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Vu de la place Victor-Hugo - Page 858

  • Marine Le Pen sera-t-elle au second tour de l’élection présidentielle en 2012 ?

    Marine Le Pen sera-t-elle au second tour de l’élection présidentielle en 2012 ?

    La question peut se poser. Dans cette affaire, il faut avancer avec prudence et faire preuve d’objectivité. Il est incontestable que l’élection de cette jeune femme blonde, mère de deux enfants, intelligente et déterminée, a changé la donne au sein du parti d’extrême droite et a rénové son image. Cette image qui était devenue désastreuse à la suite d’incartades répétées de son propre père qui s’était illustré dans une série de provocations insensées. Depuis qu’elle a accédé au pouvoir dans son parti, Marine a incontestablement changé de ton et de vocabulaire mais guère de registre. En revanche, elle a indéniablement changé l’image du FN, élargi le spectre de ses revendications, et mis sur l’accent sur des thèmes presque républicains, comme la défense de la laïcité fa ce à un certain intégrisme et sa foi en un Etat fort et respecté.

    Les historiens de la vie politique française poseront plus tard ce même diagnostic. Ce changement de ton, cette attitude nouvelle qui caractérise le programme du FN a été salué par une masse d’électeurs qui ont manifesté leur intention d’apporter leurs suffrages à Me Le Pen lors de la prochaine élection. Et depuis, Marine figure en principe au second tour, même si, depuis quelques semaines, elle semble stagner et son capital de confiance s’effriter. Encore une fois, je le répète : nous devons traiter le sujet avec réalisme et ne pas faire ce que Lionel Jospin fit en 2002 lorsqu’il fut évincé du second tout alors qu’il avait passé cinq années d’affilée à Matignon : les Français avaient alors sanctionné le comportement autiste d’un gouvernement, aveuglé par son idéologie et qui s’entêtait à prendre en considération deux plaies majeures, telles que ressenties par les citoyens : l’insécurité, l’immigration et le chômage.

    L’une des réalisations majeures de Marine aura été de présenter ces thèmes, véritables fonds de commerce du FN, comme des évidences allant de soi et ne choquant ni ne visant personne. Elle a banalisé des thèmes qui étaient encore il y a peu de temps un intouchable tabou ? Désormais, comme on dit en allemand, le refus de l’immigration, le lien entre populations étrangères et délinquances en tout genre sont devenus, salonsfähig (présentables). Cette montée en puissance est incontestablement servie, voire favorisée par les crispations d’une société française vieillissante, incertaine d’elle-même et de son avenir. Et on doit en tenir compte sans l’accuser de noires arrière-pensées qu’elle n’a pas…

    Comment réagir ? Sans être un homme politique, je dois bien dire que nul ne peut aller contre les aspirations  légitimes d’un peuple qui n’arrive même plus à subvenir à ses propres besoins, est confronté chaque jour que D- a fait, à des tas de problèmes économiques de plus en plus graves. Voyez les chiffres de ce matin, voyez la recrudescence des attaques à main armée ces derniers jours dans le sud du pays… Loin de moi l’idée que tout est imputable aux étrangers, mais c’est un fait et il est suffisamment grave : certains les voient partout, trouvent en eux le meilleur facteur d’explication à nos difficultés. C’est injuste, mais c’est aussi injuste de ne plus se sentir chez soi dans certains quartiers des grandes villes. Au fond, et je m’en rendais pas compte jadis, la politique de la ville mérite un peu plus d’attention. Et aussi, on ne peut plus recevoir de gens tant que ceux qui sont déjà lç n’ont pas été intégrés.

    Des solutions apportées à toutes ces questions dépend la présence ou non de Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle.

  • 2000 articles depuis le début des blogs sur la Tribune

    2000 articles depuis le début des blogs sur la Tribune

     

    Cette note porte le nuémro deux mille ! Je rends grâce à la divine Providence qui m’a permis, en dépit de circonstances parfois adverses, voire franchement hostiles, de poursuivre dans la même voie : il y eut des jaloux, des envieux, des méchants, bref des désagréments en tout genre, mais le dit le proverbe arabe : … la caravane passe (al-siyyara mashaya.). Parfois, j'ai même songé à tout laisser tomber, tant le découragement était grand face à la méchanceté et à l'envie. Mais il fallait tenir et j'ai tenu.

    Je voudrais parler des événements en Syrie et surtout de leur retentissement chez sunnites libanais, dans cette note qui marque un nouveau début. On apprend que la Ligue arabe a enfin pris des mesures significatives pour faire cesser le massacre de pauvres citoyens syriens. On approche des 4000 morts. Il ne se passe plus de jour sans que les membres de l’Armée Styrienne Libre (ASL : rassurez vous ce n’est pas l’armée du sud Liban) n’attaque leurs anciens frères d’armes. C’est triste et les sanctions des Arabes contre le régime de Bachar doivent être renforcées jusqu’à ce que ce régime se délite et s’en aille.

    Dans l’émission de ce matin sur France 24, j’ai entendu le discours de l’ancien premier ministre Fouaf Siniora, partisan de M. Saad Harari, le fils du chef libanais assassiné par les forces occultes qui terrorisent le Liban depuis tant d’années, encourager les forces syriennes libres et souhaiter bonne chance aux forces démocratiques émergentes dans les pays arabes. Une manifestation de masse a eu lieu à Tripoli contre le régime de Bachar et surtout contre le Hezbollah, allié de Damas au Liban et véritable cheval de Troie de l’Iran dans le secteur. Les gens ont été déçus par l’absence de Saad Hariri mais ont compris qu’il risquerait sa vie s’il se présentait aujourd’hui dans son pays. Il se souvient de ce que l’ennemi intérieur a fait son père.

    Dans la douleur mais de manière inexorable, le Proche Orient se prépare à exclure des forces maléfiques et délétères qui assombrissent l’horizon et obèrent son avenir. L’analyse que tous les observateurs font se révèle juste : c’est le pivot syrien qui bloquait tout. Si ce verrou saute, et c’est le cas, l’horizon sera entièrement débouché. Espérons que cette fois ci les Arabes comprendront que leurs véritables ennemis sont la dictature, le sous développement,, l’ignorance, la superstition et l’exclusivisme religieux.

    Et rien ni personne d’autre.

  • ’interview de Claude Guéant sur BFM TV

    L’interview de Claude Guéant sur BFM TV

    La guerre déclarée à la fraude

    On le savait depuis un certain temps déjà et un grand quotidien national en avait même fait sa une : les fraudeurs en tous genres (de la sécurité sociale, des Assedic ou d’autres prestations) ne jouiront plus d’une certaine impunité en France. M. Claude Guéant vient de le rappeler avec force, au point de se demander pour quelles raisons cette «croisade» au profit du bien public n’a pas été entreprise plus tôt. Cette absence de réaction énergique, voire ce laxisme des autorités, a conduit un parti bien connu à en faire les mesures phares de son programme pour les élections présidentielles.

    Certes, quelques observateurs peuvent se demander si les étrangers sont seuls responsables de ces dysfonctionnements qui ponctionnent indûment les caisses déjà presque vides d’un Etat tenu de mettre de l’ordre dans ses finances, faute de quoi il ne pourrait plus emprunter à des taux acceptables. Or, contrairement à ce parti d’extrême droite, Claude Guéant n’a jamais ostracisé qui que ce soit…

    La France est un pays qui a une longue tradition d’accueil et d’intégration des étrangers ; elle a accueilli à bras ouverts les nouveaux venus, elle a même fait de ses immigrés méritants et désireux de s’intégrer pleinement, les meilleurs de ses fils : ouvrez un annuaire des professeurs au Collège de France, le sommet de notre hiérarchie universitaire et vous en serez convaincus. Les noms a consonance «étrangère» y figurent en majorité…

    Pourtant, la moindre mesure conservatoire, la moindre réaction face à des abus provoque dans notre pays une véritable levée de boucliers… On peut se demander s’il ne s’agit pas là d’une sorte de «haine de soi» qui consiste à s’accabler soi-même, à s’auto-flageller quand il s’agit des droits des autres qui, empressons nous de le souligner, sont logés à la même enseigne que nous. Mais s’ils ont les mêmes droits, ils ont aussi les mêmes devoirs que les nationaux.

    La fonction de ministre de l’intérieur a toujours été difficile et comporte des servitudes spécifiques. Il faut assurer la sécurité sans jamais enfreindre les règles du droit. A de très rares exceptions, ce fut toujours le cas en France. Je me souviens, j’étais alors tout jeune étudiant, et le ministre de l’intérieur s’appelait Raymond Marcellin. Il y eut des doutes sur la conduite inappropriée du ministre. La réaction du président Georges Pompidou fut immédiate : Jacques Chirac fut propulsé Place Beauvau et M. Marcellin se retrouva au ministère de l’agriculture. Ce qui, même dans un pays rural comme la France, n’était pas vraiment une promotion…

    Or, s’il y a un homme que sa formation de préfet et ses convictions spirituelles conduisent tout naturellement à respecter le droit et à protéger tous les habitants de ce pays, étrangers compris, c’est bien Claude Guéant. Et, paraphrasant Ernest Renan, je signale que je ne sacrifie pas la critique à l’amitié puisque ce n’est pas la première fois que je prends fait et cause pour le ministre de l’intérieur. Un exemple est plus éloquent que tout autre argument : qui aurait pu, mieux que Claude Guéant, gérer les émeutes des banlieues en 2005, au cours desquelles les forces de l’ordre, pourtant soumises à rude épreuve, n’ont pas fait usage de leurs armes, évitant toute effusion de sang ?

    La politique est un exercice souvent cruel et les politiciens excellent à ce jeu. Mais Claude Guéant a apporté avec lui Place Beauvau l’éthique du très grand commis de l’Etat

    Maurice-Ruben, HAYOUN

    In Tribune de Genève du 28 novembre (Vu de la Place Victor Hugo