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  • Olivier Boulnois, Saint Paul et la philosophie. Une introduction à l’essence du christianisme. PUF

    Olivier Boulnois, Saint Paul et la philosophie. Une introduction à l’essence du christianisme. PUF

     

    Nous avons affaire à une série de conférences sur le sujet annoncé dans le sous- titre. J’ai saisi la balle au bond en voyant que le sous-titre traitait de l’essence du christianisme… J’ai pensé à la fameuse controverse entre le professeur Adolf von Harnack (Das Wesen des Christentums, 1900s) et le rabbin Léo Baeck (ob. 1956) (Das Wesen des Judentums, 1905, 1922 et en français 1993). Cette joute oratoire est presque totalement oubliée mais la question autour des essences, demeure : (en français, on dirait plutôt : qu’est ce qu’être juif ou qu’est-ce qu’être  chrétien ?)

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  • Jean-Michel Steg, Qui a gagné la guerre de 14 ? Enquête sur l’après-guerre de 1918 à nos jours

      

    Jean-Michel Steg, Qui a gagné la guerre de 14 ? Enquête sur l’après-guerre de 1918 à nos jours

     

    Et l’on peut parler d’une enquête sérieuse, menée avec la rigueur historienne qui convient dans de telles occasions. En reposant ce bel ouvrage après en avoir fait une lecture attentive, j’ai eu l’impression suivante : il arrive, parfois, que la victoire (militaire, armée) s’avère être une malédiction. Ou, moins pessimiste, il est plus difficile de gagner la paix que de gagner la guerre… Le livre suit un plan ingénieux : l’auteur compare les 11 novembre (date symbolisant la victoire sur l’Allemagne impériale et ses alliés) avec la même date quelques décennies plus tard. Par exemple, on en étions nous le 11 novembre 1941 ? Là, les rôles s’étaient inversés : l’armée française s’était effondrée sous le choc des attaques nazies et la moitié du territoire  national était occupée. Ne peut-on pas prédire que les germes de la future défaite, celle de 1941, étaient contenus dans le traité de Versailles ? Dans ce cas, la victoire de 1918 n’en était pas une, au sens propre du terme…

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  • Pierre-Yves Gomez, Le capitalisme. Que sais-je ? Presses universitaires de France

      

    Pierre-Yves Gomez, Le capitalisme. Que sais-je ? Presses universitaires de France

     

    Voici un excellent Que sais-je ? qui fait le point sur une question que chacun croit dominer mais qui recèle, en fait, bien des nuances et des  subtilités. La définition la plus simple, la plus accessible est la suivante : le capitalisme est une organisation économique de la société. Une façon de produire ce don on a  besoin  pour assurer une vie sociale. Mai ce n’est pas tout car derrière cette définition se cachent bien des problématiques. Par exemple : comment sommes nous passés (je résume à grands traits) d’un système féodal à un système plus proche de ce que nous connaissons depuis que l’économie du troc a été remplacée par des conceptions plus modernes ? La société médiévale qui connait les premières manifestations d’une économie capitaliste embryonnaire reposait, dit-on, sur trois piliers : le chevalier qui porte les armes, le prêtre qui assure une sorte de communication avec l’invisible et enfin l’agriculteur qui travaille la terre et nourrit l’ensemble de la société.

     

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