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Vu de la place Victor-Hugo - Page 1510

  • La moralité des dirigeants politiques dans le monde



    La récente manifestation de Tel Aviv contre l'accord conclu entre le procureur général de l'Etat d'Israël et le président Katsav attire notre attention sur les qualités éthiques et dianoétiques de ceux qui nous gouvernent. En effet, Aristote, dans ses deux ouvrages de conduire à tenir par les hommes, à savoir L'Ethique à Nicomaque et l'Ethique à Eudème, parle de ces deux types de vertus: la première est, comme son nom l'indique, de nature purement morale (la raison pratique, dirait Kant) et la seconde de nature purement intellectuelle.

    Comme l'homme est un animal politique (zoon politikon) il ne peut que vivre en société et doit, pour ce faire, se donner des chefs qui le conduisent sur le bon chemin. Mais Aristote ne nous dit pas cvraiment ce qu'il faut daire lorsque les dirgeants trahissent notre confiance et / ou ne sont plus dignes de réaliser les devoirs incombant à leur charge…

    Nous ne disons ni ne sousentendons ici que le prévenu est coupable; c'est aux tribunaux de le déterminer car il pourrait tout aussi bien s'agir d'accusations calomnieuses. Les développements définitifs nous le diront peut-être un jour…

    Il avait probablement raison cet antique écrivain hébréïque, demeuré anonyme qui écrivait il plus de deux millénaires et demi, qui écrivait ceci dans un chapitre du livre des Proverbes, attribués à Salomon:
    car un être élevé en surveille un autre, et au-dessus de ces deux là d'autres surveillent.

  • L'Afghanistan



    Quelques années après l'intervention efficace des forces de la coalition agissant sur un mandat de l'ONU, l'Afghanistan n'est toujours pas pacifié. Le président Hamid Karzaï qui a la confiance des USA et de la communuaté internationale déploie des efforts courageux et louables mais ne parvient visiblement pas à aller au terme de sa mision: rétablir la loi et l"ordre sur toute l'étendue du territoire national.

    Nous reparlons de la situation dans ce pays en raison de la mort de dizaines de villageois, victimes de bombardements aériens des forces de la cioalition. Cette dernière affirme que les rebelles islamistes se cachent derrières les populations civiles et s'en servent comme d'un bouclier, les villageois et les rebelles (aussi) répondent que les forces occidentales se comportent comme en pays conquis en y pratiquant la politique de la terre brûlée…

    Où est la vérité? L'enquête le dira, nous voulons l'espérons. Mais on ne peut passer sous silence le cas de cet enfant de 6-7 ans, véritable brindille sauvée des flammes ,que les talibans avaient muni d'une ceinture d'explosifs en lui ordonnant d'apputer sur le bouton de la mise à feu lorsqu'il se trouverait au milieu d'une foule d'officiers et de soldats américains…

    La question qui se pose à nous, le dilemme auquel nous faisons face consiste à se demander quelle attitude adopter envers des gens qui n'ont pas la même culture, la même notion de la vie humaine etc… Comment combattre un adversaire qui ne respecte pas les règles? Faut-il partir et laisser l'Afghanistan à son trise sort? La question se pose avec une obsédante récurrence.

  • L'université au sein de la société française



    Université et société. On croirait lire du Léo Strauss, le grand spécialiste du libéralisme ancien et moderne qui écrivit en 1951 un brillant petit ouvrage intitulé Persécution et art d'écrire… De quoi s'agit-il? Du fossé qui se creuse toujours entre le développement du progrès social, d'une part, et les avancées de la pensée philosophique d'autre part.

    C'est dire combien l'évolution du système universitaire est à surveiller comme le lait sur le feu dans les sociétés contemporaines, et singulièrement en France où Madame Valérie Pécresse, aidée par M.M. Sarkozy et Fillon, est parvenue à proposer une réforme sans jeter des milliers d'étudiants et de professeurs dans les rues du pays.

    L'autonomie des universités est bienvenue, mais ceux qui tentèrent de s'y opposer, craignaient que cette nouvelle politique ne génère des inégalités, comme si tout dans la vie avançait d'un même pas. Une université vieille de 8 siècles et située au cœur d'une capitale mondiale ne saurait évoluer comme un autre établissement, si méritant soit-il, mais de création récente et placé dans un lieu, disons, moins favorisé. Ces deux strcutures ne sauraient se comparer puisqu'elles ne sont pas comparables.

    Restait l'idée d'introduire un zeste de sélection juste à l'entrée en première année du Master, c'est-à-dire en quatrième année. Cette disposition fut retirée du projet de loi et ce n'est pas si mal, si cela doit permettre une adoption clame et tranquille de la nouvelle loi.

    Il faut vraiment adresser des félicitations largement méritées à Me Pécresse qui, malgré son jeune âge et son inexpérience en matière d'enseignement, est parvenue à passer avec succès et haut la main son premier examen de passage.

    C'est cela aussi l'art d'écrire un projet de loi et de le bien négocier…

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