Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Vu de la place Victor-Hugo - Page 901

  • Des indignés en Israël

    Des indignés en Israël

    A la fin du chabbat, samedi soir, toutes les télévisions israéliennes étaient mobilisées pour rendre compte des 300 000 personnes venues manifester en masse à Tel Aviv et à Jérusalem contre le vie chère et la hausse des loyers et du coût des appartements. Tout le monde était là et cela peut être dangereux pour le gouvernement de Benjamin Netanyahou. Car même les Arabes israéliens étaient de la partie, les religieux comme les laïcs. Tout le monde estime que les salaires n’ont pas augmenté alors que le coût de la vie s’est envolé. Que faire ? Le gouvernement a promis de lancer un programme massif de logements sociaux et d’habitations à bas prix. Sera-ce suffisant ? Nous voulons l’espérer.

    Le malaise est profond et m’a surpris car les chiffres de l’économie et du chômage sont plutôt rassurants mais en moyenne seulement : il y a un certain nombre de gens des classes moyennes inférieures qui ne s’en sortent pas et n’arrivent plus à joindre les deux bouts. C’est assez curieux mais on a l’impression que les indignés ont fait des petits même en Israël. J’ai regardé France 24 dans le Néguev et les nouvelles n’étaient guère rassurantes. Surtout la manifestation d’hier soir à Tel Aviv qui a rassemblé tant de monde : il est rare que les Israéliens manifestent dans de telles proprotions un samedi soir, surtout qu’ici le dimanche est un jour ouvrable.

    A moins que tout ne trompe, Benjamin Netanyahou tient bien le gouvernail er ne semble pas menacé pour une très simple raison : le parti travailliste est exsangue et le parti Kadimah est toujours l’ombre de lui-même. Les élections se dérouleront donc à la date prévue et la politique étrangère du gouvernement va dans le sens de la majorité des électeurs qui sont échaudés par les atermoiements des Palestiniens. Si vous interrogez les Israëliens, peu espèrent encore en une paix durable avec leurs voisins. En outre, l’affaiblissement alarmant de M. Obama n’est pas pour déplaire ici où l’on s’interroge sur ses chances de réélection. Il faut dire que ses prises de position à mi mandat avaient sérieusement irrité les gens.

  • L'espion juif de Hitler

    L'espion juif de Hitler

    Dachau, non loin de Munich le 10 avril 1941. Tous les déportés ont pris le chemin de la forêt pour effectuer leurs travaux forcés dans le camp de la mort. Seul le juif Paul Fackenheim a reçu l'ordre de ne pas bouger. Il teemble de peur sur la place du rassemblement. Que va t il lui arriver? Son furocnle sanguinolent au cou le tourmente et le fait souffrir.

    Soudain, deux infirmiers arrvient et nettoient sa plaie, il est consuit à l'infirmerie où un chirurgien le débarrase une fois pour toutes de son mal. On le conduit l'infirmerie du camp. Et dans une pièce attennante, deux hommes en civil le prient affablement de s'asseoir. Le plus athélétique des deux  lui pose la question suivante: voulez vous servir votre pays et sortir de cet enfer? Fackenheim ne sait que réussir, n'en croyant pas ses oreilles. IL accepte. Et les choses vont très vite: on l'embrque dans un train pour Bruxelles, et de là à Berlin et ensuite AThènes où il reçoit des cours de morse et d'émissions de messages codés.

    La mission est la suivante: il être parchuté au dessus de Haifa et espionnera les mouvements de troupes britanniques qui doivent aider l'Afrikacorps de Erwxin Rommel, le renard du désert. Fackenheim est parachuté mais un comité d'accueil britannique l'attend  au sol: des nazis fanatiques l'ont dénoné aux BRitanniques car ces fanatiques ne pouvaient vivre avec l'idée qu'un juif pût représenter le REich.

    Fackenheim frôle la mort à maintes reprises et pourtant il finira une très bonne guerre comme chef de cuisine des forces armées de Sa Gracieuse Majesté britannique.

     

    Vous pouvez lire son histore chez Michel BAr Zohar, L'espion juif de Hitler, Fayard, 1970. Vous passerez un bon moment, surtout au bord de l'eau.

  • Le procès de Hosni Moubarak

     

     

    Mais que se passe t il au juste sur les bords du NIl: selon toute apparence, les généraux égyptiens sont pris à leur propre piège. Ils ont cru offrir une pâture, une véritable victime expiatoire au peuple en sacrifiant leur ancien chef et voila que le peuple révolté par tant d'années de souffrances et de dictature, ne veut plus rien entendre et réclame justice!

    Que les choses soient bien claires: malgré toutes les fautes de l'ex Raïs, j'ai pour lui une ceetaine commisération. Sa vue hier, allongé sur une civière, face à ses juges, m'a profondément trioublé. Certes, la dictature est abominable mais citez moi un seul pays, partageant la même culture et la même civilisation, qui n'ait le même problème.

    Les généraux n'aveirnt pas prévu que certains avocats de la défense demandearaient l'audition du chef de la junte actuelle, car c'en est une, pour qu'il témoigne Or, Hosni Moubarak, à lui seul, n'a pas pu mettre toute l'Egypte sous coupe réglée, il lui a fallu des relais, lesquels gouvernenent aujourd'hui le pays.

    Moubarak face à ses juges a dû méditer sur l'ingratitude et le cynisme des grands de ce monde qui, il y a encore quelques moi,s le serraient dans leurs bras, lui faisaient la bise, lui donnaient l'accolade et voila que maintenant plus personne.

    On ne sait jamais quand une révolution s'arrête ni où elle veut bien s'arrêter. Les généraux qui ont tous été promus par Hosni Moubarak sont eux aussi partie prenante dans le régime déchu. Ils n'ont pas choisi la bonne méthode: le premier d'entre eux devrait s'adresser à la nation, comme les Arabes aiment le faire, et dire la vérité: plus de haine, plus de guerre, le développement, le travail, encore et toujours.

    Ne pas dire la vérité au peuple égyptiens, aujourd'hui, c'est tenter de chevaucher un tigre affamé...