Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Vu de la place Victor-Hugo - Page 971

  • Khaddafi et la Suisse, aujourd'hui

    Khaddafi et la Suisse, aujourd'hui


    On pourrait penser que c'est un juste retournement des choses, un remise à l'endroit de ce qui fut à l'envers. aucun Suisse n'a oublié les humiliations que le colonel libyen a fait subir à la bonne ville de Genève, suite à l'interpellation de l'un de ses fils qui s'était remarquablement mal conduit. Aujourd'hui, ce n'est plus la Suisse qui tremble ni les autorités genevoises, c'est la maison Kaddafi elle-même, qui est menacée d'effondrement et même d'annihilation.

    J'étais sur le plateau de Genève à chaud de notre ami Pascal Décaillet le jour où les deux citoyens suisses retenus en Libye avaient été libérés et j'ai senti combien les gens sur le plateau retenaient leur joie afin de ne pas froisser l'incorrigible colonel, capable de tout. Et absolument imprévisible.

    Souvenons nous: le colonel disait que la Suisse devait disparaître et être répartie entre la France, l'Italie et l'ALLEMAGNE; eT TOUTES CES GENTILLESSES PARCE QUE LA POLICE GENEVOISE AVAIT FAIT SON TRAVAIL; je pense que l'on ne doit jamais se prosterner devant un dictateur sanguinaire qui massacre aujourd'hui son proore peuple, en révolte contre lui.

    Avez vous oublié la visite du président de la Confédération, ce fut pire que le voyage à Canossa. Et malgré tout, le clolonel ne s'était pas calmé, allant jusqu'à exiger la constitution d'un comite d'arbitrage, censé lui rendre justice et faire droit à sa demande.

    Mais il reste au colonel une dernière carte à jouer: demander l'asile politique à Genève... Ce serait assez piquant.

    Je ne me réjouis pas de la chute d'un être humain, mais est ce encore un être humain quand un homme se conduit de la sorte? Les nations européennes et l'OTAN devraient se porter au secours des populations martyrisées erleur forunir les aides alimentaire et médicale nécessaires.

    Le colonel peut toujours aller en Corée du Nord ou chez son ami l'autre colonel... Hugo Chavez

  • Que se pqsse t il en Libye?

    Que se pqsse t il en Libye?

    DE là où je me trouvais, j ai pu prendre connaissance de l'intégralité des discours fous du colonel Khaddafi. Je l'ai suivi alkors qu'il haranguait les foules, menaçait ses eenmis, traiter de chiens les jouranlistes qui disaient qu'il s'était enfui. C'était assez surréaliste: dire, tout comme son fils, que tout  va bien alors qu'il ne contr^ole plus que Tripoli et encore, est assez effarant.

    La seconde fois, il a parlé devant une foule peu nombreuse, pour ne pas dire clairsemée, invitant ses auditeurs à chanter, à danser et à être heureux... Absolument incroyable, du jamais vu!

    La télévision israélienne qui n'en demandait pas trant a fait passer une large rétrospective des excentricités du colonel: on le vit traiter les membres de l'Asemblée générale de l'ONU d'endormis (kullekoum naimin) et leur jeter le texte de son discours, sans même parler de son algarade avec l"un des traducteurs en arabe.

    Mais aujourd'hui, le problème n'est pas cela, c'est la folie meurtrière d'un homme qui n'a rien vu venir, qui est rejeté par son peuple et qui n'en continue pas moins de prétendre que tout va bien ( kol schi bi-khir)

    Combien de temps va t il encore tenir sans ravager toujours plus son pays? C'est là tout le problème.

    >Ce qui m' a frappé, c'est le demande réitérée de vétérans de l'indépendance de tous ces pays, jadis colonisés, qui demandent à cor et à cri une intervention de ces mêmes puissances qu'ils chassèrent il y a quelques décennies avec une attaque armée, rejetant notre culture, nos traditions et notre système politique...

    Juste retour des choses? Je ne sais. Mais ce fait méritait d'être relevé

  • Les leçons d’un remaniemùent

    Les leçons d’un remaniemùent

     

    On savait, depuis quelques années déjà, que la France était entrée dans la mondialisation. Depuis hier dimanche, cette mondialisation est au cœur même des préoccupations du pays. C’est la première fois, je crois, depuis la fin de la guerre d’Algérie, que des événements extérieurs (et quels événements extérieurs !) rendent obligatoire un remaniement ministériel en profondeur. On ne parle pas du nombre de ministres qui entrent au gouvernement ou le quittent, on parle de l’importance des personnalités qui changent d’affectation ou qui en sont désormais privées.

    Le premier enseignement à tirer de cette affaire un peu improvisée, tout de même, (et l’on sait que des remaniements trop proches les uns des autres génèrent une fâcheuse impression d’instabilité ministérielle) est le renforcement de M. François Fillon dont le nom est désormais régulièrement cité dans ce qu’on peut appeler le tandem de l’exécutif. Ceci est un point important et le précédent remaniement n’eût pas été ce qu’il fut, si le Premier Ministre avait été rassuré sur son sort personnel dès le début et qu’on avait fait l’économie de tant de semaines d’incertitude… Donc, sur ce point précis, au moins, prévaut une impression de solidité et de stabilité, le Premier Ministre ayant maintes fois prouvé sa carrure d’homme d’Etat.

    Mais la leçon majeure que l’on peut tirer est que la politique méditerranéenne de la France doit évoluer, certains diraient même qu’elle devrait exister enfin. Ceci n’est pas une critique voilée de la politique menée au cours des dernières semaines, mais plutôt le constat d’une inadaptation à une situation en constante évolution. Le corps diplomatique doit diversifier ses sources de recrutement…

    De même que personne (dixit Sa Majesté la reine d’Angleterre) n’a vu venir la crise financière, personne n’a pré-vu les profonds bouleversements qui frappent les pays arabes comme un typhon qui déjoue toutes les prévisions. Même les Israéliens, qui gardent pourtant les yeux rivés sur le moindre mouvement chez leurs voisins, n’ont pas anticipé la crise. Du temps de Valérie Giscard d’Estaing, suite aux différents chocs pétroliers, l’ancien président avait parlé de gérer l’imprévisible…

    Au fond, même si des raisons de politique intérieure rendaient le présent remaniement incontournable, c’est la politique extérieure régionale (mare nostrum) qui a prévalu et dicté les choix fondamentaux.

    En écartant M. Brice Hortefeux de la Place Beauvau, le président a donné raison à Ernest Renan qui recommande de ne jamais sacrifier la critique à l’amitié. En élargissant la saisine traditionnelle du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a pris conscience que l’immigration risquait de devenir le problème prioritaire de la nation, en raison justement des révolutions arabes. Il a donc nommé à ce poste si sensible M. Claude Guéant qui est le personnage le plus secret, le plus précis et le plus méticuleux que je connaisse.

    Enfin, l’arrivée de M. Alain Juppé au Quai d’Orsay aurait dû avoir lieu dès novembre. Un tel homme est en mesure de réinventer, ou, à tout le moins de réactualiser une politique arabe de la France. Sûr de lui, inflexible, parfois même cassant (cf. le temps où il était à Matignon), M. Juppé peut nous frayer un chemin à travers les dédales d’un monde de plus en plus complexe et de plus en plus dangereux.

    Désormais, l’opinion attend du président de la République un parcours sans faute. Et ce gouvernement doit rester en place jusqu’aux élections présidentielles.