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Vu de la place Victor-Hugo - Page 890

  • Débat autour de l’homosexualité dans un manuel soclaire

    Débat autour de l’homosexualité dans un manuel soclaire

     

    Voici un débat dont les descendants de Vercingétorix ont le secret : se quereller autour d’un non événement. De quoi s’agit-il et quel est le corpus delicti ?

    Quelques dizaines de députés de la majorité (UMP) ont découvert dans un manuel de classe de Première quelques lignes expliquant que l’appartenance sexuelle n’était pas exclusivement définie par le physique mais aussi par le milieu socio-culturel… Ce qui induit évidemment une certaine largesse d’esprit concernant l’homosexualité et la négation d’un dogme selon lequel l’orientation sexuelle est fixée une pour tous à la naissance. En plus clair encore : votre naissance en qualité de garçon ne veut pas obligatoirement dire que vous devez avoir une vie sexuelle de garçon mais que, les circonstances aidant, vous pouvez très bien évoluer vers une sexualité de femme, par exemple. Ou l’inverse. Mais vous n’êtes pas nécessairement déterminé une fois pour toutes…

    Un tel raisonnement sous-jacent n’a pas manqué de heurter des gens qui ne souhaitent pas que les enfants, en l’occurrence les lycéens, se voient ainsi «orientés» vers une idéologie ouvrage la voie à des déviances sexuelles. Ou à ce qui pourrait être considérées comme telles.

    C’est un débat de société et on ne peut pas nier que l’évolution des mœurs placent parfois les parents dans des situations plutôt délicates. Comment expliquer ces choses là à des enfants dont on souhaiterait qu’ils aient la même vie que nous, qu’ils se marient et aient des enfants ? Partant, l’idée exposée dans ce manuel a fini par choquer les députés en question. Mais le ministre de l’éducation nationale a refusé de faire retirer ce manuel de la circulation, précisant que ce ne sont pas les pouvoirs publics qui fixent le contenu des livres d’école.

    La France est un pays très divisé. Sur tout. On dit parfois : deux juifs, trois synagogues, là on pourrait en dire autant des Français chaque fois que se posent des choix de société.

    Reconnaissons tout de même que l’amour dans nos civilisations judéo-chrétiennes a toujours connu l’orientation que nous connaissons. Et que sans jamais tomber dans l’homo phobie qui est une atteinte à la dignité humaine, il ne faudrait pas chercher à peser anormalement sur des êtres malléables et aisément influençables.

     

     

  • POUR L’ENSEIGNEMENT DE LA MORALE A L’ECOLE

    POUR L’ENSEIGNEMENT DE LA MORALE A L’ECOLE

    Depuis les époques les plus reculés, les temps les plus immémoriaux, l’humanité civilisée ou en cours de développement matériel et spirituel, a ressenti le besoin de se comporter de manière éthique ou morale. Et même la philosophie se divise en deux grandes parties, l’approche critique, la théorie de la connaissance, d’une part, et la doctrine éthique, d’autre part. Sans qu’il y ait la moindre opposition entre ces deux branches de l’intellect humain.
    Aussi les monothéistes que les polythéistes sont insisté sur la nécessité d’une loi morale et sur son universalité. C’est le point qui distingue la morale de la religion. On peut avoir face à soi plusieurs religions, mais une seule morale.
    Le débat qui anime aujourd’hui le corps enseignant et la société française est plutôt inattendu. Car des enseignants, politiquement orientés (et c’est leur doit) contestent le bien fondé de cet enseignement civique et moral au motif qu’il aide à conforter un ordre établi dont les principes sont, selon eux, bien éloignés, de l’ordre moral tel qu’ils l’entendent, eux.
    C’est un faux débat. Les enfants ont besoin d’être guidés, formés et instruits. Il faut les aider à faire le départ entre le bien et le mal, le vrai et le faux. Mais aujourd’hui, tant d’idées reçues, tant de murs sont battues en brèche que nous ne savons plus où aller.
    Alors imaginez la confusion des enfants, des jeunes esprits désireux de se frayer un chemin dans un monde d’adultes pas toujours en accord avec les bons principes.
    Mais sans trop entrer dans les détails, il faut bien une morale. Et les enfants ont le droit de la recevoir à l’école.

  • MARSEILLE ET LA POLITIQUE DE SECRUITE DU GOUVERNEMENT

    MARSEILLE ET LA POLITIQUE DE SECRUITE DU GOUVERNEMENT

    La France, comme bon nombre de pays européens, reprend en main sa politique de la ville, de l’immigration et de la sécurité. Il est délicat d’associer délinquance et immigration, mais il faut bien reconnaître que les mêmes ingrédients se retrouvent parfois, mais pas toujours, lorsque des conditions bien définies sont réunies.

    Hier M. Claude GUEANT,  ministre de l’intérieur et homme de confiance du président Sarkozy, a installé son directeur adjoint de cabinet comme préfet chargé de la sécurité. Il était grand temps. On ne pouvait plus continuer ainsi car chaque mois, voire chaque semaine, il y avait dans certains quartiers des blessés par balles, voire des morts. Hier encore, le jour même de la visite du ministre, un homme a été grièvement blessé par un tir nourri de kalachnikov ou par d’autres armes venues de Bosnie.

    Le trafic de drogue a rendu fous les délinquants qui n’hésitent plus à tirer sur les forces de l’ordre et à régler leurs comptes de manière sanglante. Petit à petit, les autorités reprennent pied dans les quartiers les plus infestés par les malfaiteurs. Rendez vous compte : on parle d’un parking où les délinquants rackettaient les automobilistes ! Ici, en France !

    Il y a fort à parier que les thèmes les plus prégnants de la campagne seront l’insécurité, l’immigration et le chômage. Des trois, ce sont probablement les deux premiers qui se tailleront la part du lion. Sans même parler de l’incontournable surenchère entre le FN et la droite parlementaire qui a enfin pris les dimensions exactes de ce profond malaise.

    On ne peut pas chez des gens tout en refusant de vivre avec eux, d’assumer leur histoire et de partager leur destin.