MARINE LE PEN, PRESIDENT DU FRONT NATIONAL
Il ne reste plus à la nouvelle présidente du FN qu’à se faire un prénom puisque le nom, elle l’a déjà. Que va-t-il se passer ? Le FN va-t-il changer ? Y aura-t-il une évolution idéologique ou en restera-t-on aux thèmes habituels : nationalisme, immigration et insécurité ?
C’est probable car ce sont des thèmes certes éculés mais éprouvés et qui ont permis à ce parti de continuer de vivre et d’exister. Marine Le Pen dispose aussi d’atouts que n’avait pas son père : c’est une femme, elle est encore relativement jeune et a trois enfants. De cette façon, elle fera moins peur aux classes moyennes qu’elle entre prend de séduire et de faire voter pour elle.
Et c’est là tout la question : la prochaine élection présidentielle risque d’être mouvement pleine de surprises si Marine Le Pen peut continuer à surfer en tête dans les sondages. Si elle se présente et dépasse les 10%, ce sera très difficile pour la droite parlementaire de faire triompher son candidat . Et si le FN dépasse les 10% à l’élection présidentielle, le canidat de la droite, qel qu’il soit, risque d’être absent du premier tour.
Mais nous n’en sommes pas là. Il y a fort à parier que les partisans de Bruno Gollnisch ne se rangeront pas sagement sous la bannière de l’heureuse élue. Ils sont au moins 30%, c’est la minorité, certes, mais elle n’est pas symbolique. Et rien ne dit qu’il n’y aura pas une scission au sein du FN où ka misogynie et une certaine xénophobie se portent plutôt bien.
Si une telle évolution se produisait, le score de la nouvelle président passerait inévitablement sous les 10%, et, dans ce cas, le candidat de la droit peut espérer réaliser un bon score. Mais pour y arriver, à supposer que la scission se produise, il faudrait alors une droitisation de la campagne électorale…
Mais tout ceci est pure spéculation et il faudra attendre que la nouvelle élue fasse ses premiers pas. Ensuite, nous verrons bien. Mais si la droite au pouvoir répondait aux attentes des électeurs, ces derniers se reporteraient sur elle. Et plus sur la droite extrême
Vu de la place Victor-Hugo - Page 991
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MARINE LE PEN, PRESIDENT DU FRONT NATIONAL
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LA RUE ARABE PEUT-ELLE CHANGER LA DONNE DANS LES REGIMES DICTATORIAUX ?
LA RUE ARABE PEUT-ELLE CHANGER LA DONNE DANS LES REGIMES DICTATORIAUX ?
Il semble bien que ce soit la leçon première de ce qui s’est passé hier en Tunisie. Quelle accélération de l’histoire : im y a encore quarante huit heures, M. Ben Ali était le puissant et incontesté pro consul de son pays et depuis hier après-midi il est devenu un fugitig auquel même ses alliés d’hier ne veulent pas accorder d’asile.. Même la France, dit-on, n’a pas souhaité l’accueillir afin de ne pas se brouiller avec les Tunisiens dans notre pays.
Le fugitif a finalement été accueilli par les autorités saoudiennes qui semblent vouloir calmer le jeu ou simplement aider la France, la débarrassant d’un invité gênant.
La rue arabe : revenons sur ce point délicat, riche en promesses mais aussi en menaces. Comme nous l’écrivions hier, les gouvernants d’Egypte, du Marco et d’Algérie devraient être prudents. Espérons que ces pays sauront tirer les leçons qui s’imposent.
J’entendais tout à l’heure Olivier Mazerolle dire qu’une telle évolution pourrait changer la donne et mettre fin à des mouvements migratoires dont l’Europe, y compris la France, ne veulent plus vraiment. Si, sur l’autre rive de la Méditerranée s’installaient des régimes démocratiques, plus d’immigration et surtout plus d’islamisme puisque démocratie et prospérité seraient au rendez vous…
Est-ce une vue de l’esprit ? Pas nécessairement. Certes, la transition vers un régime à l’occidentale prendra du temps mais cela peut se faire. Oui, la rue arabe peut changer la donne
A condition que l’extrémisme ne tire pas les marrons du feu en profitant des querelles des opposants actuellement désunis. -
LE DEPART DE ZINE ALBIDIN BEN ALI : LES LEÇONS D’UN ECHEC
LE DEPART DE ZINE ALBIDIN BEN ALI : LES LEÇONS D’UN ECHEC
Comme je vous l’annonçais ce matin, cet exemple tunisien va faire école : au prix de quelques dizaines de morts (hélas et qu’il faut déplorer) tout un peuple a pu expulser de chez lui un tyran : en quelques heures, un chef d’Etat est devenu un fugitif, un réfugié accueilli probablement dans un pays d’Europe, désireux de lui offrir une porte de sortie et, surtout, de sauver des vies humaines.
Quelle déliquessence d’une régime qui durait près d’un quart de siècle et qui n’a pas voulu ni su donner au petit peuple de quoi vivre. Cela fait oenser à une phrase en vogue dans l’Algérie des années de sang : hashiyscha bgaht m’icha (un petite herbe qui ne demande qu’à vivre… En d’autres termes, la situation est si tendue qu’o n’a même plus de quoi manger.
Les leçons à tirer sont nombreuses : d’abord, la contagion. A nos yeux, les deux autres pays ne vont pas tarder à suivre le même exemple que les Tunisiens. Ce n’est pas ce que nous souhaitons, loin de là. Mais comme l’enseignait Clausevitz, les conflits ne naissent pas de la volonté des hommes, mais de la rupture d’équilibre. Quand les gens n’ont plus rien à perdre, même leur vie ne représente plus grand chose à leurs yeux.
Récemment, lors des émeutes en Algérie, le Monde titrait en page intérieure : un Etat riche et des Algériens pauvres… Comment expliquer que des citoyens d’un pays riche en hydrocarbures brave tous les dangers pour rejoindre l’eldorado que l’Europe n’est plus, depuis des années ?
Quant au Marco, provisoirement préservé des troubles, la déflagration, si elle venait à produire (ce que nul ne souhaite) serait plus terrible.
Mais ce n’est pas le plus grave, on parle déjà de la Jordanie, et aussi, mais de manière plus timide, de la Syrie où un peuple tout entier vit sous la férule pesante d’une oligarchie clanique qui argue de l’Etat d e guerre avec Israël pour tout contrôler, tout justifier, même les pires abus.
Mé’az yatsa matok : un mal peut générer un bien. Qui sait ?