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insertion économique des arrabes

L’insertion économique des Arabes d’Israël

Tous les gouvernements de ce pays ont été confrontés au problème de l’égalité des chances de tous les citoyens devant la loi et l’emploi, en général. Or, il y a en Israël près de 1, 3 million de citoyens arabes, c’est-à dire de confession non juive, et qui, en théorie, doivent avoir les mêmes droits que leurs concitoyens juifs. Evidemment, l’Etat d’Israël est un régime démocratique mais il est aussi l’expression et l’émanation d’une majorité juive qui désire vivre dans un Etat juif. C’est-à-dire un Etat sioniste.

Mais cette affirmation nationale légitime doit être compatible avec une égalité des droits économiques des Arabes sur place. Même le gouvernement actuel s’y emploie. Et c’est bien. Certes, des problèmes subsistent car tout le monde dans ce pays ne pense pas de la même manière. Un écueil de taille : lorsque certains Arabes israéliens se considèrent comme des Palestiniens de l’intérieur, coupés de leurs frères de Gaza et de Cisjordanie. Les Israéliens rétorquent, et on les comprend, qu’ils n’ont pas à réchauffer en leur sein, des éléments susceptibles d’être déloyaux, voire de constituer une menace pour leur propre sécurité.

Grâce soit rendue au ciel : les risques sont infimes. Et la sécurité plutôt bien assurée. Dans leur écrasante majorité, les Arabes ne se livrent pas à des activités contraires à la loyauté qu’ils doivent à leur nationalité.

Prenons l’exemple de la ville arabe israélienne de Nazareth où se développent de petites entreprises arabes. Le pari du gouvernement est de faire grossir ces entreprises, de mieux les insérer dans le tissu économique national, voire même d’introduire cette catégorie de la population dans les domaines de la haute technologie. L’ idée est de désenclaver tous ces gens, de leur donner envie de participer dans la même mesure que les autres citoyens du pays et aussi, pourquoi ne pas le dire, de leur enlever l’envie de devenir des terroristes.

Ce pari a déjà été réussi avec les Palestiniens de Ramallah qui disposent de structures, certes bien plus petites, mais comparables en certains points aux structures israéliennes. La meilleure manière de rétablir la paix, c’est de donner un coup de fouet à l’activité économique et d’offrir à tous une certaine prospérité.

J’ai failli oublier : l’entreprise qui a assuré l’étanchéité d’un toit chez des ami l’année dernières était tenue par des Arabes israéliens. Certes, ils n’ont guère mieux travaillé que leurs collègues juifs, mais pas pire. D’ailleurs, il fallut missionner une nouvelle entreprise pour refaire le travail. Donc, ce n’est pas un problème sectoriel ni ethnique. C’est une question de professionnalisme.

Il me faut insister sur un point : mis à part le problème crucial de la sécurité, tout être humain, où qu’il vive, doit pouvoir subvenir à ses besoins pour vivre et nourrir sa famille. Aucune discrimination à l’embauche ne saurait être acceptable, sous quelque forme que ce soit. Si on prive un homme de travail, comment vivra-t-il et comment fera-t-il vivre ses enfants ?

Je ne me dissimule pas la la difficulté de la tache mais je m’en réfère aux prescriptions bibliques qui n’érigent pas de barrière entre les droits des différentes familles humaines. Si les gens respectent la loi et se conduisent loyalement, ils doivent avoir les mêmes droits que tous les autres.

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