Le sommet israélo-arabe qui doit se tenir dans les prochaines heures en présence du roi Abdallah II, du président Moubarak et du Premier Ministre Olmert a pour objectif de prêter main forte au leader paslestinien et lui permettre, à terme, d'isoler encore plus le Hamas et de ramener sous sa coupe la bande de Gaza.
Une nouvelle fois, l'extérmisme a prouvé qu'en suivant sa pente naturelle, il aboutissait fatalement à la condamnation de ses propres objectifs. Aucune politique, si obstinée soit-elle, ne peut nier les réalités.
Pour une fois, les puissances occidentales et surtout l'ONU ont réagi avec une remarquable célérité: débloquage de fonds, reprie de l'aide aux Palestiniens, soutiens clairs et proclamés aux autoités légitimes des Territoires, tout est mis en œuvre pour que le Président Abbas retrouve son autorité.
L'espoir qu'il convient d'émettre est que les instrusions étrangères n'etraîneront pas une nouvelle fois des dérapages dont les populations civiles auront à supporter les conséquences. Puisse la sagesse l'emporter cette fois ci et montrer que le bulletin de vote est une arme à double tranchant: quand on vote librement pour des extérmistes, on doit craindre le retour de bâton…
Vu de la place Victor-Hugo - Page 1512
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Aider le Président Mahmoud Abbas…
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Le dernier sommet européen de Bruxelles…
Le dernier sommet de Bruxelles, le premier de Nicolas Sarkozy en tant que président de la République française, a permis de surmonter la crise qui frappait d’anémie l’Union Européenne, depuis l’échec du référendum sur le traité constitutionnel. Même s’il faut considérer les remarques du Premier Ministre luxembourgeois Juncker lequel invite à bien expliquer le résultat obtenu et à ne pas sous-estimer les retraits par rapport au projet initial (pas de drapeau, pas d’hymne, pas de ministre des affaires étrangères, bref rien de proprement constitutionnel-européen), l’idée d’un traité simplifié a été la meilleure et a fini par l’emporter. Une nouvelle fois, l’axe franco-allemand a été bien inspiré.
Pourtant, un incident, dû originellement à des considérations d’ordre tactique mais dépassant de loin -par ses conséquences prévisibles- les calculs de ses initiateurs, a sérieusement entamé la sérénité de ce sommet : je fais allusion à la remarque des autorités polonaises sur la population de leur pays qui eût été sensiblement plus forte sans les pertes occasionnées la seconde guerre mondiale… C’est une faute d’avoir parlé ainsi. Outre la position maximaliste de la Pologne et le risque d’isolement qu’elle recelait, la chancelière allemande ne méritait pas un tel rappel, elle qui a toujours veillé à ménager la sensibilité des Polonais dans leurs relations avec l’Allemagne. Qui a bien pu souffler un tel argument aux Polonais, réputés pour leur finesse et leur savoir-faire ? Gageons qu’une certaine frange de la population d’outre-Rhin n’aura pas goûté une telle remarque…
Sans s’appesantir outre mesure sur ce point douloureux, il faut bien noter que l’Europe a tout autant besoin d’une âme et d’une histoire communes que d’une constitution commune. Comment adhérer à des idéaux communs si l’on n’a pas des lectures compatibles d’un passé que l’on veut croire commun ? Même la pondération des voix au parlement et au conseils de l’Europe ne sauraient justifier pareil argument…
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Nicolas Sarkozy, superstar
On s'étonnera peut-être un peu de voir combien le nouveau président de la république française occupe les devants de la scène. Depuis son élection, et plus encore depuis son entrée en fonctions, un net activisme est perceptible qui tranche singulièrement par rapport à son prédécesseur. Quand on regarde et écoute le nouveau président, on ne peut s'empêcher de comparer les deux styles et les deux méthodes: alors que l'ancien président se murait dans son palais, s'économisait comme s'il ne cherchait qu'à durer, le nouveau donne l'impression de vouloir agir, encore et toujours agir.
Hier, c'est un véritable discours de politique générale qu'il a tenu devant tous les parlementaires et les membres du gouvernement réunis au grand complet. On avait l'impression que l'homme était plus proche, sans masque ni apprêt. Plus réel aussi.
Alors que les Français préparent traditionnellement leurs vacances estivales qui sont, pour eux, aussi sacrées que le repos dominical, le Président Sarkozy rappelle chaque jour que les vacances sont là pour tous, sauf pour lui, qu'il est là pour travailler et changer les choses… Pad question de laisser démobiliser. Cela fait des lustres qu'on n'avait pas connu pareille activité une veille de 14 juillet
Le travail: ce mot a été répété trente-quatre fois hier après-midi par le prédident. Comme, du reste, la phrase: je prends mes responsabilités.
Si le Président tient ses promesses -et tout semble indiquer qu'il les tiendra- la France ne ressemblera plus, dans six mois, à un paysage connu. Contrairement à son prédécesseur qui s'était laissé aller à un rythme plus calme, le nouveau président arrache le pays à sa douce torpeur: de nouvelles mesures fiscales, la suppression des droits de succession, la défiscalisation des heures supplémentaires et du travail des étudiants, la réforme des universités, une meilleure justeice, une sécurité améliorée, une politique migratoire plus reserrée, bref aucun secteur n'est oublié.
Hier, par exemple, le Président a président le conseil des ministres, a réuni les parlementiares et donné, dans la foulée, une conférence de presse. Et ce matin, il part pour deux jours à Bruxelles pour le sommet européen… Quele train d'enfer!
Le Président , lui, tiendra. Espérons seulement que les Français suivront.