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Vu de la place Victor-Hugo - Page 796

  • La Pentec$ote juive en Israël

    Chavooot en Israël

    Avant qu'Israël ne devienne le peuple du Dieu unique, le peuple dit élu par le Seigneur, il était constitué d'agriculteurs et de bergers qui commémoraient les saisons et se livraiet à des fêtes champêtres. C'est seulement après la révolution monothéiste qu'il devint, sous la férule de la caste sacerdotale, le peuple de Dieu. On fit alors coïncider les grandes fêtes champêtres avec de grandes événements religieux de la vie de ce peuple.

    Pentecôte signifie cinquante, cinqaunte jour après le sortie d'Egypte, le peuple se vit remettre les Tabels de la loi, la Tora et chacouot, jadis simple fête agraire, devient la fête juive religieuse par excellence. Elle commence maintenant et se poursuit jusqu'à dimanche en fin de journée.

    Tout Israël est en fête et il fallait voir ce peuple faire ses emplettes dans les marchés et les magasins pour se rendre compte de ce que cela signifie pour lui.

    Religieux ou non, croyants ou incroyants, les Israéliens sont pris d'assaut les magasins et les autroutes. Hier, retour du ciemtière d'Ashdod où reposent mes parents, j'ai subi un embouteillage interminable. Mais cela en valait la peine. REndre hoimmage à ses défunts parents est la moindre chose.

    Pendant cette fête de cavouot, j'ai fini de lire le livre de Michel Houlebecq, la carte et le territoire. Un grand livre, un peu étrange, mais la griffe d'un grand de la littérature française d'aujiourd'hui.

    Crets, la Tora c'est bien mieux mais on est content d'avoir un M.H.

    Bonne fête de Pentecôte, hag chavouot saméah

  • La Grèce hors de la zone Euro mais pas de l’Europe…

    La Grèce hors de la zone Euro mais pas de l’Europe…

     

    C’est, semble-t-il, le plan préparé en secret par la commission européenne de Bruxelles, tant la situation du pays de Socrate ressemble à un casse-tête chinois. Et aussi parce que les Grecs votent des réformes qu’ils ne traduisent pas dans les faits.

     

    Dès les origines, il y avait des pays parfaitement identifiés, qui n’avaient pas leur place dans la zone Euro car leur situation économique et monétaire ne le permettait pas. Et pourtant, pour des raisons d’égoïsme politique, ces même pays qui auraient dû refuser cette offre, l’ont acceptée, pensant pouvoir profiter impunément de la richesse de leurs voisins. Ce qu’ils n’avaient pas anticipé, c’est que ces pays riches et bien portants, e.g. l’Allemagne, fermeraient un jour le robinet. Et de tous ces pays, c’est la Grèce qui détient le douteux privilège de celui qui a le plus menti et trompé ses voisins sur l’état de ses finances.

     

    Ce sera dur, mais ça le sera encore plus si on continue de laisser faire. Les experts évaluent à près de mille milliards d’Euros l’exclusion de la Grèce et le retour à la drachme… Rien que la France dont certaines banques avaient acheté des établissements financiers grecs évalue ses pertes à près de 100 milliards.

     

    Le comble du cynisme a été atteint, voire dépassé, par le leader de l’extrême gauche donné favori par les sondages, qui n’a pas hésité à dire que l’Europe n’avait pas le choix, qu’elle devait continuer à soutenir la Grèce et sa gabegie, faute de quoi le pays annulerait sa dette et provoquerait la ruine de ses créanciers. Ce fut une déclaration inconsidérée car les autres pays européens ont alors vraiment découvert la nature de certains membres de la classe politique grecque… En bon français, cela s’appelle des maîtres-chanteurs. Et un petit pays comme la Grèce n’aura pas les moyens de peser sur le devenir de ceux qui le nourrissent.

     

    Que va-t-il se passer à présent ? C’est très simple : comme c’est l’Allemagne qui détient la solution du problème il est pratiquement exclu que la Grèce continue de narguer les autres Etats européens qui la maintiennent sous perfusion. Elle va donc avec des fleurs (durch die Blume) imposer légitimement ses vues, en menaçant de cesser de payer à fonds perdus. Et qui pourrait le lui reprocher ?

  • Quelles sont nos chances de vaincre le terrorisme ?

    Quelles sont nos chances de vaincre le terrorisme ?

     

    Oui, quelle sont donc nos chances de vaincre le terrorisme en Afghanistan et ailleurs ? Quelques réflexions sur le sommet de Chicago :

     

    On a bien vu que François Hollande voulait à tout prix paraître comme un chef d’Etat qui tient ses promesses mais qui doit aussi, par la même occasion, composer avec la réalité internationale. Pour ce qui est du retrait des troupes, il faut bien se souvenir du traumatisme que représente pour la population française, et surtout pour les familles concernées, l’annonce de la mort de nos soldats. Et la France, comparativement à la dimension de son contingent, a déjà payé un lourd tribut. Mais nos alliés aussi, et notamment l’âme de l’alliance atlantique, les USA, qui déplorent des centaines, voire des milliers de morts, si l’on joint les victimes d’Irak à celles d’Afghanistan.

     

    Mais bien au-delà de cet épiphénomène dont nous ne connaîtrons pas, avant longtemps, l’arrière-plan, il y a la guerre qu’un monde islamique fanatisé (je ne parle pas de la totalité de ce monde) mène contre l’Occident et contre les gens qui veulent vivre en paix avec leur entourage, encouragent le dialogue des cultures en vue de développer une coexistence pacifique et fructueuse.

     

    Malheureusement, ces partis du progrès ne sont pas très forts, notamment après l’émergence d’un printemps arabe qui a donné lieu à un véritable raidissement, au point que des commentateurs parlent d’un hiver.

     

    La question qui se pose et qui demeure sans réponse est la suivante : pourquoi donc sont-ce les partis islamistes ou salafistes qui arrivent en tête aux élections ? Que ce soit en Tunisie, en Egypte ou ailleurs, les forces de progrès sont nettement en arrière et ne parviennent pas à imposer leurs vues…

     

    C’est dans ce contexte qu’il faut analyser les chances de vaincre le terrorisme. Si l’Occident échoue en Afghanistan, il échouera dans sa guerre contre le terrorisme. Or, cette idéologie s’est immiscée dans les plus infimes détails de notre vie : prenez donc un avion, vous vous débarrassez de tout, y compris de vos chaussures et de votre ceinture… Si vous prenez des médicament liquides, vous devez les mettre dans la soute à bagages, si oubliez dans votre bagage à main une paire de ciseaux ou autres, vous devez vous en délester immédiatement…

     

    Voyez même la réunion des chefs d’Etat à Chicago, on dit que la ville était en état de siège. Les jeux olympiques de Londres, on installe au-dessus d’immeubles d’habitation des batteries de missiles antiaérien, tant les moyens du terrorisme internationale sont devenus considérables… Avez vous vu ce défilé militaire à Sanaa, capitale du Yémen au cours duquel un soldat, infiltré par al-Quaida s’est fait exploser, causant plus de cent morts…

     

    C’est tout cela qui se cache derrière la politique occidentale en Afghanistan. C’est pourquoi j’ai un sourire dubitatif lorsque j’entends parler d’un retrait total des forces en 2014…