LA PRIMAIRE SOCIALISTE : L’ECLIPSE DE SEGOLENE ROYAL
On s’est ennuyé à en mourir hier soir lors de l’émission visant à lancer les primaires socialistes. Et en plus c’était très long ! Les candidats socialistes ont débordé d’une heure. L’enseignement majeur de cette confrontation biaisée est l’éclipse de Ségolène Royal qui est apparue fatiguée, dépourvue de souffle et d’enthousiasme, face au couple désuni (encore un !) de François Hollande et Martine Aubry.
On était un peu gêné de voir que Hollande et Royal se parlaient à peine alors qu’ils ont fait ensemble quatre enfants ! C’était un peu compliqué toute cette affaire. Quant à Arnaud Montebourg et à Manuel Valls, on se rendait à peine compte qu’ils étaient là. Avez vous les philippiques de Montebourg contre les banques, la finance internationale et même contre DSK ? Absolument déplacé. Cet homme fait tout pour retenir l’attention, il a même parlé de ses origines mêlées (que nous respectons) mais ce n’était pas le sujet. Quant à son voisin Valls, il a rappelé qu’il était fils de naturalisé… Tout y est passé. Et Ségolène qui rappelle qu’elle a travaillé pour payer ses études : la pauvre !
Avez vous les désunions au sujet de l’essentiel ; le nucléaire, la réduction des déficits, l’éducation… Le seul à résister à la critique et à l’examen, Hollande prétend embaucher des milliers d’employés dans l’éductaion nationale. Impossible !! Mais on fait aux citadelles de gauche les clins d’œil qu’on peut.
Bref, la guacje n’est pas prête. Le sera-t-elle un jour ?
Vu de la place Victor-Hugo - Page 884
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LA PRIMAIRE SOCIALISTE : L’ECLIPSE DE SEGOLENE ROYAL
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Le Premier Ministre turc récidive
Le Premier Ministre turc récidive
Nos lecteurs ne seront pas surpris si l’on revient sur le cas de M. Erdogan qui n’a vraiment pas grand chose à faire ces derniers temps sinon donner des leçons à la terre entière. Mais sa cible de prédilection est, depuis quelques mois, l’Etat d’Israël, et depuis peu, la Syrie, jadis son alliée avec l’Iran. Le Turc fait mine de croire, à la face du monde, qu’il découvre tout juste la vraie nature du régime en place à Damas. Lequel refuse obstinément de suivre ses conseils de modération, pourtant frappés au coin du bon sens.
Tous les observateurs s’accordent à dire que la Turquie est dans une impasse et que son vrai problème est l’adhésion à l’Europe laquelle ne veut pas l’admettre en son sein pour de multiples raisons déjà exposées maintes fois. La France a placé le verrou du referendum, l’Allemagne considère que le quartier du Kreuzberg à Berlin lui suffit et qu’il n’est pas question d’en multiplier le nombre, quant aux autres petits de l’UE, ils ne paraissent pas désireux de favoriser cette adhésion. C’est donc la ville de Jérico biblique : fermée à double tour.
Devant un tel échec, si patent, que fait le P.M. turc ? Il vibrionne, effectue une tournée très médiatisée des capitales arabes qui ont fait leur révolution et au Caire, hier, il s’est rendu au siège de la Ligue Arabe pour réciter un vibrant plaidoyer en faveur de la création d’un Etat palestinien. Discours qui a beaucoup plu à ses auditeurs mais qui ne sont pas dupes car ils ont entendu parler d’un veto américian au Conseil de Sécurité : les Arabes, jadis, ont mis des siècles à se libérer du joug ottoman ce n’est donc pas pour accepter en 2011 l’hégémonie ou la domination d’un PM turc, islamiste de surcroît…
N’écoutant que son enthousiasme, assez dépourvu de discernement, M. Erdogan a d’abord fulminé contre Israël, épargné par le rapport de l’ONU, et pour faire bonne mesure, contre la Syrie d’Assad qu’il a voué aux gémonies. Ses auditeurs l’ont poliment applaudi. On se trouve en effet en Egypte, dans un pays qui a fait un coup d’Etat militaire et qui va peut-être en arriver aux mêmes extrémités… Mais le P.M. turc ne s’en tient pas là, il va à Tunis et ensuite à Tripoli, montrer que la Turquie étend son influence.
Pourquoi, me direz vous, fait-il cette tournée ? En fait, il veut montrer à l’Europe chrétienne qui ne veut pas de lui qu’il peut jouer un rôle d’intermédiaire entre l’Occident et le monde arabo-musulman. Mais sommes nous sûrs que les Arabes voudront être représentés par les Turcs ?
C’est cette vérité têtue qui rend M. Erdogan agressif envers Israël, croyant, naïvement, que c’est la seule porte d’entrée dans ce monde arabe qu’il convoite et qu’il sent partagé, divisé et traversé de graves secousses politiques.
Rendez vous compte, il a même prétendu qu’il allait renforcer la présence de la marine de guerre turque en méditerranée ! Je crois que la VIe flotte en tremble déjà.
La Turquie devrait revenir à sa politique d’antan, à ses vraies dimensions et abandonner ses rêves de grandeur. Cesser les gesticulations. Elle devrait se démocratiser davantage, comme elle a commencé à le faire et tenter d’accroître son PIB. Voilà un objectif louable et pacifique.
Elle oublie apparemment que sans les drones d’un certain petit pays elle ne pourrait même pas repérer ses ennemis kurdes dans les montagnes…
Alors plus de patience et un peu plus de sagesse…
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L’Europe, malade de la Grèce
L’Europe, malade de la Grèce
Il faut que les Grecs quittent la zone euro, ce fut une erreur gravissime de les y avoir acceptés. Ils sont en train de faire couler le navire et il est temps de les évincer afin que le navire ne prenne pas l’eau de toutes parts.
J’ai entendu ce matin sur ITélé Monsieur Jouyet dire qu’il ne fallait pas chasser la Grèce de la zone Euro et que si on le faisait, on aurait au cœur même du continent européen une crise multiforme : sociale, financière, économique et bancaire. Je ne suis pas d’accord car les Grecs ont constamment menti et n’ont jamais tenu parole. Depuis le déroulement dans leur pays des Jeux Olympiques ils avaient maquillé les chiffres, ce qui explique que ayons été victimes d’une sorte de falsification d’Etat.
Rendez vous compte : un Etat qui tripatouille lui-même ses comptes publics pour tenter d’échapper à ses créanciers et masquer la vraie situation de son économie… Ensuite il y a les promesses non tenues à la seule fin d’extorquer des milliards d’Euros aux autres Etats membres de la zone : est-ce le comportement d’un Etat responsable ?L’un des ministres grecs est allé jusqu’à dire qu’il serait à court de liquidités pour payer ses fonctionnaires dans les jours qui viennent, si l’on versait pas la nouvelle tranche d’aide financière… De telles pratiques sont immorales.
C’est qu’aujourd’hui, on entend partout des expressions qui n’avaient cours qu’en Argentine ou dans d’autres pays d’Amérique du sud, au bord de la faillite. On parle de la défaillance possible de grandes banques françaises dont le cours des actions a considérablement chuté ! Et les journaux se demandent s’il ne va y avoir en France une crise de liquidités, si les épargnants ne vont pas faire la queue devant les guichets pour retirer leurs économies ou avoir l’assurance qu’ils ne seront pas démunis le week end prochain. Les créances grecques en France se monteraient à 25 ou 40 milliards d’Euros, et pourraient, selon le ministre des finances, aisément amortis dans le cas où il faudrait les provisionner.
Vous rendez vous compte ? Et tout cela à cause des Grecs qui ont oublié qu’ils avaient été la patrie de Socrate, Platon, Aristote et de Périclès ! On a affaire aujourd’hui à des gens qui favorisent gravement l’économie parallèle, ne paient pas d’impôts, achètent des logements et des usines en payent en grande partie en cash, ce qui est impensable dans des pays civilisés. Comment, dès lors, s’étonner de la faillite de cet Etat ?
Malgré la dureté du mot de la fin, il faut bien le dire : si une branche de l’arbre est en très mauvais état, il ne faut pas hésiter à s’en débarrasser.