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Vladimir Poutine, superstar

Vladimir Poutine, superstar

C’est un rétablissement prodigieux que V. Poutine vient de réussir à la face du monde entier, lui, le réprouvé, l’homme d’Etat aventurier qui a osé modifier les frontières de son pays avec l’Ukraine en annexant la Crimée. Du jamais vu dans l’histoire depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Et voilà que bien qu’isolé et sous sanctions de l’UE et en butte à l’ostracisme de la France qui refuse de lui vendre les navires de commandement Mistral, qu’il avait pourtant payés, il se produit à la tribune de l’ONU, ose plaider en faveur de Bachar, le bourreau de son peuple, et contraint même le président Obama à le suivre dans le soutien au boucher de Damas. Le président US a livré un baroud d’honneur pour sauver les apparences mais a dit clairement sa volonté de travailler avec les Russes qui pourtant soutiennent Bachar..

Même si Bachar est ce qu’il est, à savoir un tyran infréquentable, il a la baraka. On le donnait perdu il y a encore peu de temps, ses généraux faisaient défection les uns après les autres, ses collaborateurs les plus proches étaient scrutés pour discerner leurs intentions profondes, bref son armée entrait en déliquescence et même son allié iranien prenait une place de plus en plus envahissante, au point que la haute hiérarchie militaire syrienne (ou ce qu’il en reste) en a pris ombrage.

En convaincant les Russes de le soutenir jusqu’au bout et à placer en seconde place la question de la transition politique, V. Poutine a remporté une victoire éclatante. Les uns après les autres, les dirigeants se rallient à sa position : même les Turcs qui sont aux premières loges, ont observé le passage de l’armada russe traversant le Bosphore… Si les Américains ont donné leur aval, la France suivra nécessairement.

V. Poutine fera d’une pierre deux coups : il va rétablir la situation en Syrie, même si cela va prendre du temps et il est presque certain qu’il enverra des soldats sur le terrain pour encadrer les troupes de la coalition arabe..

Moralement et militairement, c’est une défaite, un revers pour l’Occident qui doit céder la place aux Russes lesquels ont fait une bonne analyse de la situation : d’abord on se débarrasse de l’EI et ensuite la nouvelle Syrie ne serait plus comme celle d’avant.

Il ne m’étonnerait pas que les Russes aient déjà quelques idées sur la question.

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