En flânant dans les rues de Tel Aviv….
Quel bonheur de découvrir des rues encore inconnues de nous dans cette ville si changeante et si charmantes ! Nous avons commencé par chercher la rue Abraham Mapou, l’un des premiers écrivains néo-hébraïques, qui avaient même, dans l’un de ses romans, puisé dans la littérature française. Cela me paraissait étrange de traverser une rue dont le nom m’était familier durant mes études. Après avoir laissé le véhicule dans une rue adjacente, la rue Frishmann, nous nous retrouvons rue Ben Yehouda, lui aussi grand lexicographe néo-hébraïque, auteur du premier grand dictionnaire que j’ai tant de fois utilisé. Il s’agit de l’une des plus grandes artères qui traversent la capitale économique du pays.
Quel trafic, quelle circulation ! Même si votre portable sonne dans votre poche, vous ne l’entendez pas tant la cameur est grande. Je m’arrête dans une échoppe qui vend des Bibles. Une dame d’origine indienne me reçoit et me montre les déditions de Bible dont elle dispose. Elle me conseille d’aller rue Rambam où, me dit-elle, je trouverais ce que je cherche. Nous nous y rendons à pied. Les rues que nous traversons m’étzient inconnues, nous remontons toute la rue Ben Yehouda, puis le boulevard Allenby et enfin, à droite, se teouve la rue Rambam, une rue piétonne. Je trouve le magasin et j’achète ma Bible après en avoir légèrement marchandé le prix.
Une discussion s’engage entre le jeune libriare et moi-même : je lui explique ce que je fais, il me regarde avec admiration lui qui, un instant auparavant, me demandait si je savais déchiffrer l’hébreu.. Il me montre la devanture de son magasin au même endroit en 1940 dans un quartier où les habitations arabes étaient nombreuses et dont l’architecture de certaines coupent le souffle, tant elle sont artistiquement conçues.
On s’installe dans un café meublée à la mode des années 70, le café est buvable mais c’est le bâtiment en soi qui retient notre attention. Mais la plus grande surprise est à venir : en marchant quelques centaines de mètres, nous tombons sur l’un des marchés les plus populaires de Tel Aviv, le Chouk ha-Carmel. Quelle vie, il grouillait de monde, tous ces jeunes, garçons et filles ; je m’arrête devant un marchand de cacahuètes et d’amandes salées et grillées que j’adore. Ensuite, on regarde des polos d’imitation que je laisse généralement sur place pour les grandes chaleurs de l’été.
Et un peu plus loin, j’avise une échoppe o ù l’on vend des valises. Danielle s’approche et je dois traduire. L’homme auquel je m’adresse me semble sympathique. Pendant que Danielle regarde, nous devisons et il me demande si je suis français. Oui, dis je, et il me demande aussitôt si j’aime le foot ball… Pourquoi ? Parce que j’ai été joueur de l’équipe de foot ball de Strasbourg pendant trois ans, il y a si longtemps.. Vous vous rendez compte : trouver un ancien de Strasbourg dans un marché de Tel Aviv !
Armé de ma nouvelle valise, j’y installe nos achats et nous nous mettons en route vers le boulevard Ben Yehouda. C’est alors que Danielle suggère de traverser une rue pour rejoindre le front de mer. Et là, j’ai senti battre le cœur de Tel Aviv : que de jeunes, que des visages connus que je salue ! Quel beau coucher de soleil que nous admirons pendant cinq bonnes minutes…
On reprend notre marche pour nous rendre au restaurant Barbounia afin d’y manger de bons petits rougets frits. Nous refaisons le même chemin mais en sens inverse. Laura est ravie à l’idée de retourner chez Barbounia mais ne veut plus manger de rougets.. La chaleur ne se relâche, même vers 20 heures.
Après le repas, une belle journée s’achève et nous rentrons à la maison où la télévision nous apprend que c’est le Hezbollah qui est accusé par le Tribunal Pénal de l’assassinat de M Rafic Hariri, que el Assad continue de tuer son peuple, que Ali Abdallah Saléh n’entend pas partir, que Khaddafi est malade mais ne veut pas se rendre, etc…
En somme, une banale journée, mais avec un magnifique ciel bleu au-dessus de Tel Aviv.
Vu de la place Victor-Hugo - Page 896
-
En flânant dans les rues de Tel Aviv….
-
Quel avenir pour l’Euro ?
Quel avenir pour l’Euro ?
A moins que tout ne trompe, les deux partenaires, Français et Allemands, ont trouvé un terrain d’entente qui devrait conforter la position de l’Euro pour les semaines, voire les mois qui viennent. Mais le centre d’intérêt s’est déplacé, on ne se demande si l’Euro va être sauvé, mais qui l’a vraiment sauvé, au juste.
Or, force est de constater que ce sont les Allemands qui tiennent le haut du pavé (en allemand, die das Sagen haben). Madame Merkel a eu l’élégance de suivre les points les plus importants des demandes françaises, car mieux vaut agir intelligemment que de faire sentir aux autres que l’on a toujours raison.
La chancelière a bien eu raison de rejeter catégoriquement l’idée d’obligations de l’Euro, encouragement conscient ou inconscient des mauvais élèves de la classe européenne. J’ose le dire et le redire : que se passerait-il si les Allemands quittaient l’Euro et décidaient de revenir au mark, à l’occasion d’une consultation électorale de caractère euros sceptique ? Je n’ouvre ouvrir la discussion de peur d’ouvrir sous nos pieds un gouffre insondable. Ce serait l’apocalypse..
Cela ne sert pas à grand-chose de le redire, mais l’entrée dans l’UE n’aurait pas dû aller de pair avec l’adoption de l’Euroe. Ce fut une erreur majeure et les Allemands ont raison de se méfier.
Que se passerait-il si les Italiens et les Espagnols s’effondraient comme les Grecs ? Les Allemands n’ont pas l’intention de payer et ils ont bien raison.
-
Pendant que les forces armées syriennes bombardent les camps de réfugiés palestiniens, la TV diffuse chants et artistes de variété..
Pendant que les forces armées syriennes bombardent les camps de réfugiés palestiniens, la TV diffuse chants et artistes de variété..
En hébreu on dit lo ye’ouman ki yessoupar pour exprimer : c’est incroyable !
Avant d’aller à la plage et pour ne pas cuire au soleil, je regarde les TV arabes puisque mon épouse m’interdit (sous peine de graves sanctions) de lire ou d’étudier ! Alors je tente de comprendre ces gens qui sont à la fois si près et si éloignés d’Israël.
Et là, je vois et écoute le speaker qui s’attarde longuement sur les images d’attentats à Bagdad énonçant complaisamment le nombre élevé des morts et montrant l’étendue des dévastations.
Quelques phrases pour dire que des bandes armées, qualifiées de terroristes (irhabiyim moussalahim), fuisent après avoir attaqué les forces régulières du pays. Pas un mot sur l’attaque depuis la mer des camps palestiniens..
Par contre, tout une rubrique sur le bomabrdement par Israël de Gaza. Mais on oublie de dire que cette attaque répond au tir d’un missile sur Béershéva..
Quoi qu’il en soit, il est sidérant de voir cette TV, au moment même où j’écris, j’entends et vois tout un orchestre d’au moins trente instrumentistes exécuter des mélopées qui me plaisent. Mais je n’arrive pas à me faire à l’idée que pendant ce même moment, le pays est à feu et à sang et que même les Etats arabes se désolidarisent d’El Assad (dont la traduction arabe signifie : lion).
Du coup, je me suis souvenu des rodomontades de Nasser en juin 67 qui disait que ses avants gardes étaient dans les faubourgs de Tel Aviv alors que les Israéliens avaient avancé en territoire égyptien et capturé des armées entières.
Décidément, le fossé culturel est incomblable. Ei efchar le gacher et ha pa’ar. Mais alors que termine ce blog, la TV syrienne continue de me bercer de ces mélopées fortement orientales.