Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Vu de la place Victor-Hugo - Page 163

  • Léon Blum, Le congrès de Tours. Le socialisme à la croisée des chemins (1919-1920)

    Léon Blum, Le congrès de Tours. Le socialisme à la croisée des chemins (1919-1920)

    Après une copieuse introduction qui introduit le lecteur à la problématique de ce petit recueil et l’exposé des grands moments de la vie de Léon Blum (1872-1950), on peut prendre connaissance de plusieurs textes de l’auteur, notamment Pour être socialiste dédié à son fils Robert Blum. Certes, ce texte a vieilli, même si le PS a continué de l’éditer pour ses militants jusqu’au début des années quatre-vingts Mais c’est un document de premier ordre pour mesurer le degré d’adhésion de l’auteur à de tels idéaux, comme la liberté de l’homme, l’égalité intrinsèque de tous les hommes, la nécessité de faire régner la justice et la fraternité sur notre terre. Mais moi, j’ai senti aussi autre chose qui fait remonter à la surface les origines juives de Blum, lequel n’a jamais songé à les dissimuler ni à les nier.

    Lire la suite

  • Le livre d'or d'Hitler (Fayard)

    (des diplomates au cœur du IIIe Reich) nous en dit plus. Commençons par le commencement.

    Pour ceux qui n’en sont pas très familiers, la signature du livre d’or est le fait d’invités de marque à des cérémonies ou à des dîners officiels. Si vous êtes invités par un ambassadeur, dans a résidence privée, il est de tradition de laisser un petit mot gentil à l’intention de l’hôte et de l’hôtesse, en écrivant lisiblement ses nom, prénom et le pays ou l’institution que l’on représente. Et dans le cas qui nous occupe, il s’agit de l’Allemagne hitlérienne qui a déclaré la guerre au monde entier mais que certains pays n’en continuent pas moins de ménager en recommandant à leurs représentants sur place à Berlin d’honorer de leur présence les invitations officielles des gouvernants nazis, comme par exemple au mois d’avril 1939, jour anniversaire du Führer qui a tout juste cinquante ans. Jusqu’ici rien d’extraordinaire ; mais il y avait un homme à la même époque qui avait passé un pacte avec l’Allemagne nazie (pacte germano-soviétique) tout en s’en méfiant comme de la peste ! Il s’appelait Joseph Staline… Et lorsque la fin des Nazis fut très proche, il avait recommandé à ses forces spéciales, proches du bunker d’Hitler à moins de deux mètres, de chercher et de préserver un beau livre, ce fameux livre d’or où figuraient les nonos et qualités de ces diplomates qui avaient dégusté champagne et petits fours dans les gigantesques salons de la nouvelle chancellerie du Reich. Les ordres furent exécutés à la lettre. Les pires sanctions avaient été brandies au cours où manquerait la moindre page… Staline voulait exiger des comptes de ces pays qui avaient soutenu le Reich allemand alors que l’URSS n’avait pas même le temps d’enterrer ses millions de morts. Et l’Histoire nous a appris que le maître du Kremlin n’était pas homme à pratiquer le pardon des offenses, bien qu’il fût séminariste dans sa jeunesse…

    Lire la suite

  • Hegel, Leçons sur l’histoire de la philosophie (Tel, Gallimard)

    Hegel, Leçons sur l’histoire de la philosophie (Tel, Gallimard)

    Sans revenir sur l’historique de ce texte qui a connu bien des vicissitudes ni parler de son établissement, je préfère aller directement vers l’essentiel : les deux introductions à l’histoire de la philosophie, l’une fruit des conférences du grand philosophe à l’université de Heidelberg en 1817, et la seconde, bien plus volumineuse, reprend l’essentiel des conférences prononcées dans le cadre l’Université de Berlin (en 1820), où Hegel occupera la chaire de philosophie jusqu’à sa mort. Quand on lit Hegel,  on a l’impression de lire Aristote ou Maimonide (pour ne s’en tenir qu’à deux exemples célèbres, mais il y en a tant d’autres) tant le style est clair, souverain, majestueux. Et surtout sur un tel sujet, de la part d’un penseur qui disait, à juste titre, qu’il avait fait le tour complet des concepts philosophiques et qu’après lui, on devra se contenter de répétitions… Il n’en fut rien, mais tout de même aucune pensée puissante, y compris le marxisme, n’a pu ignorer Hegel.

    Sans revenir sur l’historique de ce texte qui a connu bien des vicissitudes ni parler de son établissement, je préfère aller directement vers l’essentiel : les deux introductions à l’histoire de la philosophie, l’une fruit des conférences du grand philosophe à l’université de Heidelberg en 1817, et la seconde, bien plus volumineuse, reprend l’essentiel des conférences prononcées dans le cadre l’Université de Berlin (en 1820), où Hegel occupera la chaire de philosophie jusqu’à sa mort. Quand on lit Hegel,  on a l’impression de lire Aristote ou Maimonide (pour ne s’en tenir qu’à deux exemples célèbres, mais il y en a tant d’autres) tant le style est clair, souverain, majestueux. Et surtout sur un tel sujet, de la part d’un penseur qui disait, à juste titre, qu’il avait fait le tour complet des concepts philosophiques et qu’après lui, on devra se contenter de répétitions… Il n’en fut rien, mais tout de même aucune pensée puissante, y compris le marxisme, n’a pu ignorer Hegel.

    Lire la suite