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  • SOMMES NOUS LIBRES DE CHOISIR NOTRE RELIGION ET D’EN CHANGER ?

     

     

      SOMMES NOUS  LIBRES DE CHOISIR NOTRE RELIGION ET D’EN CHANGER ?
        Dans nos sociétés occidentales, la foi est libre, car la liberté de conscience est garantie par la Constitution. La loi de séparation de 1905 précise bien que la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte mais que la liberté de conscience est inaliénable et que l’organisation des cultes est absolument permise. Ceci n’a pas vraiment cours dans l’autre de la Méditerranée, en Algérie notamment.
        Il faut mettre les choses au point sans polémique, ni amalgame ni même inavouables arrière-pensées : si on vient convertir chez les autres et que l’on trouve cela normal, il faut s’attendre à ce que les autres viennent à leur tour faire des conversions chez vous… Il semble que cette réciprocité ne soit pas admise ni même comprise par tout le monde : une cour de justice algérienne a sévèrement condamné une personne pour activités missionnaires, c’est-à-dire pour prosélytisme. Et le corpus delicti est (ne riez pas !) quelques exemplaires de la Bible et des Evangiles… Je ne sache pas qu’en Europe quiconque ait jamais traduit en justice des musulmans déployant un zèle convertisseur mal placé : nous partons du principe que les personnes adultes ont le droit d’adorer Dieu comme ils l’entendent.
        On raconte dans les milieux informés que dans les banlieues un certain nombre de conversions furtives ont lieu régulièrement, à l’insu des familles dont tel ou tel membre (surtout des femmes et des jeunes filles) a choisi de quitter sa religion natale pour en embrasser une autre…
        On comprend bien le déchirement de ces familles, d’où qu’elles soient, lorsqu’elles constatent qu’un des leurs choisit d’adorer Dieu autrement ; mais il faut savoir que la liberté de conscience est assurée en Europe depuis au moins le Siècle des Lumières.

     

    Lien permanent Catégories : Religion
  • VERS UN ECHANGE DE PRISONNIERS ENTRE ISRAËL ET LE HEZBOLLAH LIBANAIS ?

     

    VERS  UN ECHANGE DE PRISONNIERS ENTRE ISRAËL ET LE HEZBOLLAH LIBANAIS ?
        Des rumeurs persistantes, jointes à une déclaration publique tonitruante du leader libanais Nasrallah, laissent entrevoir un possible échange de prisonniers entre l’Etat juif et la milice libanaise. La première réaction est évidemment faite de circonspection et d’angoisse, si l’on tient compte du caractère imprévisible et aussi calculateur du chef chi’ite.
        La première question qui se pose est hélas la suivante : les deux soldats israéliens qu’il détient, sont-ils encore en vie ? Quant à l’Etat d’Israël, pourra-t-il vraiment élargir un criminel libanais coupable d’un quadruple meurtre ?
        Un mot de l’arrière-plan : alors que les négociations par l’intermédiaire d’un agent allemand étaient dans l’impasse, le Hezbollah a soudain accéléré la cadence. Que s’est-il passé ? Il est certains qu’au moins deux signaux, venus de Damas, sont pour le mouvement chi’ite très inquiétants : en premier point l’attentat qui a coûté la vie à Immad Moughniyeh en plein Damas et qui n’a pu se faire sans certaines complicités… le deuxième point est l’annonce de négociations syro-isréaliennes sous l’égide turc à Istanbul.
        Autant de nouvelles qui ont pris de court le Hezbollah lequel dépend entièrement de la Syrie pour ses livraisons d’armes : que le robinet syrien s’arrête ou que la frontière syrienne devienne hermétique et le désarmement du mouvement chi’ite se fera automatiquement puisque, dans ce cas, Israël ne lui laissera aucune chance…
        Réagissant rapidement, Nasrallah a voulu jouer sa dernière carte pour rappeler qu’il n’est pas un simple pion dans l’échiquier syrien. Il faut ajouter que Damas est prêt à tout pour récupérer le Golan, en partie ou dans sa totalité. Sans oublier un douloureux isolement sur le plan international, une économie asphyxiée par un embargo qui ne dit pas son nom et une réputation sulfureuse du régime.
        Enfin, le dernier indice qui montre que la situation est plutôt fluide nous est livré par la visite du ministre syrien de la défense en Iran, accouru pour rassurer les Iraniens sur les bonnes intentions de Damas. En bref, c’est l’affolement.
        Dans la tradition juive, l’élargissement de prisonniers, le rachat d’otages, la libération des captifs, sont une obligation de nature religieuse. Dans la prière matinale, les juifs religieux prient pour l’élargissement des entravés… Puisse cette prière être enfin exaucée !
        Comme on dit ici, nous ne sommes jamais à l’abri d’une bonne surprise… Mais quand ?

  • DU NOUVEAU AU LIBAN ?


    DU NOUVEAU AU LIBAN ?
        Nous essayons dans ce blog de raisonner et d’analyser, pas de fulminer d’anathèmes contre qui que ce soit… Que se passe-t-il au Liban depuis l’élection à la présidence du Général Sleimane ? De la liesse, de la joie et de l’allégresse. Pourvu que cela dure, ; comme disait la mère de Napoléon…
        Sans jouer les rabat-joie, votons les choses d’un peu plus près : sitôt élu,  cet homme dit dans son discours d’investiture qu’il soutiendra la constitution d’un tribunal international qui jugera les assassins de Hariri Rafic et leurs commanditaires… On se demande comment il va y arriver puisque le Hezbollah dispose désormais d’une minorité de blocage et ne laissera pas passer un tel projet…
        Deuxième point : soldat aguerri et fin connaisseur de la situation sur le terrain, le général-président propose d’intégrer les miliciens du Hezbollah dans l’armée régulière. C’est bien vu et c’est digne d’un grand diplomate, mais là aussi, le Hezbollah ne tombera pas dans le piège. Et ce pour d’évidentes raisons : il dispose d’un armement supérieur en nombre et en qualité à celui de l’armée régulière… Et puis cette mesure n’est qu’une manœuvre destinée à le désarmer en douce…
        Conclusion ; attendons nous à des lendemains qui déchantent. Un président qui est digne de ce nom, qui a donc une souveraineté (siyyada en arabe) ne saurait tolérer un état dans l’Etat, un status in statu. Un réseau téléphonique secret qui traverse le pays, une milice illégale qui impose sa loi et s’empare sans coup férir de tout Beyrouth ouest… Il faut avoir la foi chevillée au corps  pour y croire. Alors souhaitons bonne chance au Liban !