Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Vu de la place Victor-Hugo - Page 1515

  • le livre de Tom SEGEV, 1967, Paris, Denoël


    Cela fait quarante ans aujourd'hui que la geurre des six jours éclatait et donnait à Israël une incontestable suprématie aérienne qui allait décider de l'issue de cette confrontation armée, encore une, entre Israël et ses voisins. Tom SEGEV, journaliste et chroniqeur isréalien connu, a consacré plus de 600 pages à cet anniversaire et sa somme se lit comme un roman policier.

    Bien introduit, ayant eu accès à tant de notes secrètes aujourd'hui déclassfiées, l'auteur a donc puiser aux meilleures sources et nous renseigner sur des aspects peu connus ou tenus secrets jusque là. on sent en particulier les hésitations, pour ne pas les atermoiements du Premier Ministre de l'époque Lévy Eshkol, la haine tenace que lui vouait David Ben Gourion, les luttes sourdes qui secouaient la direction politique israélienne, opposée la plupart du temps à la haute hiérarchie militaire (au point que les jeunes généraux, rêvant d'en découdre appelaient les politiques les juifs tandis que ces derniers les surnommaient les prussiens!); on voit un général Rabin, tout jeune jeune chef d'Etat-Major, sombrant dans une inquiétant dépression avant de se ressaisir… Enfin, des choses qui nous étonnent et nous inquiètent.

    Les choses les plus émouvantes sont probablement les comptes rendus d'entrevues secrètes entre le défunt roi Hussein de Jordanie et les émissaires du gouvernement israélien; le «petit roi» recherché par les un s et méprisé par tant d'autres, a finbi par perdre une bonne moitié de son petit royaume, pris dans un engre,age qui le dépassait de très loin… Et puis, il y eut cet étrange bombardement du navire espion isréalien, le Liberty pour lequel on n'a jamais su ce qui s'était vraiment passé…

    Un livre à lire…



  • Retour sur la guerre des six jours…


    Le journal Le Monde, daté des 3-4 juin, purblie en page 12, dans la rubrique Décryptages, une interview, menée par Sylvain Cypel, de Tom Segev, chroniqueur au journal Ha-Aréts et auteur d'un livre intitulé 1967: six jours qui ont cnagé le monde (Paris, Denoël).

    On y lit que cette guerre, déclenchée à un moment où l'armée de l'Etat hébreu était, certes, très forte, mais où le pays se trouvait dans une situation préoccupante, a bouleversé les données géostratégiques de la région, et, partant, du monde tout entier.

    On apprend que les Israéliens étaient, à l'époque, très partagés sur la guerre et sur ses objectifs: Lévy Eshkol, alors Premier Ministre, ne voulait bouger qu'après s'être assuré de l'appui politique et militaire du président américain Lyndon Johnson, alors que les jeunes généraux, presque tous issus du yishouv, c'est-à-dire nés sur place, rêvaient d'en découdre… Une certaine incompréhension s'était même insinuée dans l'establishment politico-militaire de l'époque: les généraux étaient appelés les prussiens alors que les dirgeants politiques, tous nés en diaspora (Moshé Dayan y coimpris) étaient appelés… les juifs!

    Après que l'issue de la guerre ne faisait plus de doute, les généraux ont insisté pour attaquer la Syrie, conquérir le Golan et pousser ainsi leur avantage jusqu'au bout! Le général Dayan, alors ministre de la défense, n'était pas convaincu, craignant une possible intervention soviétique aux côtés des Syriens…

    Certaines conséquneces furent absolument inattendues: outre la réintégration des juifs orientaux dans le jeu politique en Israël, il y eut une sorte de «rejudaïsation» des prussiens qui découvraient les lieux saints (le mur des Lamentations, le caveau des patriarches…) D'où les photographies émouvantes qui firent le tour du monde, où l'on voit un Moshé Dayan, se recueillant devant les vestiges du Temple de Jérusalem. L'histoire retouvait en quelque sorte, sa place dans l'histoire d'Israël…

    Mais la conséquence la plus grave fut évidemment l'occupation de territoires et l'administration idrecte de millions d'ex-citoyens égyotiens et jordaniens. Israël qui n'eut pas le choix, face à une guerre qui lui fut imposée, en paie le prix aujourd'hui encore…

  • Nicolas Sarkosy, une nouvelle ère de la politique française…



    Tous les observateurs sont unanimes, mêmes ceux qui se veulent proches de l'opposition: l'activisme du nouveau président français, le fait qu'il se batte sur tous les fronts, recadre ses ministres les uns après les autres et continue de s'adresser aux Français acomme il le faisait avant les léections, tout ce ci marque une étape nouvelle dans la politique française.

    La politique européenne d'abord: Nicolas Sarkozy sillonne l'Europe et convainc de la justesse de ses positions Espagnols et Allemands, même si dans ce certain cas ce n'était pas gagné d'avance.^

    Pour Madame Ingrid Bettencourt il semble qu'il ait trouvé les arguments qui touchent le président bolibien et l'amènent à composer avec les FARC.

    Enfin, au plan intérieur, il engage toutes les réformes avec constance et sérieux à un moment où les Français ne pensent qu'à organiser de bonnes vacances estivales: touy passe: la justice, les finances, l'université etc…

    Je ne parle même plus des élections législatives tant leur résultat apparaît comme un acquis! Les socialistes, unique force d'opposition encore organisée, n'espèrent plus qu'une chose: limiter l'ampleur de la défaite.

    Voici un homme qui a su parler au cœur de la France et trouver les moyens de la faire. Puisse-t-il continuer à être en osmose avec un peuple qui a usé tant de gouvernements et constitutions…