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  • ERS UNE REFONDATION DU PAYSAGE SOCIO-CULTUREL FRANÇAIS…

    VERS UNE REFONDATION DU PAYSAGE SOCIO-CULTUREL FRANÇAIS…
        Celui qui suit pas à pas les réformes en rafale voulues par Nicolas Sarkozy se rend immédiatement compte que le président, loin d’accréditer la thèse fausse d’un esprit emporté et brouillon, est en réalité un parangon de stratégie quasi militaire…
        Quelques exemples : le remodelage de la carte scolaire et universitaire. Fini le carcan imposé par l’idéologie socialiste qui entendait tout réglementer et tout régenter. Désormais, les universités ont regagné leur autonomie longtemps niée et les parents peuvent inscrire leurs enfants où ils veulent. Au nom de la mixité sociale (entendez le nivellement par le bas) on devait inscrire son enfant dans le périmètre scolaire et tant pis si les classes contenaient 28 nationalités dont la plupart n’étaient pas originellement francophones…
        La carte judiciaire : la Garde des Sceaux a mené son affaire rondement en supprimant et ou en regroupant tant de juridictions que les économies réalisées se feront positivement sentir sur le budget futur de la justice.
        La carte hospitalière : là aussi, les coupes claires ont franches ! J’ai une réserve cependant, sur ce point précis : les femmes enceintes et les personnes âgées seront tenues de couvrir des distances plus grandes en cas d’urgence.
        Et tout récemment, la carte militaire : près de 55000 postes supprimés ou reclassés ! 83 sites rayés de la carte. Des agglomérations vont devoir tout repenser. Mais la modernisation des armées est à ce prix.
        La France change à grands pas après avoir sombré des années durant dans l’immobilisme le plus complet.
       
       

    Lien permanent Catégories : France
  • IGAL SHAMIR, LE VIOLON D’HITLER, PLON, 2008

     

    IGAL SHAMIR, LE VIOLON D’HITLER, PLON, 2008
        Ceux qui ont la chance de connaître Igal Shamir vénèrent en lui le célèbre virtuose, le grand violoniste qui les a comblés de joie lors de ses récitals et qui, depuis quelques années à Paris, fait bénéficier de son très grand talent les élèves de la Scola cantorum … Et voici qu’il nous étonne et nous enchante par  cette publication aussi passionnante qu’inattendue : il signe, en effet, ce que je tiens pour le plus beau thriller de l’été. Quel style, quel rythme et quelle intrigue !
        C’est le talent du grand musicologue qui s’allie à l’adresse d’un excellent auteur de roman à suspense où le violon tient évidemment un rôle majeur. Impossible de résumer l’intrigue mais on peut dévoiler la trame du livre : dans un premier chapitre palpitant, un soldat allemand mobilisé durant la guerre à Paris vient rendre visite à l’un de ses amis et ancien collègue dans un institut d’études musicales. Ce dernier lui fait une offre qu’il ne peut refuser : il s’agit de se produire comme violoniste dans un château de Nevers devant un public constitué de grands dignitaires nazis, dont Hitler en personne, ce que le musicien ignorait parfaitement. Cet homme travaillait sur une histoire étrange et peu connue mettant en lien Monteverdi et un grand virtuose juif de Venise, au XVII siècle, Salomone Rossi dont on sait peu de choses. Chantre synagogal, Rossi ne pouvait donner toute sa mesure dans une société fermée qui rejetait les juifs et les enfermait dans des quartiers spécifiques.
     Le concert du soldat allemand est un grand succès, ce qui enhardit le virtuose à demander une faveur spéciale au dictateur du IIIe Reich.
        Ce dernier fait procéder aux vérifications d’usage avant d’accorder cette faveur… Mais lorsque la réponse téléphonique arrive de Berlin, c’est la catastrophe : Hitler brise en mille morceaux le violon de  l’instrumentiste et ordonne qu’il soit exécuté sur le champ. Ce qui est fait dans les deux heures…
        Le reste du livre se charge de dénouer cette intrigue bien ficelée. Pas un instant, on ne sent passer le temps tant le déroulement de l’action est prenant.
        C’est un livre que je recommande chaudement à tous les estivants, tous les vacanciers qui veulent se détendre en lisant .
     

  • LA TOURNÉE EUROPÉENNE DE BARAK OBAMA

     

    LA TOURNÉE EUROPÉENNE DE BARAK OBAMA
        Le candidat démocrate à la Maison Blanche remporte un grand succès en Europe. Sa tournée à Berlin fut, à ce que l’on dit, triomphale : environ 200.000 personnes venues l’écouter près de la colonne de la victoire (Siegessäule) de la capitale allemande.
        Comment s’explique ce succès auprès d’opinions européennes qui, en tout état de cause, ne votent pas ? Probablement par la différence de discours par rapport à celui du président Georges Walker Bush lequel n’a vraiment pas démérité. Il fut faire face aux attentats du 11 septembre et à une conjoncture internationale plutôt tendue. Mais c’est bien connu, les opinions publiques sont versatiles et oublieuses, voire carrément ingrates. Souvenons nous de Winston Churchill, le vainqueur de la seconde guerre mondiale. Sitôt la guerre finie, il fut remercié par ses chers électeurs qui ne voulaient plus de l’homme qui ne leur avait promis que du sang et des larmes…
        Pour le président Bush, ses détracteurs ne veulent voir que huit ans de guerre, huit années au cours desquelles les USA durent combattre en Irak, en Afghanistan et le terrorisme dans l’univers tout entier… L’homme moyen ne voit qu’une chose : la guerre, en oubliant que Bush se serait bien passé de tous ces événements dramatiques qui assombrirent sa présidence.
        La chancelière fédérale qui, tout en étant fille de pasteur, est loin d’être une enfant de chœur, ne se laisse endormir par des discours lénifiants sur le changement, le rêve, l’amour entre les hommes et la chute des murs entre les familles, les tribus, les religieux, les races… Elle assure que quelle que soit l’issue de l’élection, la politique américaine ne changera pas et la relation transatlantique ne sera pas d’une nature différente… En réalité, Obama tient un discours vague, différent, voire très éloigné des  réalités et ne se doute pas un instant de ce que peuvent être les relation internationales, leur cruauté, la duplicité et le cynisme des dirigeants de la planète.
        Il égrène donc son couplet avec une touchante bonne volonté qui, fatalement, plaît à des êtres encore jeunes ou à des adultes pas vraiment insérés dans la société qui change trop vite à leur goût. Un exemple : la chute du dollar ou la crise des subprimes, deux phénomènes qui secouent gravement l’économie mondiale, pourraient-ils être conjurés par des incantations ou par de beaux discours ? Autre exemple : l’homme de Chicago voulait dialoguer avec Téhéran !! Aussitôt recadré, comme on dit aujourd’hui, il ne veut plus et pense désormais que c’est le langage de la fermeté qui convient…
        Ce n’est pas sûr. Comme le disait David Ben Gourion dans ses mémoires, le monde n’avance pas par de beaux discours mis des actes commis par des hommes audacieux. Et dans ce domaine, le sénateur M. C. est nettement mieux armé.