Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Vu de la place Victor-Hugo - Page 892

  • Retour de vacances…

    Retour de vacances…

    Chaque année, c’est la même question qui se pose à l’issue de ce qu’il faut bien nommer la grande transhumance de l’été. C’est le retour de la marée bronzée, disait l’un de mes anciens éditeurs, grand moine dominicain devant l’Eternel. Il faisait allusion à tous ces visages bronzés s’abattant sur Paris et Genève dès les premiers jours de septembre et rivalisant d’accès plus ou moins direct au soleil.

    Comment comprendre cette logique ? Nous vivons près de dix mois sur douze dans des lieux qui ne nous enchantent pas au plan climatique. Il pleut, le ciel bas est constamment gris, la pollution nous asphyxie, il nous faut, pour la plupart, près d’une heure, voire plus, pour accéder au lieu de travail et pourtant d’une année à l’autre, nous persévérons dans le même travers : attendre le prochain moment d’évasion…

    Et lorsque nous pouvons enfin nous évader pendant quelques semaines, nous vivons totalement différemment.

    Question : pourquoi ne pas faire cela toute l’année, pourquoi ne pas aménager notre vie autrement ? L’impératif économique, la nécessité de gagner a vie non point selon nos propres considérations, mais en prenant ce que l’on nous donne ou ce que l’on trouve…

    Dans une université de l’est de France où j’eus l’honneur de servir, il y avait un dentiste et son épouse qui venaient à mes conférences et qui, par la suite, sont devenus des amis. Ce couple quittait l’est de la France de novembre à la mi janvier pour passer le gros de l’hiver dans les îles, à plus de 10.000 km de Paris et de Genève. Quand ils revenaient, ils avaient dix ans de moins..

    Mais voilà, ils étaient à la retraite.

    Alors, s’il faut attendre l’âge de la retraite pour vivre, ce n’est pas une vie….

  • Y a t il en Israël des règles d'urbanisme?

    Il n y a pas en Israël une seule crise du logement il y a aussi, hélas, un anarchisme urbanistique. On peut s'en rendre compte en parlant avec des gens qui viennent acheter sur place un pied à terre et qui subissent bien des déconvenues et des avanies. Il n'est pas rare de surprendre des conversations en français à la terrasse des cafés d'hommes et de femmes, plus ou moins âgés, relater ce qui leur était arrivé avec les entrepreneurs et les corps de métier du bâtiment.

    Mais le pire n'est pas là. Il faut savoir que parfois lorsque vous achetez un appartement dans un immeuble avec vue sur mer, il n'est guère assuré ni garanti qu'il en sera toujours ainsi: après un laps de temps plus ou moins long, la municipalité peut, dans des conditions plus ou moins claires, octoyer un permis à un promoteur immobilier qui saura se frayer un chemin entre les différents écueils ( et D- sait qu'il y en a) des administrations concernées.

    Ceci est absolument incroyable, inimaginable et déroutant. On entend souvent les Arabes d'Israël se plaindre, mais il en va de même pour les citpyens juifs. Je ne parviens pas à m'expliquer cela. POurquoi? C'est incompréhensible. Pourtant, c'est bien réel. Promenez vous en bord de mer à NAtanya et vous verrez: des immeubles à dix ou cinq mètres les uns des autres. Au début, vous avez vue sur mer et peu de temps après, plus rien. Un immeuble.

    Même Beanjmain NAtanyahou s'insurge contre la burocratie et il faut bien le dire, la corruption.

  • Jérusalem, ville aux multiples spiritualités

    Jérusalem, Jérusalem, une ville aux spiritualités multiples

    Hier, toute la journée à Jérusalem. Nous avons traversé le souk arabe de la vieille ville, ce qui fut une révélation pour nos deux filles qui ont commencé par ressentir une ceetaine crainte dans un tel environnement dont elles ignoraient tout. Nous les conduisons vers le mur occidental, appelé improprement mur des lamentations. L'effet est grandiose mais le soleil est un soleil de plomb. Je me rends contre le mur pour y faire les dévotions du matin, des barbus me prêtent des tefilline et voient que je peux m'en tirer tout seul. A côté de moi, je suis ému d'éntendre un papa américain prier avec ses trois enfants de 5-7 ans. Je pense alors aux enfants de bet rabban qui priaient D de ne pas détruire le temple de Jérusalem.

    Autour de moi, les gens s'activent mais au bout d'une demi heure, je sors de l'espace sacré pour attendre la famille, présente chez les femmes, sur l'esplanade. Et là je vois de jeunes soldates, armées de leur inséparable M 16 se faire photographier.

    Nous poursuivons notre progression et allons montrer à nos filles l'église du SAint Sépulcre. S'ensuite une longue conversation car Laura constate que les catholiques font preuve d'autant de ferveur religieuse que les juifs. Nous entreprenons une longue visite et en sortant on retrouve des boutiques mais cette fois plus de musulmans mais des Arméniens, des Grecs orthodoxes et autres chrétiens orientaux. ON achète de l'encens naturel pour Paris.

    Déambulant à travers ce souk si pittoresque nous arrivons porte de Damas où un taxi arabe nous conduit jusqu'u King DAvid, hôtel mythique de Jérusalem. Superbe vue sur le reste de la ville, léger vent qui adoucit l'insupportable chaleur.

    La sensation qui nous envahit est unique, tant de gens venus du monde entier entendent se receuillir dans un lieu que l'Eternel s'est choisi dans la cité du roi DAvid.

    Je pense soudain à mes recherches sur ce dernier personnage, recherches qui ne laissent pas de place au sentiment religieux, pourtant si prégnant et si présent.

    Une ville sainte pour toutes les spiritualités.