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  • La crise à l’UMP : et si Marine Le Pen avait vu juste ?

    La crise à l’UMP : et si Marine Le Pen avait vu juste ?

     

    Les récents développements au sein de l’UMP ne laissent rien présager rien de bon pour ce grand parti d’opposition. Chaque jour que Dieu fait apporte son lot de désaccords, de frictions et d’oppositions entre les deux ténors. On parle de plus en plus de scission, de schisme et de création de deux groupes parlementaires à l’Assemblée. Si cela devait aller jusqu’au bout, ce serait la fin de l’UMP.

     

    Souvenons nous, c’était justement ce que prévoyait la nouvelle présidente du FN lors de la dernière campagne présidentielle. Elle supputait que le noyau central de l’opposition ne serait autre que son propre parti et que l’UMP serait entamée par les deux bouts. Les modérés allant vers le centre et les radicaux rejoignant le FN. C’est un peu à l’image du programme des deux candidats..

     

    Si les deux candidats ne se sacrifient pas pour la survie de leur parti en se retirant, l’UMP disparaitra en tant que telle.

     

    Il faudrait confier les rênes du parti à Alain Juppé ou, à défaut, à Jean-Pierre Raffarin. Avec la condition suivante : remettre l’UMP sur pied et ne pas pouvoir briguer une candidature à l’élection présidentielle. Les deux candidats malheureux pourraient alors, de leur propre chef, candidater pour 2017. Je ne vois pas que l’un des deux candidats se désiste en faveur de l’autre. L’affrontement a été trop dur et les entourages, avides d’occuper de se servir et d’occuper des postes, pousse à l’affrontement.

     

    C’est soit Alain Juppé soit le chaos. Ou le renforcement du FN.

  • La ville d’Ulm rend hommage et justice à la mémoire blessée de ses compatriotes juifs…

    La ville d’Ulm rend hommage et justice à la mémoire blessée de ses compatriotes juifs…

     

    C’est avec une réelle émotion que j’ai pris connaissance de la décision du conseil municipal de la ville d’Ulm, une jolie petite ville de l’Allemagne méridionale, dans le land du Bade-Wurtemberg, de reconstruire la belle synagogue de l’ancienne communauté juive locale, détruite comme toutes les autres au cours de la nuit de cristal.

     

    Le conseil municipal a prévu d’inaugurer ce nouveau lieu de culte juif au cours du premier week end du mois de décembre 2012. Mais cette initiative se distingue de toutes les autres que l’on peut assimiler à des réparations (Wiedergutmachung, un mot que je n’aime pas, car comment pouvez vous ressusciter les morts ?).

     

    Comment ? Eh bien, parce que le maire régnant de la ville et ses conseillers municipaux ont bien voulu inviter les descendants de leurs anciens compatriotes juifs, chassés ou exterminés par le gouvernement national-socialiste, à assister à Ulm à l’inauguration de la nouvelle synagogue, ancien centre de la vie communautaire.

     

    C’est ainsi que les familles MOOS d’Annecy, apparentée à la famille d’Albert Einstein, mais de bien d’autres villes en Europe et aux USA ont été généreusement invitées à honorer cette inauguration historique de leur présence. En agissant ainsi, la ville d’Ulm renoue symboliquement avec un passé douloureux, soixante-sept ans après la fin de la guerre. La quasi-totalité des victimes n’est plus, mais leurs descendants que la ville s’est donné la peine de rechercher et de retrouver seront sur place.

     

    Une telle cérémonie qui se déroulera en plusieurs phases revêt une nature particulière. Presque religieuse, car il s’agit bien d’une synagogue.

     

    Je rappellerai qu’il y a quelques semaines, le ministre allemand des affaires étrangères, M. Guido Westerwelle, avait prononcé un beau discours lors de l’ordination de jeunes rabbins à Cologne. Dans son allocution, le ministre soulignait que les juifs allemands ne sont pas une minorité protégée mais des Allemands à part entière et qu’il souhaitait les voir au centre de la société (wir wollen sie in der Mitte unserer Gesellschaft).

     

    L’initiative du maire d’Ulm rejoint donc la préoccupation du ministre fédéral. Nul ne contestera la grande difficulté qu’il y a à combler un tel fossé qu’on nomme la Shoah.. Mais c’est vraiment à l’honneur de la ville d’avoir pris cette initiative, même si ce ne sont plus que les enfants et les petits enfants des victimes et des expatriés qui reviennent pour assister à cette heure solennelle (Stunde der Andacht)

     

    Der Stadt Ulm gereicht es zur Ehre, diese heilvolle Initiative ergriffen zu haben, um die Wunden einer unvergeßlichen Vergangenheit zu narben.

     

    Maurice-Ruben HAYOUN

    In Tribune de Genève du 23 novembre 2012

  • Un cessez le feu entre Israël et le Hamas ?

    Un cessez le feu entre Israël et le Hamas ?

     

    L’arrêt des hostilités semble respecter, mais on en sait très peu sur sa nature : est ce une trêve et dans ce cas combien de temps durera t elle ou est ce un simple cessez le feu, et dans ce cas il peut être violé à tout moment. Ce n’est pas ce que l’on souhaite.

     

    Le Hamas a été sérieusement secoué en une semaine et les scènes de soulagement et de vie dans la bande de Gaza ne sont pas à proprement parler la manifestation d’une victoire, comme les gens de la région aiment à la proclamer chaque fois qu’ils se rendent compte qu’ils sont encore en vie. On se souvient du Hezbollah qui avait subi d’effroyables dommages et qui parlait de victoire divine…

     

    Comment vit on la chose en Israël ? Vu le niveau du pays et la maturité de ses habitants, on a une approche plus réelle et plus réaliste. La stratégie israélienne ne vise pas à faire chuter le Hamas, bien au contraire, cela favoriserait la réalisation de l’unité palestiniennes. Or, cette dichotomie affaiblit les Palestiniens. Ce que Tsahal veut, c’est affaiblir la capacité militaire du Hamas sans jamais le terrasser.

     

    Israël mise aussi sur la lassitude de la population qui a du mal à comprendre ce qui se passe. On l’a vu à la télévision : lorsque les reporters posent des questions à de simples passants ceux ci font preuve d’une grande modération à l’égard de leur puissant voisin. Evidemment, lorsqu’il s’agit d’un fonctionnaire du Hamas, le ton est plus virulent.

     

    Les enseignements géopolitiques à tirer sont nombreux et encourageants : l’Egypte, même islamiste, est toujours dans l’orbite des USA et a fait preuve d’efficacité en dépit de cafouillages initiaux (on est en Orient, tant de discours sont destinés à la consommation intérieure) ; l’alliance d’Israël et des USA est solide comme un roc (dixit Hillary Clinton) ; le système missile anti missiles a bien fonctionné, même si l’on doit l’améliorer. Enfin, le Hezbollah n’a pas bougé, se sachant gravement menacé par Tsahal.

     

    Mais le plus gros reste à faire : la paix