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  • Marcus Elhadad, Haron ou le mellah de Meknès. Editions Tsel, 2019

    Marcus Elhadad, Haron ou le mellah de Meknès. Editions Tsel, 2019

    Voici un livre assez curieux et fort intéressant à la fois …. Au fond, ni sa couverture ni son titre ne m’inspiraient… Je l’ai déplacé au moins deux fois, et rien ne s’est passé, aucun courant, aucun fluide entre nous deux. Mais voilà, les livres ont eux aussi leur chance ou leur malchance puisque ma sœur Annie A. m’a engagé à lire cet ouvrage afin de pouvoir échanger avec elle à son sujet … Ce qui fut fait, et je dois dire que le livre ne m’est jamais tombé des mains.

    Alors de quoi parle cet ouvrage dont le titre est un prénom juif du Maroc, équivalent, à peu de chose près, à Henri en bon français ? La forme arabe de ce même prénom recourt à une diphtongue OU (Haroun) là où le judéo-arabe opte pour la voyelle O. Ce livre est l’évocation émue du mellah de Meknès et de tous les êtres un peu étranges qui y résidaient

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  • Pierre-André Taguieff, L’eugénisme. Que sais-je ? 2020

    Pierre-André Taguieff, L’eugénisme. Que sais-je ? 2020

    Qu’est ce que l’eugénisme ou l’eugénique (nom féminin) ? Vous pourrez certainement répondre à cette question en lisant attentivement ce petit ouvrage, sobrement écrit et si bien documenté. L’auteur a compris qu’il fallait -avant de donner une définition- (et d’ailleurs en existe t-il une seule adaptée à toutes les autres ?), procéder à une enquête historique afin de délimiter les différents usages de ce terme à travers les siècles.

    La seconde qualité majeure de cet ouvrage est d’avoir souligné ce que n’est pas l’eugénisme, le distinguer du racisme pur et simple, mais aussi du darwinisme social. Ce qui ruine l’idée d’une inégalité congénitale des hommes, une idée qui fut combattue sans relâche mais qui a tout de même connu une terrible résurgence, parée de toutes les garanties d’une pseudoscience, et présentée comme un objectif somme toute honorable de l’espèce humaine. Il fallait aussi dire que l’eugénisme est différent du darwinisme social qui a permis à certaines classes de la société, notamment une certaine aristocratie de se reproduire entre ses membres attitrés, justifiant leur supériorité politique et même intellectuelle. Selon l’adage, du bon ne sort que du bon et du mauvais le mauvais.

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