D'entrée de jeu, le nouveau Président de la République, a insisté sur ses origines immigrées: il a, dès les premières heures de son élection, rappelé que la France lui a tout donné et qu'il entendait, lui aussi, tout lui rendre. Sauf erreur de ma part, c'est bien la première fois que nous avons un président de la république dans cette situation.
Ceci explique peut-être le syle de l'homme et sa façon de procéder. Je fais assurément allusion aux vacances écourtées du Président élu sur un yacht à Malte. Qu'y a-t-il de choquant là-dedans? Dans l'héxagone, nous avons toujours caché les avoirs et la fortune de nos grands dirgeants, comme si le legs sévérement égalitariste de la Révolution française nous interdisait de le faire. Avocat, M. Sarkosy n'a jamais été fonctionnaire, n'est pas sorti du moule de l'ENA ou d'un autre grand institut où l'on formate les élites dirigeantes françaises.
C'est dire que le nouveau Président aura beaucoup à faire, lui qui veut changer le pays.Or, un tel programme revient à transformer la mentalité des habitants. C'est un pari périlleux mais Ô combien exaltant! Le meilleur de tous les Français, le général de Gaulle s'y était essayé et chacun, aujourd'hui, est libre d'apprécier, à sa guise, les limites ou l'étendue de son succès.
Le nouveau Président est en train de mieux mesurer les fameuses pesanteurs sociologiques dont ses prédécesseurs ont parlé; mais nul doute qu'il ne renoncera pas aisèment. Nous lui souhaitons bonne chance dans cette courageuse entreprise de rénovation de la France
Vu de la place Victor-Hugo - Page 1518
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Nicolas Sarkozy et la mentalité française
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Le Président BUSH et la guerre d'Irak
Selon toute vraisemblance, le Président Georges W. Bush a de nouveau quelques problèmes avec la majorité démocrate du Congrès. Et le différend porte une fois de plus sur l'engagement des forces armées US en Irak.
On peut cormprendre l'émoi des parlementaires démocrates qui ne poeuvent enregistrer, sans réagir, un nombre croissant de victimes, jeunes G.I. d'à peine 20 ans! Mais ce qu'on ne dit pas assez, c'est que la nature de l'engagement des USA en Irak a entièrelment changé: le terrorisme, en tant que tel, n'a plus qu'une intensité résiduelle, ce sont désormais les factions irakiennes qui, aidées ou non par des pays riverains intéressés par la décomposition de leur grand voisin, attisent les conflits.
Le président Bush a été fondé de dire au premier Ministre irakien Nouri al-Maliki que la patience des USA n'était pas sans limites et qu'il fallait que les partis politiques d'Irak parviennent enfin à un consensus stable qui prendrait en compte les intérêts mais aussi la sécurité des différentes composantes de la mosaïque irakienne. Même s'il y avait sur place deux fois plus de soldats US, cela ne changerait pas radicalement les données du problème.
La vraie question, la plus angoissante qui soit, est bien celle-ci: les Irakiens veulent -ils avancer unis vers l'avenir ou souhaitent-ils une partition de facto de leur pays, une sorte de confédération aux liens lâches et où chaque communauté serait maîtresse de son destin? Là se situe le vrai problème.
On pourrait effectivement dire que les Américains n'auraient jamais dû ouvrir la boite de Pandore, mais alors qui l'aurait fait? Imagine-t-on le dictateur irakien haranguant les foules à Bagdad et menaçant les décmoraties occidentales et les monrachies du Golfe des pires sanctions? Oublie-t-on que cet homme avait tiré des Scuds sur Israël alors que ce pays s'était tenu à l'écart de la première guerre du Golfe?
Ce que nous n'admettons plus, et cela est absolument compréhensible, ce sont les victimes, les morts et les blessés. Et nous nous inclinons respectuseusement devant toutes les victimes innocentes et leurs familles. Mais comment faire respecter le droit et installer la démocratie autrement que par la force? C'est un vieux débat qui demeure si actuel… -
Tony BLAIR, un véritbale homme d'Etat
Tony BLAIR, un véritable homme d’Etat…
C’est avec un petit pincement de cœur que l’on voit partir un homme d’une si grande qualité. Arrivé si jeune au pouvoir, ayant dirigé pendant toute une décennie un pays aussi glorieux que la Grande Bretagne (il a lui-même dit la plus grande nation de la terre) il laisse un pays transformé de fond en comble : bien qu’issu d’un bord politique opposé à celui de la Dame de fer, Me Thatcher, il a dynamisé l’économie, mis de l’ordre dans les finances publiques et allégé la bureaucratie au point que plus de 200.000 français sont allés tenter leur chance outre-Manche, quelque peu découragés par l’administration tatillonne et rigide de l’Hexagone. Les commentateurs sont nombreux à considérer que son seul impair a été de suivre le Président Georges W. Bush et de s’impliquer, à leurs yeux, de façon inconsidérée, dans le bourbier irakien. Cette opinion ne résiste pas à la critique, ni même à l’examen. La Grande Bretagne se devait de suivre son allié américain pour libérer le peuple irakien des chaînes d’un tyran dont le régime sanguinaire se serait encore plus illustré dans l’horreur si on l’avait laissé faire… Les forces de la coalition ont désarmé le terrorisme d’al_Quaida en Irak mais ne peuvent pas grand chose contre les factions irakiennes qui se livrent une guerre sans merci. Comment lutter contre une guerre civile dans un pays dont certains gouvernants eux-mêmes (pas tous, cependant) arment et encouragent des milices ? Comment expliquer aux Chiites et aux Sunnites qu’il est temps de déposer les armes, de rebâtir enfin leur pays sous les ailes protectrices de la démocratie ? L’Histoire, apaisée et objective, rendra, une fois retombées les passions, un jugement plus nuancé et portera cela aussi au crédit de Tony Blair.