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Vu de la place Victor-Hugo - Page 1481

  • Les grèves et leurs conséquences en France

     

      Si cela continue, la France franchira allègrement la semaine de grèves. C'est comme si une partie de ce pays, atteinte par sa défaite aux élections présidentielles et législatives, se réveillait soudain et voulait prendre sa revanche dans la rue. Renouant avec de vieux démons, toutes ces catégories socio-profesionnelles sont sensibles à une sorte d'effet boule de neige où les cheminots, les fonctionnaires, les personnels hospitaliers, les enseignants  (et que sais-je encore)  se liguaient  avec pour seul objectif de mettre en difficulté un gouvernement qu'ils  désapprouvent… Et j'oubliais les étudiants…
     
      Et quand je réalise que certains de ces derniers voulaient aller bloquer les trains dans les gares, je me suis demandé si cela reflétait notre enseignement donné dans les amphithéâtres et les salles de travaux dirigés… Comment des étudiants  -même inquiets de leur avenir- peuvent-ils agir de la sorte? Par bonheur, la raison l'a emporté et cette menace ne fut pas mise à exécution.
     
      Mais parlons des adultes qui, eux, n'eurent pas toujours la chance de faire de longues études supérieures: les grèvistes qui nous contraignent à suspendre notre activité (je n'ai pu prendre le TGV pour Genève lundi matin), bouleversent notre vie quotidienne, compromettent la croissance et l'emploi dans notre vie, qu'espèrent-ils en prenant chacun d'entre nous en séquestration?
     
      Ces grèves coûtent cher et affaiblissent la France. Elles sont minoritaires et impopulaires. Une poignée de conducteurs et de contrôleurs ( moins de 25% des personnels) peuvent paralyser des lignes entières de métro, de bus et de bus, empoisonnant la vie de millions de gens qui n'en peuvent mais…
     
     Ceux qui espèrent en sous main en tirer un bénéfice politique, par exemple aux prochaines élections municipales doivent faire attention: le mécontement ambinat favorise le gouvernement et non les responsables des perturbations…
     

     

  • Le moral des Français

     

      Si l'on cherchait une nouvelle preuve de l'interdépendance du moral ou du psychologique d'une part, et du concret ou du matériel, d'autre part, il suffirait de renvoyer au cas d'espèce assez rarer que constituent les Français moyens. Déjà du temps de Georges Pompidou, les éditorialistes nous régalaient  d'articles (surtout dans le creux de l'automne, en novembre, lorsque la nuit tombe si vite) sur la délectation morose, la sinistrose et la morosité des Français.

       Et en parcourant le supplément du journal Le Monde sur l'argent et les assurances, on relève que les Français dépensent de plus en plus d'argent pour des polices d'assurances portant sur la santé (cancer, Alzheimer etc…), les accidents (surtout après les émeutes dans les banlieues) et la protection de leurs biens…

      Comment s'explique cette inquéitude croissante, cet avenir incertain, et surtout, comment y rémédier? Philosophe de formation et de profession, je ne me hasarderai guère sur le terrain mouvant de la sociologie. Cependant, on peut dire, de manière empirique, que la France n'a pas pris à temps les mesures qui devaient accompagner les changements qui s'effectuent sous nos yeux. Cette politique de l'autruche a conduit à inventer un concept fallacieux: l'exception française. Existe--t-il un seul être au monde qui puisse déroger aux règles de l'évolution socio-économique?

     

    Lien permanent Catégories : Philo
  • Les conflits sociaux en France

     

      La France est à nouveau gravement perturbée du fait d'un demi million de futurs retraités qui se préoccupent de leur taux de rente après leurs années d'activité. Ce souci est légitime mais dans ce cas précis, il pénalise l'ensemble du pays.

     Comment casser ce processus diabolique qui veut qu'en France, il y a inéluctbalement un troisième tour des élections. Quand un président est élu, quand une majorité législative se dégage au parlement, ceux qui ont perdu les léections se vengent dans la rue en organisant des grèves…

     Cette attitude doit être réformée par la négociation, or la grève n'est pas la négociation. On assiste, par contre, à un étrange ballet où la CGT, hadis fer de lance des luttes sociales, cherche à négocier et à assouplir ses positions car d'autres centrales se renforcent sur sa gauche…

     L'enjeu est très important: si le gouvernement venait, par extraordianaire, à céder, c'est tout le train de réformes à venir qui serait compromis. Irrémédiablement. Et l'on renverrait la modernisation de la France aux calendes grecques. Ce serait dommage car une poignée de gens menacerait l'avenir de tout un pays. Et ne l'oublions pas: dès l'année prochaine, l'Allemagne atteindra l'équilibre budgétaire…