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  • Le trio présidentiel, DSK, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen

    Le trio présidentiel, DSK, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen

    Nous quittons pour une fois le feuilleton désespérant de ces pays arabo-musulmans qui ont un accouchement difficile de la démocratie pour s’intéresser à ce qui va se passer en France, à l’orée des élections présidentielles de 2012. Un sondage publié ce matin a retenu toute mon attention comme celle, j’imagine, de l’Elysée : 26% pour DSK, 22% pour Nicolas Sarkozy et 18% pour Marine Le Pen. L’écart se resserre.

    Il est évident qu’une telle configuration ne laisse pas d’inquiéter. La journaliste qui a annoncé ce sondage sur BFM TV a bien montré la progression croissante de Marine Le Pen qui a su dépasser les phobies obsessionnelle de son père, s’abstenant de toute attaque antisémite ou xénophobe et traduisant sa méfiance à l’égard de l’islam par un habile discours sur la nécessité de défendre la laïcité.

    Ce thème, heureusement ou malheureusement, est très porteur et ceux qui s’en disent les victimes ont hélas concouru à sa montée en puissance. Si un certain nombre de gens s’abstenaient de toutes ces manifestations ostentatoires, de toutes ces exubérantes pratiques criardes dans les rues, les écoles et les cités, les choses iraient nettement mieux. Déjà un tour de vis est donné : je lis que tel projet de grande mosquée dans telle grande ville portuaire du sud de la France est gelé, que le président place une certaine religion au centre de ses préoccupations, que les journaux se font l’écho de l’échec du multiculturalisme et que tout le monde le rejette… Autant de signes qui devraient rendre attentifs mais qui, hélas, ne provoquent aucun effet sur les populations concernées.

    Bous allons donc vivre de moments de grande tension au cours des prochains mois. Soyons clairs : l’UMP et son candidat déclaré Nicolas Sarkozy ne se laissera pas distancer si facilement et se saisira, c’est de bonne guerre, des thèmes porteurs pour être en pise directe avec l’opinion et ses préoccupations.

    La France profonde retrouve soudain ses racines judéo-chrétiennes, elle veille sur son identité nationale et n’accepte plus ceux qui veulent la changer au lieu de se changer eux mêmes et de s’intégrer, sans mettre constamment en avant leurs différences. Je le constate nettement en mesurant les demandes d’interview que je reçois tant de la radio que de la télévision sur le livre que j’ai traduit, introduit et muni d’une postface inédite, La haine de soi de Théodore Lessing (Pocket, Agora, 2011). Je ne m’imaginais pas un tel engouement… Passage sur France-culture dans le Nouveaux Chemins de la connaissance, interview sur Judaïques FM, passage sur France 2 le 6 mars de 9h30 ) 10 h, demande d’interview sur France 3, Radio Nissan (Nice) cet après midi, etc…

    En résumé, je rappellerai cette prédiction, suivie d’effet, de Mikhaïl Gorbatchev sur ceux qui méconnaissent le sens de l’Histoire et qui seront balayés par le vent de l’histoire… Comme en Egypte et en Tunisie. Et prochainement en Libye.

  • La Turquie, un modèle pour les Arabes ?

    La Turquie, un modèle pour les Arabes ?

    Si je reviens succinctement sur cette question, déjà largement débattue il y a quelques jours puisque vous avez été plus de 2500 à visiter le blog, c’est parce que je lis dans le journal Le Monde en date du 17 février, page 15-16 un long éditorial ainsi que d’autres articles moins longs qui vont dans le même que l’analyse de Me Dorothée Schmidt, passée sur BFM TV. Et dont je n’ai fait que résumer de manière fidèle teneur car elle m’avait convaincu.

    Dans son décryptage, Le Monde dit exactement la même chose que nous. Il analyse que l’actuel Premier Ministre turc, islmaiste de son état, avait orchestré son sortie fracassante à Davos lorsque le président israélien avait pris la parole. Le Monde relève le caractère arrangé et artificiel du Turc et ajoute que même M. amr MOUSSA (qui n’aime vraiment pas Israël et qui est secrétaire général de la ligue arabe, est sagement resté assis sur son siège.

    Le Monde souligne que le Premier Ministre turc soigne sa popularité dans la région et avait bien préparé son coup en vitupérant publiquement Israël tout en continuant à coopérer avec lui sur le plan militaire (secrètement) et sur le plan économique (une puissante société prospecte du pétrole au large de Haïfa.

    Le Monde évoque les réaction de M. Erdogan face à la crise tunisienne et égyptienne. En fait, il veut donner des leçons, espérant toujours attirer l’attention bienveillante des Européens qui n’en veulent pas dans l’Union Européenne. Ce point est crucial.

    Le Monde ajoute que la Turqiue est le monde islamique et arabe une sorte d’Occident de substitution, un lieu rêvé où là au moins on peut être musulman, et se rapprocher de la démocratie. Et pour boire du raki, boisson alcoolisée semblable à l’ouzo grec.

    Mais Le Monde conclut son éditorial par un paragraphe –intitulé impasses et tabous La citation d’OVIPOT est si critique et si négative que je m’abstiens de la reproduire afin de ne pas susciter l’ire et l’incompréhension de quelques visiteurs, toujours les bienvenus ! Que voulez vous, parfois, l’autocensure s’impose d’elle-même/

  • La contestation dans le monde arabe : une chance pour l’islam ?

    La contestation dans le monde arabe : une chance pour l’islam ?

     

    Décidément, on va finir par en perdre la raison ! Chaque matin que D- fait, il y a de nouveaux troubles dans le monde arabo-musulman. Partout, c’est le même appel à plus de démocratie (dans la mesure où elle y existait déjà), à moins de corruption et au respect de la dignité et des droits de l’homme (hukouk al-insane).

    C’est en entendant les dépêches des journalistes que l’on prend vraiment conscience des anomalies et des dysfonctionnements qui plaçaient ce monde islamique en dehors des chemins de la démocratie et du développement. Mais une énigme subsiste, cependant : comment a-t-on pu bâillonner, écraser pendant des décennies des pays entiers, ériger les forces armées en un unique corps organisé de tous ces pays et noyer dans le sang la moindre contestation.

    Je refuse, pour ma part, les explications qui dressent le constat d’une incompatibilité totale entre cette civilisation là et les valeurs démocratiques grecques ou judéo-chrétiennes.

    Nous avons tous relevé un fait marquant et clivant : aucune de ces révolutions arabes n’a manifesté le moindre désir des valeurs islamistes ; au contraire, tous les manifestants ont tourné le dos aux valeurs de la régression et de l’arriérisme, appelant de leurs vœux ardents la renaissance de la démocratie.
    Qui aurait prédit, il y a tout juste une semaine ou deux que même la Libye serait contaminée par le vent de la contestation ? Qui aurait misé sur des troubles à Bahrein ? Et qui sur deux dictatures solides comme la Syrie et l’Iran ?

    Ce dernier pays a subi un certain nombre de déconvenues dont on parle peu mais signent l’affaiblissement intérieur de son régime…

    Tout d’abord, il y a eu cette cyber agression qui a stoppé net le fonctionnement de milliers de centrifugeuses, relatardant d’autant l’avancée du programme nucléaire iranien. Ensuite, il y eut cette mystérieuse explosion de l’unique site de missiles balistiques, privant ce pays de toute capacité de riposte en cas d’attaque.

    Mais le plus grave, ce sont les ferments de la discorde au sein même du régime puisque le Guide suprême invite ses partisans à lui manifester bruyamment son soutien, au lieu d’appeler à l’unité nationale et à la réconciliation. Même le président Ahaninedjad ne cache plus à la télévision l’importance ni la virulence de cette opposition.

    Mais ce vent de l’histoire qui balaie les tyrans (zemir ‘aritsim) peut aussi avoir des retombées positives : en l’occurrence l’émergence d’un islam libéral d’Europe. Un islam en paix avec les autres et en accord avec la laïcité.

    Un élément important du dernier discours du président Sarkozy est passé inaperçu : la place de l’islam dans notre société. L’UMP se prépare à en parler car elle ne veut pas que le FN s’empare de ce sujet délicat qui fait grimper Marine Le Pen dans les sondages…

    Il faut rester optimiste car en se réveillant les foules arabes ont montré qu’elles pouvaient aspirer aux même idéaux que la majorité des habitants de cette planète : la paix et la fraternité.