Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Vu de la place Victor-Hugo - Page 1477

  • Le mystère de François Bayrou

     

        Une récente page du journal Le Monde, consacrée dans son intégralité, à François Bayrou, aujourd'hui décrié et abandonné par tous (à l'exception notable de Marielle de Sarnez) braque de nouveau les projecteurs sur celui qui fit peser l'incertitude sur le résultat final de l'élection présidentielle en France…

      Le fondateur du Modem a été abandonné par ses plus fidèles lientenants, et tout récemment par Jean-Marie Cavada, devenu tête de liste UMP dans un arrondissement clé de Paris.

       Il y aun mystère Bayrou: la plupart de ceux qui ont travaillé avec lui disent pis que pendre de leur ancienne idole… _Versatilité du monde politique, cruauté congénitale des mœurs de ce même milieu qui crie toujours : malheur aux vaincus… Nul ne sait!

       Le phénomène Bayrou met au moins en lumière un trait caractéristique de la vie politique française: comme le président de la république est la clef de voûte des institutions de la Veme république, tout homme politique d'importance désireux de marquer son temps et donc de compter dans le jeu électoral doit, à un moment ou un autre de sa carrière, viser l'Elysée… Faute de quoi, il disparaît tout simplement de l'écran national.

      C'est peut-être là l'une des plus grandes perversions du système. Et c'est bien dommage.
     

  • Le pouvoir d'achat en France

     

        La déclaration télévisée d'hier soir du président Sarkozy a brillé par sa clarté et sa détermination. C'est vrai qu'il y a en France un problème du pouvoir d'achat, mais ce problème remonte à l'adoption de l'Euro… Un renchérissement du coût de la vie s'en est suivi, qui n'a pas été rejoint par une augmentation significative des salaires…

      Les mesures énoncées ne contenteront pas tout le monde mais elles se veulent avant tout réalistes et concrètes: on pourrait les subsumer sous le principe bien connu du président: travailler plus pour gagner plus.

     Ce qui est nouveau, par contre, c'est le droit des fonctionnaires d'être payé pour leurs heures supplémentaires. La monétisation des RTT (réductions du temps de travail) ainsi que les négociation salariales par branches devraient aussi stimuler la consommation et, par le jeu des vases communicants, ramener plus d'argent dans les caisses de l'Etat…

      Le seul problème n'en demeure pas moins celui-ci, comme toujours en France: les partenaires sociaux vont-ils suivre?

     En fait, c'est la mentalité qu'il faudrait changer: l'Etat n'est plus en mesure d'être un Etat-Providence (a welfaire-state). Ce n'est pas qu'on ne veut plus, c'est qu'on ne peut plus. Et le redressement de la France est à ce prix.
     

  • L'Algérie et l'antisémtisme

     

        Les remarques désobligeantes d'un ministre algérien, celui des Mudjahidin (les anciens combattants) sont inouïes. C'est absolument sans précédent: quelle manière de souhaiter la bienvenue à un chef d'Etat étranger quatre jours avant une visite officielle!!

       Mais ce qui est bien pire, c'est une allusion déplacée à je ne sais quelles origines juives de Nicoilas sarkozy ou à l'influence occulte de je ne sais quel lobby juif qui aurait téléguidé son élection.

       De tels arguments rappellent un autre âge mais ils montrent aussi que l'imaginaire de certains continue d'être fécond comme le fut jadis le ventre de la bête immonde.

       Certes, le président algérien a désavoué son ministre mais cela montre aussi que l'après Bouteflika a déjà commencé à Alger et que les factions s'empoignent pour imposer leur politique quant aux relations avec la France, l'ancienne métropole.

     Mais leprésident Sarkozy a réagi en homme d'Etat responsable: il a calmement déclaré l'incident clos et a réaffirmé sa volonté de se rendre en ami en Algérie.

     C'était l'unique réaction possible.  Certains, de l'autre côté de la Méditerranée, devraient peut-être s'inspirer d'un si haut exemple…