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Vu de la place Victor-Hugo - Page 1468

  • Stépahe Moses (1931-2007): un penseur judéo-allemand

     

      C'est avec une réelle émotion que nous apprenons la disparition d'un homme, né en 1931 à Berlin et décédé à Paris au tout début de ce mois de décembre 2007. Qui était -il? Installé en France après avoir échappé à la Shoah, devenu germaniste, hébraîsant et philosophe, Stépahne Mosés avait fait une thèse remarquée sur le penseur judéo-allemand de Fran cfort Franz Rosenzweig (mort en 1929) et auteur du célèbre ouvrage L'étoile de la rédemption. La thèse porte le titre suivant: Système et révélation. On ne le sait plus aujourd'hui, mais ce fut un vrai travail de pionnier dans un univers de germanistes français où l'élément juif dans la pensée allemande ou germanique était largement occulté.

     Après 1967 et la guerre des six jours, Stéphane Moses abandonne tout, une carrière bien engagée, une voie toute tracée,un travail largement amorcé et s'en va avec sa famille s'installer en Israël où il inétgrera la difficile Université Hébraïque de Jérusalem dont les postes et les mœurs sont encore plus compliqués qu'à Paris. Ce qui n'est pas peu dire.

     Il évolue tout d'abord dans un département de littératures comparées car faire là-bas de l'allemand pouvait présenter quelques difficultés assez compréhensibles. Mais avec fougue et persévérance, cet homme, peu porté au combat et aux rivalités, tracera tranquillement son sillon et établira une sorte de tête de pont entre Israël et Paris.

      En écrivant ces lignes rapidement, je me défends mal d'un sentiment de malaise vis-à-vis de cet homme qui nous a ouvert la voie à tous ou presque. Je me souviens que tout jeune étudiant germaniste et hébraïsant, j'ai découvert dans une brochure l'intitulé de sa thèse de doctorat d'Etat : le renouveau de la pensée juive en Allemagne au début du XXe siècle…

     Le jeune homme de 20 ans qui découvrit cette brève noatice dans une brochure ne savait pas qu'elle déterminerait sa vie et son œuvre. Et pourtant, nous n'avons pas donné à cet homme la place et l'importance qui lui revenaient. A lui, aujourd'hui, nous demandons pardon. La péotesse israélienne avait raison de dire: ashré ha-zor'il we-eynam kotsrim: Bienheureux qui sèment mais ne récoltent pas…
     

    Lien permanent Catégories : Philo
  • De l'argent pour les Palestiniens

     

      Faut-il se réjouir du succès de la conférence des pays donateurs au proft de la Palestine, qui s'es t tenue hier à Paris? Oui, à condition que les pays donateurs tiennent leur parole et que les autorités de la Palestine affectent ces fonds (un peu plus de 7 milliards) aux bons endroits. C'est-à-dire n'en profitent pas pour nourrir la corruption, ou bien, pire encore, pour acheter des armes et investir dans de nouveaux organismes de sécuritédont les effectifs sont déjà pléthoriques.

     Si l'on prend les choses du bon côté, cette conférence représente un incontestable succès pour la légitimité de Monsieur Abbas qui peut dire à son peuple que la voie du Hamas ne paye pas (c'est le cas de le dire) alors que la sienne, celle du Fatah,  est payante.

     Des dizaines de milliers de foyers réduits à attendre l'aide d'organisations caritatives internationales vont enfin retrouver un travail et une vie quasi normale. Reste, cependant, le vrai problème qui est, lui, de nature politique et qui n'est économique qu'accessoirement: les Palestiniens vont-ils enfin construire au lieu de détruire? Vont-ils enfin miser sur la négociation et tourner le dos défininitivement au terrorisme?

     Enfin, il y a la questiond e ce fameux Etat palestinien. Verra-il le jour? Cela ne dépend plus que des Palestiniens qui sont aujourd'hui très divisés. Et cette division risque de porter un coup fatal à leurs aspirations nationales.
     

  • La vague de froid en France et les sans l-ogis

     

      Cela fait des années que le même problème se pose à nous dès l'arrivée de l'hiver:  des gens déshérités, marginalisés et sans emploi, se retrouvent soudain exposés aux rigueurs de l'hiver. Depuis des années, on apporte à cette situation grave des solutions partielles, qui ne vont jamais jusqu'au bout de la tache.

      Il ne s'agit plus de concevoir un énième plan anti-froid, il faut enfin reprendre toute la question de la précarité à l'approche des rigueurs hivernales: plus personne ne doit mourir de faim ou de froid dans notre pays, comme le chantaient les adeptes des Restaurants du Cœur. Et je rappelle que cette institution a maintenant plus de vingt ans…

      Le spectacle d'hommes et de femmes dormant dans les rues à même le sol prend chez nous, parfois, des allures de déjà vu. Cela ne nous émeut presque plus. C'est grave et c'est dommage.

      Espérons que la réunion de ce matin mardi 18 décembre avec le premier ministre apporteta la solution à un problème humain pressant.