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Vu de la place Victor-Hugo - Page 885

  • La corruption dans les sphères gouvernementales françaises ?

    La corruption dans les sphères gouvernementales françaises ?

     

    Ceux qui douteraient de l’imminence d’une campagne pour les élections présidentielles auront été démentis par les dernières nouvelles sensationnelles émanant d’un avocat (sic) lequel affirme avoir remis pendant des années aux plus hauts responsables de l’Etat des mallettes remplies de dollars, en provenance de dirigeants africains, amis de la France.

    Cette nouvelle a fait l’effet d’une bombe et deux des mis en cause ont déjà dcidé de porter plainte. Notamment Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Nicolas Sarkozy est épargné mais toute la classe politique française, surtout la vielle grade, semble éclaboussée par ce scandale.

    Mais qu’est ce qui a bien pu pousser cet avocat à faire soudain des révélations aussi fracassantes, alors que personne ne lui avait rien demandé ? En fait, c’est la moralisation du financement des campagnes politiques qui est en cause ; il faudra toujours plus d’argent que ne le prévoit ou ne l’autorise la loi. C’est comme pour les charges électives, elles sont toutes génératrices de frais, et ces derniers doivent être couverts d’une manière ou d’une autre.

    Tant qu’on n’aura pas résolu ce problème, on n’avancera pas. Autant vouloir changer la nature humaine.

  • Le 11 septembre 2001, dix ans après.

    Le 11 septembre 2001, dix ans après.

    Que dire du massacre du 11 septembre 2001 qui n’ait été dit et redit en ce jour de commémoration ? Je crois, n éanmoins, que les USA en ont tiré quelques précieux enseignements.

    Tout d’abord, ils ne se croient plus invulnérables, eux qui pensaient qu’un nouveau Pearl Harbour ne se reproduirait jamais ont subi une cruelle déception. Ce n’est pas un mais quatre avions qui les ont, hélas, frappés au cœur, ôtant la vie à des milliers d’innocents.

    Le second enseignement tient aux armes avec lesquelles on peut et doit combattre le terrorisme. Les criminels d’al-Quaida ne s’embarrassent guère du respect de la légalité ni ne demandent une autorisation à quelque corps législatif ou autorité morale que ce soit. Ils désignent les cibles à leurs exécutants et se soucient peu du nombre de vies que cet acte terroriste va coûter. Doit on les imiter et devenir comme eux, ou devons nous, au contraire, en passer par les voies légales, avec tous les risques que cela comporte pour nos populations ainsi livrées aux envies sanguinaires de fous ? Là aussi, la position américaine a évolué, pour la joie de tous.

    Quand on regarde, même dix ans après, les désastres causés par le 11 septembre, on ne peut s’en tenir à une neutralité de bon aloi ni se croire au-dessus la mêlée, surtout en écoutant les plaintes et les pleurs des familles des victimes. J’ai vu ce matin une femme qui continue, dix ans après la mort de son fils dans les tours jumelles, de lui parler et d’invoquer sa présence : quelle cause pourrait justifier un tel crime ?

    Enfin, le troisième enseignement touche à la politique régionale des USA ; ils ont vu ce que pouvait leur coûter leur indéfectible soutien à Israël et la haine que cette attitude (juste et justifiée, Israël étant une grande démocratie dans un océan de dictatures) pouvait susciter chez les Arabes.

    Ce sont, me semble-t-il, les quelques enseignements que les USA ont tiré de ce drame horrible qui s’est abattu sur eux.

    Il faut exprimer sa profonde solidarité avec le gouvernement et le peuple des USA en espérant que plus jamais ils ne seront affligés par de telles catastrophes.

  • Les manifestations anti-israéliennes au Caire

    Les manifestations anti-israéliennes au Caire

     

    Ce qui s’est passé hier après-midi et dans la soirée au Caire, autour de l’ambassade d’Israël est gravissime. Non point pour Israël, mais pour l’Egypte et, bien au-delà pour les pays arabo-musulmans en général.

    Le premier point est l’obligation internationale de protéger coûte que coûte les légations étrangères sur le territoire national, et les généraux égyptiens ont, une fois de plus, failli à leurs obligations. Les ambassades sont inviolables, à moins d’être les Ayatollahs d’Iran qui ignorent le principe d’extraterritorialité

    Le second point nourrit l’inquiétude concernant l’opportunité de signer des accords avec de tels pays, quand on mesure leur validité à l’aune des événements d’hier en Egypte : 32 ans après la signature d’un traité de paix avec Israël, alors que n’existe plus aucun conflit territorial avec l’Egypte ni de contestation d’aucune sorte, une telle flambée de sentiments anti-israéliens fait redouter le pire : comment demander aux Israéliens de faire confiance à leurs voisins et d’établir avec eux des relations normales ? Quand on voit qu’au bout de trois décennies de calme, la haine ressurgit à la première occasion.

    On pourrait relier cette flambée de violence à la mort accidentelle et éminemment regrettable de cinq policiers égyptiens à la frontière entre Israël, l’Egypte et Gaza : un hélicoptère de combat de l’Etat juif a tué par erreur cette escouade de policiers croyant qu’il s’agissait de terroristes palestiniens, responsables d’une attaque le jour même sur la route d’Eilat, qui a fait huit morts en Israël.

    Mais tout en déplorant cette perts en vies humaines, on peut aussi dire que les Egyptiens ne surveillaient plus le Sinaï devenu une véritable passoire pour les Bédouins frondeurs et les membres d’al-Quaida. Jamais, du temps de Hosni Moubarak, une telle incursion n’aurait pu se produire.

    En somme, l’Egypte et ses généraux sont en train de régresser et de susciter la défiance. Les USA, principal bailleur de fonds des rives du Nil, et leur président Obama, ont adressé une sévère mise en garde aux généraux les appelant à se conformer à la règle internationale.

    Par ailleurs, sans l’aide du Pentagone, l’équipement de l’armée égyptienne serait obsolète en très peu d’années. Et nous nous abstenons de parler de l’état de l’économie. La révolution en Egypte n’en était pas vraiment une. Ce fut un simple soulèvement d’un peuple qui n’en pouvait plus à force d’oppression et d’absence de liberté.

    Israël sert d’abcès de fixation, voire de véritable exutoire. C’est un principe d’explication bien commode (Eklärungsprinzip) que l’on ressort chaque fois que cela est possible.

    En somme, pour les gouvernements de toute cette région, si Israël n’existait pas, il faudrait l’inventer……