renoncer au célibat des prêtres… Il en faudrait bien plus.
Dans Le Figaro de ce weel end pascal ( comble de malchance, ce n’était pas le bon moment pour tous ces scandales !) publié l’interview de Mgr Christoph Schönborn de Vienne, excellemment menée par M. Jean-Marie Guenois, et une tribune libre d’un grand patron français. Ces deux textes sont à la fois éclairants et bienvenus.
En revanche, l’Eglise aurait tort de ne pas faire le ménage, de faire le dros dos en attendant que l’orage s’éloigne : elle perdrait alors toute crédibilité, ce qu’à Dieu ne plaise. Même si l’on n’est pas chrétien (ce qui est mon cas) on doit rendre hommage à l’effet civilisateur de la religion chrétienne qui, depuis deux bons millénaire, a appris aux hommes, non seulement à vivre mais aussi à mourir, leur enseignant qu’après la vie terrestre, il y a autre chose. Elle a prêché l’amour de Dieu et du prochain. Certes, son emprise sur la vie politique ne fut pas toujours heureuse et la liste de ses victimes, au cours des sicèles, est assez longue. Toutefois, elle a fait amende honorable en faisant maintes fois actes de repentance. Et j’ai la faiblesse de penser que tout se qui se passe sur terre est soumis aux lois du développement historique…
Sans oser donner le moindre conseil, les autorités ecclésiastiques devraient, dans toute la mesure du possible, écarter les prêtres coupbales ; elle devrait aussi instaurer une sorte de mesures préventives où ceux qui sont en contact immédiat et permanent avec des enfants soient régulièrement inspectés et s’il le faut, rappelés à leurs devoirs.
Un jour, peut-être, si lointain que nous ne serons plus là, de nouvelles autorités ecclésiastiques comprendront qu’on laisser le choix à de futurs prêtres de vivre maritalement sans être eo ipso soumis à la réduction à l’état laïc.
Car, pour le moment, et je reprends une expression du droit religieux, certains hommes sont condamnés au pain de la tribulation et à l’eau de l’angoisse.