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Vu de la place Victor-Hugo - Page 882

  • Un Etat palestinien ?

    Un Etat palestinien ?

     

    C’est la question du jour. Comment faire pour arriver à un règlement final de ce problème avec les Palestiniens, qui empoisonne les relations internationales depuis tant d’années ? C’est cela la vraie question.

    Par ailleurs, est-il vraiment sage de multiplier cet émiettement en petits Etats qui ne seraient pas viables ? Combien d’Etats arabo-musulmans existent déjà dans ce secteur si contesté de la planète ? Et puis, on peut se demander s’il n’existe pas un agenda secret qui prévoirait, petit à petit, d’évincer l’Etat juif d’Israël. En bref, toute cette affaire n’est pas claire et même la proposition française d’un Etat observateur est assortie de conditions strictes que les Palestiniens ne sont pas en mesure de garantir.

    En effet, Nicolas Sarkozy demande que les Palestiniens aillent à la table des négociations sans préalable, or ils exigent (et c’est leur droit) que cessent les installations juives en Cisjordanie, ce qui paraît difficile à satisfaire.

    Enfin, il y a la notion floue des frontières de 1967. Les Israéliens font remarquer à juste titre que de telles frontières ne sont pas défendables et que ce n’est pas le printemps arabe qui garantit un authentique changement des mentalités arabo-musulmanes à leur égard.

    N’oublions pas non plus les échanges de territoires et l’avenir d’un million et demi d’Arabes israéliens dont une grande majorité se dit des Palestiniens de l’intérieur. L’émergence d’un Etat palestinien poserait incontournable ment la question de leur avenir en tant que citoyens d’un nouvel Etat.

    Pourtant, un certain nombre d’indices permettent de penser qu’il restera un noyau de ces personnes qui désirent lier leur destin à celui de l’Etat d’Israël lequel exige de rester un Etat juif à tout jamais.

    Cela fait bien des problèmes en perspective. Et nous ne parlons même pas du Hamas qui n’acceptera jamais une telle situation et qui règne sans partage sur plus d’un million et demi de Palestiniens à Gaza.

    Restent encore en suspens le problème des réfugiés palestiniens et celui du statut de Jérusalem.

    Je souhaite beaucoup de courage aux négociateurs.

  • Faire allégeance aux armes de la France…

    Faire allégeance aux armes de la France…

     

    Ce que je viens d’entendre sur LCI, venant de la part de l’UMP qui considère que les mutations sociologiques du corps traditionnel français rendent nécessaire une telle mesure.

     

    L’initiative pourrait étonner et elle dénote, en tout état de cause, un sentiment d’incertitude et d’angoisse des autorités du pays. La France s’est rendu compte enfin que toutes ces vagues d’immigrations successives n’ont pas été suffisamment encadrées et qu’aucun effort sérieux n’a été accompli en vue de faciliter une insertion harmonieuse des nouveaux venus dans ce pays.

     

    En fait, à l’origine, les industriels et les hommes politiques pensaient que les travailleurs immigrés amasserez un pécule pendant leurs années de travail en Europe et retourneraient sagement couler des jours heureux chez eux.Tous pensaient que la situation économique et politique de ces pays pauvres, exportant leur main d’œuvre, s’améliorerait. Et de fait, c’est l’inverse de toutes ces prévisions optimistes qui s’est réalisé, nous mettant face à une situation incontrôlable. Si on avait au moins pu assimiler tous les nouveaux venus, issus de civilisations si différentes de l’Europe, on n’en parlerait plus. Ce ne fut pas le cas et ce n’est toujours pas le cas.

     

    Et il y a eu les surenchères d’un parti d’extrême droite qui semble avoir le vent en poupe puisque sa présidente caracole à près de 18%, au point qu’on se demande qui sera vraiment au second tour de l’élection présidentielle : le FN ou l’UMP, face à la gauche…

     

    On comprend mieux à présent l’initiative de l’UMP que je me simplement contenté de mettre en perspective historique, de contextualiser… Il est presque certain que cette demande sera âprement critiquée, mais on peut la comprendre : il suffit de se promener dans certaines banlieues françaises pour s’en convaincre.

     

    Où allons nous ? Si les pays européens n’avaient pas fait preuve d’une négligence coupable, nous n’en serions pas là. Il faut rééquilibrer les relations nord / sud et fixer les gens chez eux. Tout le monde y trouvera alors son compte.

  • DSK : Qu’est ce qu’une faute morale (II) ?

    DSK : Qu’est ce qu’une faute morale (II) ?

     

    Les réactions sont diverses, suite à l’interview de DSK sur TF1 : les uns sont pour, les autres sont contre, enfin d’autres s’indignent qu’on ait pu donner la parole à un homme qui s’est compromis dans un telle affaire. Mais, au fond, quand on regarde les choses de plus près, on se rend compte que cette affaire aurait pu prendre une tout autre tournure.

    Imaginons que DSK n’ait pas appelé l’hôtel pour demander qu’on lui renvoie ce fameux téléphone portable, la police ne l’aurait jamais localisé et il serait arrivé en Europe où il avait un rendez vous avec la chancelière Angela Merkel. Certes, la police new yorkaise aurait lancé des poursuites contre lui, mais là, DSK, auréolé de son prestige de patron d’une institution internationale et bénéficiant de l’immunité judiciaire, aurait été à l’abri et, enfin, ses avocats new yorkais auraient étouffé dans l’œuf toute poursuite, arguant que la femme de chambre était parfaitement consentante. En moins de deux ou trois semaines, l’affaire eût été classée.

    Et surtout il n y aurait jamais eu ces terrifiantes images d’un DSK mal fagot té, menotté, hirsute, le regard hagard, encadré par des policiers qui se croyaient au Far West ! Bref, il aurait pu organiser sa défense et serait revenu aux USA en homme libre.

    Pourquoi les choses ont-elles évolué différemment ? Le destin, peut-être, encore qu’il reste à déterminer qui a mis dans la tête da le Guinéenne qu’il fallait aller porter plainte pour viol. On le saura un jour car cette terrible accusation s’est effondrée.

    Mais je vous invite à faire un pari : dans quelques semaines, dans quelques mois tout au plus, DSK sera de nouveau en majesté, consulté pour la crise mondiale, la dette grecque, bref redeviendra un directeur bis du FMI : je ne crois pas que Madame Lagarde (que nous respectons tous) puisse soutenir la comparaison.

    Vous avez tous remarqué comment DSK s’est soudain animé quand il s’est mis à parler de ses anciennes attributions, mais aussi de ses compétences qui sont toujours réelles et incontestables.

    Quelques semaines, ou quelques mois. Déjà la presse américaine a oublié DSK auquel elle avait consacré ses manchettes, pas toujours charitables, du reste.

    DSK sera de nouveau consulté et ses avis suivis d’effet. Mais reste la faute morale : à qui doit-il doit-il demander pardon ? A lui-même, à la meilleure partie de lui-même qu’il a entraînée vers le bas au point de risquer sa vie et sa liberté.

    Sans même parler de son honneur…