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L’anniversaire de l’assassinat du premier ministre Itzhak Rabin

L’anniversaire de l’assassinat du premier ministre Itzhak Rabin

Il y eut en effet, à la télévision et à la radio, mais aussi à la Kenését tant de commémorations pour honorer la mémoire d’un homme qui fut un grand héros d’Israël, un grand général, vainqueur de la guerre des six jours, Premier Ministre de son pays à des moments critiques de son histoire.

Et pourtant, quinze ou seize ans après, les camps sont divisés, les uns jugent cet assassinat abject, d’autres ont eu le front de dire à la télévision qu’ils s’en réjouissent, même tant d’années après les faits.

Mais c’est innommable : se réjouir du meurtre d’un Premier Ministre juif, dans un Etat juif, pas un meurtrier juif ! C’est inimaginable. Et pourtant j’ai bien entendu directement en hébreu de telles choses. Ce qui frappe, en revanche, c’est l’interrogation portant sur l’absence de mesures préventives, l’assassin ayant dit à maintes reprises, devant des amis et aussi sa petite amie (toujours célibataire et vivant chez ses parents) ses intentions d’en finir avec le Premier Ministre. Il y a aussi la part de responsabilité de l’homme qui prépara les affiches campant Rabbin avec un keffieh à la Arafat ou, pire encore, sanglé dans un uniforme d’officier SS… C’était trop. ET si l’ »on y ajoute certaines jurisprudences rabbiniques sur le persécuteur (rodef) que l’on a le droit d’écarter car il menace la survie de la communauté, la suite était inéluctable : il ne fallait plus se demander si on allait le tuer, mais quand on allait le faire. Et ceci est abject.

Pour ma part, je me pose d’autres questions : la haute hiérarchie militaire (que je n’accuse nullement) a tout de même laissé passer quelques négligences. Je note aussi quelques ressemblances avec des Premiers Ministres qui ont chuté ou vont chuter à cause de pourparlers de paix ou autres :

Ehoud Olmert s’est soudain retrouvé pris dans un maquis de procès de procès, curieusement juste au moment où il négociait en sous main avec la Syrie chez les Turcs et envisageait de leur rendre le plateau du Golan. Comme par hasard, il a été l’objet de tant de dossiers que seuls des officines spécialisées dans la collecte de renseignements pouvaient monter. Et ce n’est pas fini.

Aujourd’hui, à l’ombre de la crise iranienne, ce sont deux anciens maitres espions qui sont soupçonnés d’avoir ébruité dans la presse des préparatifs de guerre contre l’Iran.. Je ne dis pas que c’est voulu mais ces coïncidences sont troublantes.

En Israël, comme partout ailleurs, l’appareil sécuritaire a lui aussi ses préférences et sa politique et il ne laissera personne aller à leur encontre. Et il a peut-être raison…

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