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  • Inimaginable...

     

     

    Inimaginable…

    Oui, inimaginable que la France, fille aînée de l’église, nation chrétienne et judéo-chrétienne depuis les origines, voit ses habitants contraints de subir tant d’avanies et de difficultés au moment de célébrer le plus grand événement de l’année liturgique : Noël, la naissance de celui qu’elle considère comme le Christ.

    Moi qui viens d’une autre église, en paix et en harmonie avec celle majoritaire dans notre pays, je tiens à marquer ma solidarité avec le peuple de France, majoritairement chrétien et qui entend le rester. La France a été victime de son esprit de tolérance, de sa tradition d’accueil et de son humanisme.

    Jusqu’ici, c’étaient les synagogues qui étaient menacées et nous savons très bien par qui. Et voilà que les églises se retrouvent elles aussi menacées par des gens qui, tard venus sur le sol national où ils furent accueillis, entendent détruire l’humus qui forme notre civilisation. On nous répond qu’il ne faut pas céder aux amalgames. Mais qu’est ce à dire ? Les belles âmes ne comprendront donc jamais ce que nos amis allemands nomment le Realitätsprinzip…

    La France a tout donné à ces gens, ; elle a accueilli leurs parents, les a fait bénéficier de sa nationalité, leur a donné une culture, les a socialisés et voici comment ils lui répondent. Elle les a fait bénéficier de la citoyenneté marquée par la noble devise : liberté, égalité, fraternité.

    Certains s’étonnent que Marine Le Pen atteigne les scores qu’elle a atteints aux dernières élections, mais je parie que cela va être encore plus lors des prochaines consultations. Certes, il faut reconnaître que les généralisations sont toujours abusives, elles incriminent aussi des gens pacifiques qui vivent leur foi sans menacer celle des autres., mais le problème est que de cette même communauté sont issus des gens qui ont perpétré une mini shoah dans les rues de Paris, tirant sur des innocents qui voyaient en ces assassins des Français comme eux. Oui, ce 13 novembre des Français ont massacré d’autres Français, qui ne demandaient qu’à vivre en paix.

    Aujourd’hui, il y a une véritable fracture. Des centaines de familles françaises (de vrais Français) ont enterré des êtres chers. Leurs fêtes de fin d’année sont endeuillées pour toujours. A chaque Noël, à chaque jour de l’an, ces familles se souviendront de leur deuil. C’est une profonde injustice. On en voit les photos et la biographie reprises dans nos grands quotidiens nationaux. Quand je pense que des gens critiquent notre laïcité parce qu’il y a des crèches dans certaines mairies ou autres institutions publiques !

    On croit vivre un cauchemar, c’est braiment inimaginable. Des dizaines de milliers de policiers et de soldats ont été mobilisés pour assurer la protection des lieux de culte chrétiens. Qui aurait pu le prédire, il y un ou deux ans… Il est vrai que certains signaux, pris isolément, auraient dû nous alerter. Mais les pouvoirs publics n’ont pas réagi à temps. L’état d’urgence aurait dû être proclamé depuis le mois de janvier.

    Hélas, cela ne restera pas sans conséquences. Déjà la déchéance de la nationalité va être inscrite dans le marbre, dans la constitution. Il y aura d’autres mesures. C’est triste mais la France a le droit et le devoir de se défendre. Qui peut l’obliger à continuer à réchauffer dans son sein les œufs du serpent ? Personne

    Je ne crois pas que les partis politiques soient capables de mener à bien cette entreprise de régénération ou de rétablissement national. Il faut des valeurs dignes de ce nom et non pas des tactiques qui perdent de vue l’essentiel.

    Seule l’éthique est à même de remplir ce rôle. Il ne faut pas oublier la genèse religieuse de certains idéaux politiques. Le philosophe et politologue Carl Schmitt (je ne l’aime pas beaucoup car il a été un campagnol de route d’Hitler) l’avait déjà signalé au début du XXE siècle dans son recueil de quatre conférences, intitulé Politische Théologie. Le livre a été traduit en français à la fin des années 80.

    Quelques exemples : le respect des personnes âgées, la solidarité entre les générations, la sacralisation absolue de la vie, toutes les idées qui ont donné le respect du repos hebdomadaire, la nécessité de soigner les êtres, le devoir d ‘équité, l’universalité de la loi morale. Bref, toute la panoplie de l’Etat-providence, oui, tout ceci trouve son origine dans la Bible et plus précisément dans le Décalogue. Mais aujourd’hui, qui ose se prévaloir de la Bible, qui reste, que cela plaise ou non, la vraie constitution spirituelle de l’Europe.

    On s’étonne de voir que la haute hiérarchie catholique se voile la face, observe un silence assourdissant et se conduit en France comme si elle était étrangère dans son propre pays.

    Joyeux Noël et très bonne année 2016, année du combat victorieux contre la barbarie.

  • Hollande imprévisible et fin calculateur

     

     

    Hollande imprévisible et fin calculateur

    Je devrais peut-être présenter des excuses car hier j’ai accusé François Hollande de ne pas avoir tenu parole quant à la révision de la constitution qui doit désormais comprendre la déchéance de la nationalité, même pour des gens nés en France et qui se seraient rendus coupables d’actes de terrorisme.

    Mais vous devez savoir que la rumeur suivante a couru dans les salles de rédaction : le pouvoir aurait enfumé tout le monde pour prendre tout le monde à revers et forcer Ch. Taubira à s’enfermer dans un piège. En clair, on pense que Hollande a fait croire qu’il renonçait alors qu’en réalité il avait toujours eu l’intention de faire passer cette mesure. Si cette rumeur s’avérait, alors on a affaire à un véritable Machiavel en comparaison duquel même Mitterrand serait un enfant de chœur

    Je ne sais que penser ; on dit que la politique est un jeu cruel et qu’il n’y a pas dans ce jeu là la moindre amitié. Ce qui est frappant , c’est que seule une personne était dans la confidence , c’est Me Royal puisqu’elle répondait posément à une journaliste que la déchéance serait maintenue alors que tous les autres, je dis bien tous étaient persuadés du contraire. Le suspens a été maintenu jusqu’au bout.

    Essayons d’analyser ce qui s’est vraiment passé : un sondage donnait 92% des Français désireux de voir la déchéance inscrite dans la constitution. Hollande a peut être voulu être dans la ligne. Cela ne me paraît pas convaincant de la part d’un homme qui ne tient même pas compte du résultat des régionales. En outre, il s’est brouillé avec son parti, il est vrai, cependant, qu’il lui fait avaler toutes les couleuvres.

    Alors quid de cette affaire ? Je crois que c’est 2017 qui explique tout ceci. L’homme cale tout ce qu’il fait ou ne fait pas sur cette échéance. Il sait qu’il aura des difficultés avec le PS et avec la gauche de la gauche, sans même parler des écologistes et de tous les éclopés du gouvernement (Mélenchon, Montebourg, Duflot etc…). Mais peu lui chaut, il rêve d’une autre majorité allant de la droite du PS au centre. Pour lui, ce qui compte c’est 2017. Mais dans ce cas de figure, il court de gros risques. Toutefois, il a encore un pouvoir de division et surtout il est arrivé à marginaliser Taubira de manière royale. Cruel jusqu’au bout, il veut qu’elle porte le projet au parlement alors que la droite dont le président a besoin pour parvenir à ses fins, jure que Taubira doit partir. Et tout de suite

    François Hollande n’a pas réussi un coup mais au moins deux ou trois. Quel champion au jeu d’échecs. Evidemment, il ne fera rien pour faire partir une dame qui l’indispose depuis un certain temps. Mais lorsque la droite mettra dans la balance son vote ou le départ de Taubira, il fera semblant de la soutenir et saluera qu’elle se sacrifie pour l’intérêt supérieur de la nation. Et un fauteuil tout chaud l’attend au Conseil constitutionnel.

    Et quid de la droite ? Hollande pense l’avoir prise au piège et aussi avoir donné des gages aux électeurs du FN. Mais franchement, je crains que les gens ne puissent pas suivre cet enfumage.

    Mais bravo l’artiste ! Taubira qui se croyait protégée par les frondeurs, s’est elle même enfermée dans le piège. Quelle idée : aller dire à Alger de telles choses. Inouï.

  • La déchéance de la nationalité, un recul inacceptable du gouvernement français

    La déchéance de la nationalité, un recul inacceptable du gouvernement français

    Annoncée par la garde des sceaux dans la capitale algérienne, un comble !, cette mesure-phare du plan de lutte contre le terrorisme communautariste et islamiste, cette reculade mécontente beaucoup de gens en France. Il fallait pouvoir lutter contre cet ennemi intérieur qui a causé un sanglant traumatisme à tout le pays le 13 novembre : en plein cœur de la capitale française, des Français, nés sur le sol national, ont semé la terreur dans les rues de Paris : ce fut un véritable carnage, 130 morts au Bataclan et aux terrasses de certains cafés ou restaurants.

    Dans le désarroi général, l’actuel président de la république avait alors annoncé du haut de la tribune du congrès à Versailles qu’il fallait inscrire une telle déchéance dans la constitution. La Garde des sceaux avait alors réagi en annonçant qu’elle ne reprendrait jamais une telle mesure à son compte. D’autres voix de gauche lui avaient emboîté le pas, rendant malaisé le vote d’une telle sanction dont même Me Ségolène Royal avait appuyé le principe.

    Du côté de l’opposition, on accuse Français Hollande d’avoir manqué à sa parole, d’être faible et irrésolu, bref de ne pas tenir compte de la gravité de la situation. L’opinion publique appuie l’idée d’une telle déchéance au motif qu’une certaine frange de la population française n’est pas susceptible de s’intégrer ni n’a vocation de rester sur le sol national. Juridiquement parlant, c’est même très grave. Mais que faire ?

    Il est vrai qu’une telle mesure est loin d’être anodine car elle touche au fondement même de ce qu’est la nation française. Se pose alors la question de savoir si un certain credo religieux, ou prétendu tel, est compatible avec la culture judéo-chrétienne de la France et s’il est concevable de continuer à réchauffer en son sein l’œuf du serpent. Souvenons nous de ces images insoutenables : des Français qui mitraillent d’autres Français dans une salle de spectacle et des terrasses de restaurant… Cela aussi est loin d’être anodin.

    Il faudrait que l’exécutif se réveille, comme le lui demandait récemment François Fillon dans une récente lettre ouverte. Malheureusement, une autre tactique semble être à l’œuvre : l’Etat recule partout. Et notamment en Corse où les nationalistes, victorieux aux élections, ont osé défier la constitution française, discourant en langue corse et proclamant que la Corse est une nation en soi, une communauté nationale. Ni le président, ni le premier ministre ni le porte parole du gouvernement n’ont réagi comme ils auraient dû devant une telle provocation.

    On ne peut pas continuer ainsi. Encore une fois on recourt à la tactique là où il faudrait une vraie stratégie. Ce n’est pas ainsi que l’on gouverne. Ça , c’est faire le gros dos, le dos rond, ce n’est pas gouverner.

    2016 risque de nous réserver des surprises.