BLOG
Existe-t-il un mauvais sort, une fatalité en politique ? On pourrait le croire en réfléchissant sur le cas d’Alain Juppé, ancien Premier Ministre, ancien ministre des affaires étrangères, ancien Ministre d’Etat chargé de l’écologie, de l’aménagement et du développement durables… Brillantissime pour les uns, psychorigide pour les autres, M. Juppé n’a jamais eu de chance. Et c’est dans un esprit de grande compréhension que nous rédigeons ce papier, un peu comme un hommage à un homme qui avait relevé le défi du destin, destin qui le poursuit jusqu’à ce dimanche fatidique du 17 juin, au cours duquel une candidate inconnue du parti Socialiste, Madame Delaunay lui a ravi son poste de député à moins de quatre cents voix
La politique est un jeu cruel, elle ne connaît pas d’amitié mais seulement des rivalités et des concurrences et n’a qu’une règle : gagner, se faire élire, battre les autres.
On peut, cependant, s’interroger sur certains calculs pré-électoraux qui nous conuit à la situation dans laquelle nous nous trouvons ; alors qu’on savait bien que le seul candidat menacé parmi les ministres n’était autre qu’Alain Juppé, on décida qu’un échec entraînerait eo ipso le départ du gouvernement. Auparavant, il y eut cette mention quelque peu imprudente de la TVA sociale sur laquelle l’opposition –et c’est son rôle- sauta à pieds joints. La suite ne se fit point attendre : échec, annonce de démission et départ… Et selon M. Raffarin qui s’y connaît, une telle bévue fit perdre plus de 60 députés à l’UMP !
Une autre issue était-elle inconcevable ? Constitutionnellement, le Président de la République peut refuser une démission ou la remettre à plus tard. On aurait alors évité un grand remaniement et le départ de celui qu’il faut bien considérer comme le meilleur de la classe. Ces meilleurs qu’on l’on sacrifie toujours injustement car ils font de l’ombre.
Vu de la place Victor-Hugo - Page 1513
-
Le cas d'Alain Juppé
-
L'avenir de la Palestine…
Que va-t-il se passer dans les territoires palestiniens? Les récents développement laissent augurer un avenir plutôt sombre pour des populations durement éprouvées par la guerre, le blocus et l'isolement. Et voici qu'aujourd'hui ces Palestiniens qui n'ont pas d'Etat héritent de deux gouvernements qui s'excommunient…
Comment en sommes nous arivés là? Il est indéniable que la main de l'Iran est bien présente et que la Syrie, elle-même inquiète de se voir reprocher son rôle dans les troubles qui secouent le Liban, partage, pour une large part, la même responsabilité.
Pour Israël, la conséquence pourrait être dramatique: avoir une frontière commune avec un gouvernement palestinien qui administre la bande de Gaza, en étant aux ordres de la faction dure de Téhéran. On aura noté aussi que c'est un général, auréolé de larges victoires par le passé, qui hérite du ministère israélien de la défense. Cette nomination pourrait bien changer la donne en profondeur: Ehud Barak connaît bien Tsahal, il a été successivement chef d'Etat-Major, ministre de l'Intérieur, ministre de la défense et premier ministre. Enfin, c'est lui qui avait décidé d'évacuer le sud du Liban en 2000…
Que proposera-t-il de faire? Il est vrai que par son extérmisme le hamas vient de donner au Président Abbas et à son mouvement le Fatah l'occasion rêvée de réclamer l'appui politique des USA et le soutien militaire d'Israël pour reconquérir la bande Gaza. Une fois de plus, les ultras n'ont pas compris qu'avant d'agir il faut toujours penser au jour d 'après, the day after…
Sans argent ni fourniture d'énergie, reconnu par personne, exception faite de ses parrains syrien et iranien, le Hamas va être acculé. Mais cédera-t-il sans combattre? C'est très peu porbable…
C'est donc une nouvelle fois le peuple palestinien qui va souffrir des divisions sempiternelles de ses dirigeants. Il est temps que les grandes puissances se saisissent de ce problème gigantesque que posent les régimes islamistes radicaux dans le monde: il faut développer de nouvelles approches, mieux excpliquer et faire triompher le plus possible les régimes démocratiques dans ces régions du monde.
Tant que cela ne sera pas fait, nous n'aurons pas la paix. Qu'attendons nous pour agir?
-
Le second tour des élections législatives françaises
Blog
Les résultats du second tour des élections législatives françaises suscitent un certain nombre d’interrogations, même si les premiers commentaires, centrés exclusivement sur des prévisions -de sondages- incontrôlées, pour ne pas dire aventureuses, expliquent en partie ce qui s’est passé.
Une brève rétrospective s’impose : après des années d’immobilisme et de stagnation, de négligence de la politique intérieure au profit du vaste monde international, un homme, encore jeune, bouscule les habitudes et les hommes pour s’imposer largement à la tête de l’Etat. Nicolas Sarkozy, on l’aura compris, veut avant tout rénover la France et celle-ci, séduite par son allant, son énergie et son dynamisme l’a bien élu.
La seconde phase se passe plutôt bien, pour ce qui est de la première manche : environ 100 députés UMP élus dès le premier tour et une droite confiante, sûre d’elle-même, malgré les mises en garde du Premier Ministre François Fillon… Intervient alors une incroyance inadvertance : on se met en parler, sur els ondes et à la télévision de TVA sociale, thème jadis proposé par le socialiste Dominique Strauss-Kahn mais aussitôt dénoncé par les ténors du PS, notamment Laurent Fabius, puisqu’il est désormais repris par la droite… La suite est évidente : comme pour le référendum concernant la constitution européenne, une campagne est lancée qui montre bien, une nouvelle fois, que les Français aiment le changement sans vouloir changer…
Il demeure que la majorité présidentielle a gagné les élections mais comme ce fait n’a pas l’ampleur escomptée, on parle d’une demi victoire…
Les leçons à tirer sont de deux ordres : la communication politique, notamment ministérielle, est délicate et représente une arme à double tranchant. Et, enfin, les medias qui avaient annoncé le résultat des sondages comme s’il s’agissait de données concrètes et avérées ont occulté la nature même de l’enjeu. En faisant oublier un principe bien connu : une élection n’est jamais gagnée d’avance…
Le point positif, c’est que la démocratie a fait des progrès : sans gêner le président Sarkozy, l’opposition pourra faire son travail qui est de proposer des réformes et de talonner le pouvoir.