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  • I24NEWS le dimanche 15 juillet de 20h05 à 21heures dans l’émission d’Elie Chouraqui.

      

    Dimanche 15 juillet sur I24NEWS de 2Oh05 à 21heures, dans l’émission dominicale d’Elie Chouraqui, Maurice-Ruben HAYOUN évoquera en compagnie de Luc Ferry et de deux représentants de la communauté musulmane (Madame Sbaï et Monsieur Ramdane) la problématique de l’âge d’or d’Espagne. A-t-il réellement existé, cet âge d’or, ou était-ce simplement un mirage inventé de toute pièce par une historiographie partisane ? Juifs, chrétiens et musulmans ont il vraiment vécu en paix, tout en respectant et en admettant leurs différences confessionnelles, voire leurs divergences religieuses ? La cohabitation religieuse est-elle possible, en général ?

    On ne peut pas nier des convergences entre élites des différentes religion, certaines ressemblances doctrinales sont en effet étonnantes entre Maimonide et son concitoyen de Cordoue, Averroès, mais était-ce un mouvement qui a touché les masses ? C’est peu probable. Et même un penseur judéo-arabe comme Moïse Maimonide (largement évoqué pendant ce débat télévisuel) a dû quitter précipitamment sa ville natale Cordoue avec l’ensemble de sa famille pour se réfugier à Fès qu’il dut à nouveau quitter en raison de persécutions religieuses…

    Mais au fond, si cet âge d’or n’a jamais réellement existé, alors il faudrait l’inventer car même dans cette France contemporaine où nous vivons, la sinistre silhouette de l’extrémisme religieux et de la radicalisation se profile avec insistance…

    I24NEWS le dimanche 15 juillet de 20h05 à 21heures dans l’émission d’Elie Chouraqui.

  • De l"idée juive du sens VI: La consttitution de la Tora orale.

     

    De l’idée juive du sens : La constitution de la Tora orale VI

    De prime abord, ce titre peut paraître paradoxal puisque ce qui est à l’état d’oralité a peu de chance de se maintenir dans l’existence, seuls les écrits peuvent se maintenir durablement. C’est pour obvier à cette incertitude qu’on a longuement parlé de l’interdit talmudique d’écriture et de son contournement par les sages, maîtres de la tradition, en vue de préserver cet héritage qui se serait perdu, au fil des siècles, s’il n’avait pas été consigné par écrit. Qui sait ce que seraient devenus les seize volumes du Talmud si la sagesse ne l’avait pas emporté sur le respect du dogme ? Il faut donc évoquer toutes ces sources rabbiniques, talmudiques, ou, à tout le moins, les plus importantes d’entre elles, dans le cadre de cet ouvrage.

    Pour parvenir à ses fins, cette Tora orale a dû éviter deux écueils : d’une part sauvegarder l’historicité de la littérature biblique, c’est-à-dire considérer comme ayant réellement existé les patriarches, le prophète-législateur Moïse ainsi que tous les autres personnages, partie prenante de l’histoire antique d’Israël. On a pris l’habitude de parler de la littérature biblique dans son ensemble comme d’une «Histoire sainte» (Heilsgeschichte), elle vise le salut de l’homme et rien d’autre. Mais comment marier la légende et l’Histoire ? C’est un pari que les sages ont réussi à tenir, mais avec des fortunes diverses. La première question que l’on est en droit de se poser porte sur l’existence d’une Tora orale unifiée, cohérente, fiable et transmise fidèlement aux générations ultérieures. S’il n’est pas question de nier l’existence de cette tradition en tant que telle, on peut néanmoins s’interroger saur sa cohésion : suit-elle, à toutes les époques, la même voie ? Est-elle parvenue à réunir toutes les conditions pour dégager une théologie talmudique ou rabbinique digne de ce nom ? Cette question ne reçoit pas la même réponse selon que l’on s’adresse aux maîtres de la tradition ou à la science historico-critique.

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  • De l’idée juive du sens V : L’univers de la Tora orale

      

    De l’idée juive du sens V : L’univers de la Tora orale

    De même que la clôture du Talmud de Babylone en 500 de notre ère, recueil plus important et plus volumineux que le Talmud de Jérusalem, achevé vers 350 de notre ère, n’a pas été un acte volontaire, pris en toute liberté, le passage de la Tora écrite à la Tora orale s’est fait sous la contrainte d’événements historiques sur lesquels les sages n’avaient aucune prise. Ce ne fut pas une décision librement consentie mais une coercition imposée par l’Histoire… D’ailleurs, même des esprits rationalistes, rompus à la pratique de la recherche historique et au comparatisme religieux, en appellent parfois à des conjectures relevant plus du miracle que de l’évolution historique lorsqu’il s’agit de décrire ou de s’expliquer le maintien, contre vents et marées, de l’unité religieuse des juifs. Certes, il y eut la littérature des responsa (sheélot u-teshuvot), sorte de Talmud en miniature, qui donnait à des sages isolés l’occasion de recueillir l’avis d’autres dirigeants religieux afin d’éclaircir ou de préciser certaines pratiques religieuses. L’un des exemples qui me vient spontanément à l’esprit, bien qu’il soit un peu tardif, n’en est pas moins éloquent : ce sont les sages de la ville de Fès (Maroc) qui demandent à Maimonide ce qu’il faut penser de l’épître du Shi’ur Koma (la mesure de la taille du corps divin (sic) si injustement attribué à une éminence talmudique, rabbi Ishmaël, que nous aurons l’occasion de rencontrer dans cet ouvrage en raison des règles herméneutiques qui lui sont attribuées (Rabbi Ishmaël dit : par treize règles la Tora s’interprète…)

    Non, la transition entre ces deux univers, tradition écrite et tradition orale, ne s’est pas faite sans heurt. On changeait d’univers, les institutions existantes furent renversées et remplacées par d’autres, mieux adaptées aux circonstances nouvelles. C’est ainsi que la secte dite des pharisiens, si injustement traités par la critique historique, parfois assez christianisante, au point d’en faire l’équivalent de faux dévots, d’hypocrites et de tartuffes, finit par prendre le dessus sur d’autres franges du peuple, comme les Saducéens qui refuseront de reconnaître les prérogatives que les adeptes de la Tora orale s’étaient auto-octroyées. A leurs yeux, seule la Tora écrite comptait. Par exemple : ils refusaient la foi en l’immortalité de l’âme au motif que cette doctrine n’était pas clairement enseignée par la Bible hébraïque…

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