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Vu de la place Victor-Hugo - Page 992

  • La Tunisie, le chemin de la liberté…

    La Tunisie, le chemin de la liberté…

    J’emprunte cette expression au titre d’un célèbre roman de l’auteur viennois, Arthur Schnitzler, en allemand Der Weg ins Freie… pour parler de ce qui vient de se passer en Tunisie.

    A supposer que l’actuel président ait dit vrai, qu’il tienne ses promesses et n’entrave nullement la liberté d’opinion et de la presse, les historiens relèveront que pour la première fois la rue arabe a fait capituler un régime autoritaire. Certes, il a tout fait pour se maintenir, mais tout de même aller à la télévision, reconnaître ses erreurs et faire son mea culpa, c’était inimaginable il y a seulement quelques jours.

    Ce soulèvement du peuple tunisien, d’où tout slogan politique était absent (on a bien noté la non présence des syndicats et des partis d’opposition) fera date et servira de modèle aux opinions d’autres pays arabo-musulmans.

    A quoi pouvons nous relier cette soudaine prise de conscience ? Avez vous observé l’âge et la tenue des manifestants ? Il ne s’agissait, dans leur écrasante majorité, ni d’intellectuels, d’adhérents à des partis politiques, ni de syndicalistes, mais d’une base simple, confrontée aux difficultés de vivre au quotidien. Je me suis souvenu du discours de Habib Bourguiba, il y a de nombreuses années, lorsqu’il avait imposé des augmentations des denrées de première nécessité : les manifestants l’avaient contraint à reculer. Apparemment, l’actuel président avait oublié cet épisode instructif.

    Mais tournons nous vers l’avenir et laissons le passé de côté : il est évident que les populations des arabes maintenues ous la botte de régimes autoritaires vont explorer cette voie tunisienne pour tenter de vivre mieux… de renouer enfin avec la démocratie et de cesser d’avoir une vue manichéenne du monde.

    En ce sens, les Tunisiens auront été des précurseurs.

  • Inquiétante Tunisie

    Inquiétante Tunisie

    Cette fois ci, on redoute le pire. Le mouvement d’émeutes en Tunisie est devenue carrément insurrectionnel. Cela ne nous fait pas plaisir et on espère que cela va changer pour aller vers l’apaisement, mais les indicateurs ne semblent pas vouloir quitter le rouge. Même les discours lénifiants de l’actuel président tunisien, les promesses, les mesures d’élargissement des personnes arrêtées, toutes ces choses ne touchent plus les manifestants ni n’entravent leur détermination.

    Comment s’explique un tel ras le bol ? On ne peut pas, en quelques semaines, mettre un terme à près d’un quart de siècle d’abus, de népotisme et d’irrespect des droits de l’homme. On ne peut pas, par de simples promesses, prétendre faire en quelques semaines ce que l’on n’a pas pu ou voulu réaliser en vingt-trois ans. Comme, hélas, dans d’autres pays, soit voisins soit de la même inspiration, une oligarchie a accaparé les richesses et condamné l’écrasante majorité de la population à une simple économie de survie.

    On n’en croit pas ses yeux en découvrant la mise vestimentaire, l’état de dénuement des manifestants qui se plaignent de ne même plus pouvoir manger à leur faim et qui disent que même les balles de la police ne leur font pas peur. Lorsque le désespoir d’une population atteint de telles proportions, les gouvernants ont du souci à se faire. La Tunisie vient de subir une fracture que rien, probablement, ne pourra guérir. C’est triste.

    Le régime en place qui n’a pas échoué sur tous les plans et qui a même quelques succès à son actif, a péché par égoïsme et par excès : tout contrôler, tout accaparer, tout régenter, tout diriger… C’est trop.

    J’ai été sidéré de voir ce matin sur BFM Tv des hommes simples dire dans un français correct qu’ils voulaient la révolution… C’est terrible car cela signifie que les troubles vont s’amplifier, voire même prendre une autre tournure, plus politique, visant un changement de régime.

    Parlons en de ce régime : il a bénéficié de la mansuétude des USA et de l’Europe car il s’est présenté comme un rempart contre l’islamisme, qui est devenu la peur majeure des Occidentaux. Malheureusement, ce rôle, en soi, positif et bénéfique pour tous, a été occulté par les dérives anti-démocratiques, ce qui a conduit la majorité silencieuse à considérer les Occidentaux comme des suppôts du régime en place.

    Nous en sommes là. Comment ramener le calme ? Comment épargner des vies humaines ? Ce sont les objectifs qu’ils faut atteindre ? Le régime actuel peut-il le faire ? L’avenir proche nous le dira.

  • Marine Le PEN, côte de popularité et intentions de vote

    Marine Le PEN, côte de popularité et intentions de vote

    Lu dans Le Figaro d’hier, 11 janvier, toute une page parlant de la progression des partis d’extrême droite et singulièrement de l’étoile montante du parti FN en France. Ce que nous lisons dans cette page du Figaro est préoccupant, voire même inquiétant. Dans de nombreux pays d’Europe, la crise économique et l’incertitude du lendemain ont provoqué des crispations et une tentation de repli sur soi. Et cela risque de durer. C’en est fini de la longue tradition d’ouverture et d’hospitalité de tous ces grands pays européens qui ne peuvent plus supporter cet afflux incontrôlé de populations étrangères, qui cherchent légitimement (qui pourrait le leur reprocher ?) à sauver leur vie et à améliorer leur ordinaire…

    C’est que la situation économique est de plus en en plus désespérée. Il suffit de jeter un coup d’œil sur le chômage des jeunes : nous connaissons des ingénieurs des Mines, des architectes, des ingénieurs agronomes, tous bons Français et excellents éléments, qui ne trouvent pas d’engagement… Ils sont prêts à s’expatrier !

    Mais ce n’est pas tout. Cette montée de l’extrême droite, notamment en France, a quelques cibles bien précises, notamment l’immigration qu’elle assimile, justement ou injustement, à la délinquance. En lisant que Marine Le Pen pouvait totaliser sur son nom près de 14% des voix à la prochaine élection et que sa côte de popularité allait jusqu’à 27 %, je me suis demandé si j’avais bien compris.

    Un tel scénario serait catastrophique pour le chef de l’Etat français qui aurait alors du mal à faire un bon score dès le premier tour de l’élection présidentielle… Certes, il a tant d’atouts dans sa manche, mais pour ramener vers lui tous ces électeurs, il sera tenté de droitiser son discours électoral, ce qui risque de provoquer des tensions supplémentaires…

    L’économie détermine tant de choses et la crise touche tout le monde. La mondialisation commande de veiller à ce que tous les êtres humains puissent vivre en paix chez eux. Or, c’est loin d’être le cas. D’où ces puissants flux migratoires… Mais voilà, l’Europe et le reste du monde sont saturés. Que faire ? Oui, que faire, alors que les émeutes secouent des régions si proches…

    Si l’on ne fait rien, si l’on ne trouve rien, le score de la jeune femme blonde va atteindre des sommets. Ad astra…