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Vu de la place Victor-Hugo - Page 1517

  • Le nucléaire iranien


    Blog :

    Le comportement de l’actuel directeur de l’AIEA, l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, ne laisse pas d’étonner, voire même d’inquiéter. Même la France, qui a jusqu’ici temporisé, hausse le ton et demande des explications. Comment peut-on, alors qu’on est chargé de contrôler le nucléaire iranien, proposer d’en prendre son parti et proclamer urbi et orbi qu’on devrait s’en accommoder et permettre à ce pays de développer son avance dans un domaine aussi sensible ?

    Le directeur de l’Agence a très certainement eu connaissance des propos irresponsables du président iranien concernant Israël et l’Holocauste et doit savoir à quand s’en tenir si, par malheur, un tel régime parvenait à se doter de l’arme nucléaire.

    On en vient à se demander si parfois, le choc des civilisations n’est pas en train de prendre le pas sur le dialogue des cultures. Je veux dire par là que les différents pays, appelés à parler entre eux, ne placent pas toujours derrière les mêmes mots les mêmes concepts. En d’autres termes, ils ne disent pas la même chose. Comment s’entendre (au propre comme au figuré) si l’on n’entend pas les mêmes choses ? Comment expliquer à un président qu’on ne peut pas proclamer sa volonté de rayer un pays de la carte ? En soi et à elle seule, une telle déclaration est déjà «hénaurme»… Et pourtant, son auteur persiste et signe.

    Il convient donc d’œuvrer sérieusement et sans langue de bois à une homogénéisation des cultures, tout en respectant les spécificités de chacun. Mais il faut se souvenir que la Culture universelle transcende toute les cultures nationales ou religieuses qui n’en sont que des sous-produits…

  • Victoire du Président BUSH



    Blog

    La récente victoire du Président des Etats Unis face à un Congrès à majorité démocrate nous révèle un Georges Walker BUSH bien plus pugnace et ferme qu’il n’y paraissait. Ce vote favorable qui a permis de débloquer les crédits militaires marque probablement un tournant non seulement dans la guerre sur le terrain mais aussi dans le cœur des citoyens américains. On se souvient d’un célèbre éditorial de Jean-Jacques Servan-Schreiber dans l’Express où ce dernier expliquait la victoire du Vietcong en partie grâce un point de propagande marqué à l’intérieur des USA : les communistes avaient réussi, grâce à une communication très habile : avoir réussi à introduire la haine et la peur de la guerre dans le cœur même de la jeunesse américaine…
    Le Président BUSH a peut-être réussi l’opération inverse : insérer dans la pensée des citoyens des USA que la guerre d’Irak vaut la peine d’être conduite et qu’elle se soldera par la défaite finale du terrorisme d’al-Quaida…
    Même cette perspective optimiste laisse néanmoins bien des questions sans réponse :

    a) pourquoi donc les stratèges américains n’ont-ils pas pensé au jour d’après (the day after ?)
    b) Pourquoi ont-il permis à l’éphémère gouverneur de l’Irak, Paul Bremer, de dissoudre d’un trait de plume l’armée irakienne, mettant sur le pavé des dizaines de milliers d’hommes aguerris et amers, prêts à se venger de l’occupant en proposant leurs services au plus offrant ?
    c) Quand on voit tous ces attentats, ces voitures piégées, ces bombes télécommandées qui explosent au bord des routes, on peut se demander pour quelle raison l’US army ne remonte pas les filières ? Après tout, il y a nécessairement des ateliers et des entrepôts où sont montées de telles voitures, où sont entraînés tous ces kamikazes : comment se fait-il que ces réseaux ne soient pas vraiment inquiétés, alors que la CIA, le FBI et d’autres services moins connus, opèrent sur place ?

    Autant de questions dont il faut se préoccuper. La victoire est à ce prix et nul n’a l’éternité devant soi…

  • Le style SARKOZY



    Il y a tout juste une petite trentaine d’années, lorsqu’un Jacques CHIRAC triomphant donnait, au cours d’un congrès du Rassemblement Pour la République (RPR), la parole, pour un court instant, à un jeune homme, gauche et à la voix mal assurée, il ne se doutait guère que ce militant, tout juste sorti de l’adolescence, lui succéderait un jour et l’expulserait sans ménagement du pouvoir… Pour expliquer ce curieux mouvement de balancier dont l’histoire politique semble avoir le secret, certains diront qu’il existe une justice immanente et qui use à l’égard des hommes de la même mesure qu’ils ont utilisée pour les autres…

    Ce qui vient de se passer est une véritablement révolution copernicienne de la vie publique : en quelques heures, en quelques jours, le nouveau président de la République vient de pousser son ancien mentor dans les oubliettes de l’Histoire ; ce dernier, qui incarnait hier encore la solidité et la pérennité (apparentes) du pouvoir en place, a pris, en si peu de temps, un terrible «coup de vieux». Aujourd’hui, tout le monde, les radions, les télévisions, les journaux, les blogs, tous, absolument tous changent de ton et font précéder le nom de Nicolas SARKOSY de son titre de président. Plus personne n’évoque l’ancien titulaire du poste qui était une figure incontournable de la politique française depuis quatre décennies.… Sans même parler de la rivale socialiste dont la mention semble introuvable, y compris dans la presse de gauche.

    Le philosophe trouverait ici une occasion rêvée d’exercer son ingéniosité sur la nature ingrate et oublieuse de l’homme, la fugacité du pouvoir ici-bas, l’inconstance et la poursuite effrénée du pouvoir et de ses avantages…

    Mais un dernier mot aussi, d’espoir et d’optimisme : le nouveau Président semble décidé à agir au plus vite : dès ce vendredi 18 mai il part pour Toulouse, et à son retour il présidera le tout premier conseil des ministres, nommés à peine quelques heures plus tôt. Auparavant, ou dans l’intervalle, les ministères auront changé de locataires… Gageons qu’à ce rythme la France aura changé de visage en quelques mois. Et surtout, aussi, de mentalité : il faut enfin comprendre que les trente glorieuses sont mortes et ne ressusciteront pas, que l’Etat providence à la française appartient à une époque révolue et que le pays et ses habitants doivent désormais se faire à leur nouvel environnement. C’est peut-être cela aussi le style Sarkozy : arracher la France à sa douce léthargie.