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  • Le retour des Juifs en Allemagne: l'impossible retour?

     

      Dans son supplément dominical le journal Le Monde publie de très intéressantes pages sur la vie de la nouvelle communauté juive allemande qui serait aujourd'hui composée d'environ 200,000 âmes. Ce qui est un record. Cela tombe bien car j'entendais vous parler du livre du journaliste Olivier GUEZ, paru chez Flammarion sous le titre L'impossible retour: une histoire des juifs en Allemagne depuis 1945.

     C'est, à l'évidence un thème porteur qui ne manquera ps de susciter un puissant intérêt. Mais bien que souhaitant encourager un jeune écrivain à poursuivre, je dois, néanmoins, exprimer mes fortes réserves, dues principalement au traitement journalistique du sujet. quantité de noms sont jetés pêle mêle, quantité de détails isolés mixés ensemble, mais jamais une thématique, unique ou d'ensemble, n'est traitée jusqu'au bout.

        Quelques exemples: le cas même de Moïse Mendelssohn (1729-1786), fondateur du judaïsme allemand, et même au-delà d'Europe moderne, sur lequel lequel l'auteur de ces lignes fut le premier à rédiger un Que sais-je?; pas une fois, on ne n'est confronté à une seule de ses idées. Le nom de Hermann Cohen est aussi cité: pas un renvoi à ses œuvres en français que j'ai moi même traduites en français aux éditions du Cerf (L'éthique du judaïsme, 1994). La même chose pour Léo Baeck dont j'ai traduit trois aouvrages fondemantaux (L'essence du judaïsme; l'Existence juive; l'Evangile, une source juive)

       Mais, pour être juste, l'intérêt du livre est ailleurs: il nous offre des interviews d'hommes et de femmes aux aspérités de caractérs non arrondies, qui disent leur vie, leurs angoisses et leur vécu judéo-allemand. L'auteur a sillonné l'univers (Berlin, Tel Aviv, New York etc…) pour parler avec ces survivants «rémigrés»

       S'il avait eu une formation plus solide, l'auteur aurait pu écrire de très belles pages sur l"identité juive (nécessairement éclatée et éparpillée), d'une part, et la culture européenne ou simplement allemande, d'autre part. C'est exactement le thème qui a le plus fasciné Hermann Cohen dans ses Jüdische Schriften…

      Je ne voudrais pas aller plus loin dans la critique. Je reommande même de lire ce livre en espérant qu'en cas de réédition, son talentueux auteur, qui est doué au plan littéraire, puisse être plus assuré au plan de l'histoire des idées et de l'histoire tout court. Le sous  titre promet plus qu'il ne tien. On aurait dû nommer ce livre Voyages au sein de la communauté juive d'Allemagne après 1945.

     Mais ces critiques ne sont pas mal intentionnées. Elles visent à améliorer une base qui est bonne.
     

    Lien permanent Catégories : Philo
  • France: la modernisation du marché du travail et le service minimum

     

        Après la politique de civilisation, c'est une véritable révolution culturelle qui pointe le bout de son nez. Les Français, orphelins inconsolés et inconsolables des trente glorieuses, ne se résignent pas à la nouvelle situation qui s'impose; plus aucune catégorie socio-professionnelle ne peut avoir le droit de paralyser tout le pays pour voir ses revendications salariales satisfaites.

        Les entreprises privées, pour leur part, ne sauraient avoir les mêmes règles d'embauche et de licenciement que le secteur publoic, lui-même, soumis, depuis peu, à un véritbale changement de mentalité. La mondialisation est là, qu'on le veuille ou non. Elle dicte des lois, hélas, fort dures, que l'Etat ne peut plus radoucir dans tous les cas. L'Etat fait tout ce qu'il peut mais il ne peut pas tout faire…

        Ces mesures, appliquées avec humanité et compréhension, sont, après une nécessaire concertation, l'avenir. Le pays suivra-t-il? Comprendra-t-il que le travail et l'effort ne sont pas de avians mots? C'est toute la question…

      J'ai souvenance d'une formule très forte , prononcée, il y a au moins trois décennies,  par le défunt président Georges Pompidou, lors d'un belle conférence presse: rien ne s'acquiert une fois pour toutes, tout se conquiert chaque jour…
     

  • Georges W. BUSH au proche Orient (suite)

     

     

        Apparemment le Présiden t Bush veut vraiment laisser son empreinte au Moyen Orient puisqu'il a assuré que les Palestiniens auraient un Etat avant son départ de la Maison Blanche.

       Cela tient quelque peu de la pétition de principes. Et il a ajouté: d'un seul tenant. Comment serait-ce possible avec une partition de fait des territoires palestiniens? On imagine mal les autorités régissant la bande de Gaza se soumettant à Mahmoud Abbas…

        Quant aux conditions d'une paix durable, il est évident que le retour des réfugiés palestiniens est absolument inenvisageable: comment faire alors pour que l'Etat d'Israël reste un Etat juif, ce qui est sa vocation première?  En moins de cinqunate ans, il y aurait alors trois  Etats arabes; la Palestine, Israël et la Jordanie…

      Plus on se saisit de cette question, et pluys elle paraît insaissable… Que faire?