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Vu de la place Victor-Hugo - Page 861

  • LES TROUBLES EN EGYPTE ET LA VICTOIRE (POSTHUME) DU PRESIDENT HOSNI MOUBARAK

    LES TROUBLES EN EGYPTE ET LA VICTOIRE (POSTHUME) DU PRESIDENT HOSNI MOUBARAK

    Non, le président Moubarak n’est pas mort, heureusement, mais il doit bien rire dans sa chambre d’hôpital en voyant comment ceux qu’il avait promus aux plus hautes charges échouent lamentablement en prétendant instaurer la démocratie, tout en la confiant dans des frontières soigneusement délimitées. En fait, l’erreur porte sur l’appréciation de la nature même des Frères musulmans, stimulés par la victoire politique de leurs amis tunisiens.

    Ce parti extrémiste qui rêve d’en découdre avec tout ce qui pense pas comme eux a provoqué l’armée en organisant une manifestation monstre afin de peser sur la seule force connue et respectée du pays. Le résultat est là : près de quinze morts et des centaines de blessés.

    Il faut le dire et le répéter : les Etats arabes devraient s’occuper de leurs problèmes intérieurs, rétablir la démocratie, soigner leur économie, lutter contre l’extrémisme, la pauvreté et l’ignorance, au lieu de guerroyer contre l’Occident ou Israël, seul Etat démocratique de la région.

    Par ailleurs, les nouvelles venues de Syrie ne sont pas bonnes et laissent entrevoir pour Bachar un sort comparable à celui de Khadafi. La tenaille se resserre sur lui, la Ligue arabe, le condamne, le Conseil de sécurité fait les gros yeux et la Chine commence à prendre ses distances. La Russie ne continuera pas à s’isoler. Bachar devrait partir s’il veut sauver sa vie et celle de ses proches.

  • LA DIRECTION DU COLLEGE CEVENOL DOIT RENDRE DES COMPTES ET PARTIR

    LA DIRECTION DU COLLEGE CEVENOL DOIT RENDRE DES COMPTES ET PARTIR

    A la mémoire d’Agnès ! Une société qui ne sait même plus protéger ses enfants n’est pas civilisée, elle n’a pas atteint le niveau de culture suffisant pour être considérée dignement. Le collège cévenol est un établissement de grande réputation et le Chambon sur Lignon jouit aussi d’une bonne réputation car ce lieu fut un refuge et un havre de paix pour les juifs de France, persécutés par les Nazis durant la seconde guerre mondiale.

    Nous présentons nos sincères condoléances aux parents d’Agnès et partageons leur douleur. Mais nous avons une grande défiance à l’égard de ceux qui, volontairement ou involontairement, ont menti par omission, caché tout ou partie de la vérité et laissé un animal sauvage, un prédateur ôter la vie à une gracieuse jeune fille, bien élevée, confiante en elle-même et qu’il a tuée de sang froid. Il est vraiment dommage que nos lois ne prévoient plus la peine capitale pour des crimes aussi abjects.

    Par ailleurs, la direction du collège cévenol doit partir. La version fournie des  faits est incroyable, au sens propre. Impossible qu’un directeur inscrive un élève dans son établissement sans demander mais pour quelle raison donc l’élève a t il passé quatre mois en prison ? Le père du meurtrier présumé devra lui aussi s’expliquer. Je ne doute pas que sa douleur soit grande après les actes de son fils (suivis d’aveux) mais sa peine n’est nullement comparable à celle des parents d’Agnès.

    Quel beau visage, quelle gracieuse jeune fille ! Mais pourquoi donc les méchants finissent-ils toujours par gagner ?

  • LE SANG COULE A NOUVEAU DANS L’EGYPTE DES GENERAUX

    LE SANG COULE A NOUVEAU DANS L’EGYPTE DES GENERAUX
    On a tressé des couronnes au printemps arabe et c’était juste de le faire : des peuples entiers secouaient victorieusement le joug de régimes dictatoriaux pour respirer enfin l’air de la liberté. Partout, on entendait svander le terme magique Hurriya (liberté). Et partout aussi le même refrain : al-cha’b yourid iskat al n iddam (le peuple exige la chute du régime).
    Mais on avait oublié de préciser qu’une hirondelle ne fait pas le printemps. Ce n’est pas bien que le sang coule en Egypte, mais les généraux allaient ils se laisser déposséder de leur pouvoir par des Frères musulmans, non acquis à la démocratie mais toujours prêts à tirer les marrons du feu si le processus démocratique leur permet d’accéder au pouvoir pour ne plus le lâcher .
    Le problème dans ces pays est le suivant : une fois que les élections libres sont rétablies, le seul parti apte en tirer profit est toujours un parti extrémiste ou religieux (voyez le précédent tunisien !). Partant, il était prévisible que les généraux égyptiens dont la main mise sur l’économie du pays est indéniable, n’accepteront jamais d’être renvoyés dans leurs casernes ni de se retrouver devant des juridictions civiles afin de répondre de telle malversation ou telle autre.
    Un peu de réalisme. Quelle prévision pour l’avenir ? A la suite de troubles qui ne manqueront pas de naître, les chefs de l’armée suspendront le processus et instaureront pour une durée indéterminée l’arrêt de l’évolution. En fait, ils siffleront la fin de la récréation.
    Car, dans ces pays là, ce n’est pas la chute d’un homme qui résout tous les problèmes ( et D- sait qu’ils sont nombreux) c’est la mise sur pied d’un travail de fond qui réforme les mentalités. Et généralement, dans les meilleurs pays, cela prend 15 ou 20 ans.

    Alors, comme on dit en arabe, al-sabr maftah al faradj : la patience est la clé du paradis.