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LE BATTAGE AUTOUR DE LA GRIPPE PORCINE : UN DEBUT D’AUTOCRITIQUE DES MEDIAS ?

LE BATTAGE AUTOUR DE LA GRIPPE PORCINE : UN DEBUT D’AUTOCRITIQUE DES MEDIAS ?
Jamais, je n’aurai pris cette initiative ce matin, si, ce jour même, un journaliste important et connu n’avait enfoncé le clou sur LCI en stigmatisant l’empressement irresponsable (selon lui) de ses confrères dans le gonflement des nouvelles concernant le virus AH1NI, dit la grippe porcine ou mexicaine.
Certes, il fallait informer les populations, mettre en garde les voyageurs, prévenir les collectivités où pourraient se développer d’innombrables foyers infectieux, bref faire son travail. Après tout, même ceux qui ne lisent jamais,  ne communiquent jamais, ne font rien, écoutent au moins une radio et regardent une télévision. Mais trop, c’est trop. Un exemple personnel : une brave dame qui vient à mes cours tous les lundis à Genève, m’appelle dimanche soir, assez tard, pour me mettre en garde : les radios et certaines télévisions de Genève viennent de dire qu’il faut faire attention lorsqu’on se trouve dans des espaces confinés, les trains, les avions, les gares, bref tous lieux de passage et de haute fréquentation… Je l’ai remerciée en l’assurant que je me prémunirai de mon mieux…

 

LE BATTAGE AUTOUR DE LA GRIPPE PORCINE : UN DEBUT D’AUTOCRITIQUE DES MEDIAS ?
Jamais, je n’aurai pris cette initiative ce matin, si, ce jour même, un journaliste important et connu n’avait enfoncé le clou sur LCI en stigmatisant l’empressement irresponsable (selon lui) de ses confrères dans le gonflement des nouvelles concernant le virus AH1NI, dit la grippe porcine ou mexicaine.
Certes, il fallait informer les populations, mettre en garde les voyageurs, prévenir les collectivités où pourraient se développer d’innombrables foyers infectieux, bref faire son travail. Après tout, même ceux qui ne lisent jamais,  ne communiquent jamais, ne font rien, écoutent au moins une radio et regardent une télévision. Mais trop, c’est trop. Un exemple personnel : une brave dame qui vient à mes cours tous les lundis à Genève, m’appelle dimanche soir, assez tard, pour me mettre en garde : les radios et certaines télévisions de Genève viennent de dire qu’il faut faire attention lorsqu’on se trouve dans des espaces confinés, les trains, les avions, les gares, bref tous lieux de passage et de haute fréquentation… Je l’ai remerciée en l’assurant que je me prémunirai de mon mieux…
Mais mon bon journaliste du matin allait plus loin ; selon lui, les medias, puissamment relayés par certains ministres du gouvernement, ont rendu un fier service aux dirigeants politiques en contribuant à occulter d’autres sujets qui fâchent vraiment : et de citer la kyrielle de mouvements sociaux, de problèmes autrement plus préoccupants, subitement passés à la trappe, grâce à ce coup de baguette magique de cette grippe encore inconnue…
Mais les hommes de média restent ce qu’ils sont : des journalistes, exerçant l’un des plus métiers du monde, avec celui d’enseignant. Alors, notre journaliste de ce matin ajoutait que nous n’échapperions probablement pas à cette véritable pandémie qui se prépare et qui nous coûtera sûrement (dit-il) des millions de morts… dans un avenir pas si lointain que cela. Il précisait même sa pensée en ses termes : à l’automne prochain, le virus de la grippe habituelle pourrait bien s’accoupler à celui, survenu récemment, et développer un redoutable ennemi que nous ne saurions guère combattre. Donc, cette autocritique a tout de même des limites. Il faut rester mobilisés et ne pas baisser la garde. C’est sûr.
Comment conclure ? J’aime bien les journalistes et les lis très régulièrement. J’en admire même quelques uns, comme, par exemple M. Pascal Décaillet (Léman Bleu, Radio-cité, Tribune de Genève) dont la capacité d’assimilation et la mémoire me sidèrent littéralement.
Quand j’était jeune étudiant, je discutais souvent avec une belle assistante d’anglais que j’aimais bien. Elle me disait préparer une thèse de doctorat sur le rôle éthique que doivent jouer les journalistes au sein de la société. Je ne sais si elle a mis son projet à exécution. Mais  c’est un très beau sujet.

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