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La France et la Russie

La France et la Russie

La visite du président russe Medvedev aura laissé quelques vifs souvenirs aux parisiens : des embouteillages importants, des axes entiers de la capitale fermés à la circulation, des forces de police surabondantes, bref une ville presque impraticable. Mais ce n’est pas là le plus important. Ce qui compte, ce sont les démarches diplomatiques et le futur statut de la Russie face au conglomérat européen. Il n’est un secret pour personne que la Russie est en pleine restructuration, si je puis dire, depuis la chute de l’Union soviétique. Elle se cherche, elle change de statut et de régime et ses capacités ne lui permettent plus de faire jeu égal avec les USA, seule hyper-puissance au monde.

Mais la Russie a gardé une certaine capacité de nuisance, rien ne peut se faire sans elle et elle lutte contre la marginalisation qui la menace. Doit-elle espérer quelque chose de l’Europe en construction ou se contenter d’une pauvre alliance avec des pays comme la Turquie, l’Iran et les républiques caucasiennes ? Car ce qui se passe aujourd’hui, c’est une course entre la Russie et la Chine, ce dernier pays apparaissant comme la nouvelle grande puissance émergeante.

Le pari de la diplomatie française est de faire confiance à la Russie, de l’arrimer à l’Europe pour qu’elle aide les Etats européens à conjurer la crise iranienne. Car il ne reste plus à l’Iran que la Chine pour s’opposer aux sanctions. L’idée est la suivante : si la Russie fait bloc avec l’Europe et les USA, la Chine continuera-t-elle à faire cavalier seul et à soutenir l’Iran ? C’est peu probable.

On sait aussi qu’il y a des ventes d’armement qui sont en jeu, la Russie souhaitant acquérir le plus beau fleuron de la marine de guerre, le fameux navire de commandement mistral. Au fond, si la Russie respecte le droit des peuples et ne menace personne, pourquoi lui refuser ce type d’armement ?

Les relations internationales sont souvent affaire de subtils dosages. Le cas de la Russie moderne en est une belle illustration.

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