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  • Que faire de Gaza ?

      

    Que faire de Gaza ?

    On pousse un soupir de soulagement, le samedi, jour anniversaire de la «marche du retour» n’a pas engendré l’hécatombe redoutée. Il y a eu effectivement quatre morts à déplorer et cela fait toujours quatre morts de trop, mais la responsabilité en incombe à ceux qui ont incité les victimes à braver l’interdiction et à trouver la mort. Mais il faut aussi reconnaître que le Hamas a, d’une certaine manière, tenu parole en faisant preuve d’un peu de retenue, suite à l’inlassable labeur de la délégation égyptienne qui n’a pas lâché l’affaire, faisant autant de navettes que nécessaires entre la bande côtière tenue par le Hamas et Tel Aviv.

    Mais cette accalmie relative et si précaire, hélas, ne change rien au problème de fond : comment trouver un modus vivendi sur le long terme ou même le court terme avec une organisation terroriste, prisonnière de sa propre rhétorique guerrière mais confrontée depuis peu, à ce qu’il faut bien nommer une asphyxie économique. On ne parle plus de l’imminence d’une véritable catastrophe humanitaire, elle est désormais bien là, au point que, fait unique dans les annales, les gaza ouïs moyens ont manifesté dans la rue contre la vie chère et l’accaparement des biens et des richesses par les membres du Hamas et la police des terroristes les a violemment réprimés, comme on a pu le voir dans des vidéos qui ont fait le tour de la région.

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  • Michel Houellebecq, Sérotonine (Flammarion) : entre cynisme et tendresse

    Michel Houellebecq, Sérotonine (Flammarion) : entre cynisme et tendresse

    Il est très difficile pour un philosophe d’analyser un roman car il risque de sur interpréter certains thèmes, assez récurrents dans l’œuvre de Michel Houellebecq (désormais M.H.) et de leur conférer une importance qu’ils n’ont peut-être pas eu dans l’esprit de leur concepteur, mais qui tous gravitent autour de l’accès au bonheur, des relations erratiques entre les hommes et les femmes, la volonté de tout centrer autour du sexe avec parfois d’émouvantes réflexions (quasi philosophiques) sur le sens à donner à la vie en général. Ce qui domine dans l’œuvre de cet écrivain doué et qui dispose d’un style plutôt bon, c’st le mal-vivre, le temps qui passe inexorablement, avec cette attente douloureuse d’une vieillesse à laquelle nul n’échappe, les ennuis de santé (notamment l’appétence sexuelle qui baisse pour ensuite disparaitre en totalité…), bref tout ce qui sépare le bonheur du malheur, la vie agréable d’un fardeau insupportable, pouvant vous mener au suicide pur et simple. Particulièrement cruelles sont les descriptions de l’usure corporelle des femmes jadis aimées et qui ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes. D’autres fois, les femmes sont présentées comme des substances abrasives au contact desquelles l’hommes finissent eux aussi par dégénérer…

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