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Vu de la place Victor-Hugo - Page 879

  • D’où nous vient le Shofar ?

    La fête de Rosh ha-Shana s'achève. Dans moins d'une semain, ce sera yom kippour et le shofar y joue un grand rôle. Voici un article que je fis paraître dans le Dictionnaire critique de l'ésotérisme.

     

    D’où nous vient le Shofar ?
    De tous les instruments de musique, à corde, à vent et à percussion seul  le shofar a suivi le peuple juif dans son exil. On ne se sert plus de cette corne de bélier qu'à deux occasions dans le judaïsme, à savoir le jour du nouvel an (Rosh ha-Shana) et le jour des propitiations (Yom Kippour). D'où peut bien provenir cette tradition et comment s'expliquer les interprétations mystiques et ésotériques qu'elle a reçues au cours des âges?
    Au fond, la Bible ne précise nulle part les règles afférentes au shofar; c'est le talmud -surtout dans le traité de Rosh ha-Shana 16a-b- qui s'en charge. Les théories qui cherchèrent à en rendre compte varient selon que l'on est rationaliste, éclairé ou franchement mystique; on peut retenir grosso modo deux idées: la sonnerie du shofar cherche à attirer l'attention de Dieu, voire même à le réveiller et à lui rappeler que sa miséricorde doit prendre le pas sur sa rigueur; ou bien elle sert à chasser les forces maléfiques, singulièrement Satan qui prend peur lorsqu'il perçoit ces sons précis et abandonne alors toutes les accusations qu'il entendait porter contre Israël.

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  • Aider la Grèce est une erreur..

    Aider la Grèce est une erreur..

     

    Peut-être avez vous été surpris de voir que le premier ministre Georges Papaandréou a été reçu à Berlin à l’invitation du patronat allemand. En effet, on se serait attendu à ce que ce fût le gouvernement allemand en soi qui invitât ce dirigeant grec. Mais ce n’est pas tout : nous avons tous été étonnés de voir que le Bundestag a soutenu massivement le plan d’aide à la Grèce alors que la majorité de l’électorat allemand refuse de payer pour les Grecs. Comment s’explique cette divergence entre le peuple allemand et les dirigeants du patronat et de l’économie ?

    C’est tout simple : l’économie grecque fait office de sous traitante de l’économie allemand qui y dispose de relais efficaces, de main d’œuvre bon marché et docile. CQFD. On se demande alors qui dirige en Allemagne et en Europe ? Les élus du peuples ou les patrons de la finance ?

    En écoutant l’allocution du président de la République Nicolas Sarkozy j’ai relevé qu’il avait nettement distingué entre deux types de solidarité au sujet de la Grèce : solidarité morale, d’une part, et solidarité économique, d’autre part. Ce qui signifie qu’il y a dans le soutien à la Grèce des arrière-pensées économiques qui sont légitimes : si la Grèce s’effondre, c’est tout un pan de l’économie allemande qui la suivra, en raison des bouleversements que cette crise entraînerait.

    Avec tout le respect pour Me MERKEL et pour M. SARKOZY, je pense que c’est une erreur, il faut faire partir la Grèce de la zone Euro. Si on continue de les aider, les Grecs ne feront aucun effort. Comment voulez vous éviter la paupérisation d’un Etat si ses citoyens n’acquittent pas l’impôt ? On va avoir affaire à un puits sans fond. Nos banques, toutes les banques, vont devoir provisionner leurs créances sur la Grèce qui ne pourra jamais rembourser 350 milliards d’Euros. C’est de la folie. En revanche, nous devons faire preuve d’un peu de mansuétude et prêter à ce pays à un taux très bas.

    Rendez vous compte ? Nous en sommes réduits à envoyer des inspecteurs dans ce pays pour superviser la mise à exécution des mesures prises. Mais les Grecs n’accepteront jamais cette limitation de leur souveraineté.

    Tôt ou tard, ils devront sortir de la zone Euro. Ou alors jouer à l’Euro-million…

  • Rosh ha-Shana, le Nouvel an juif

    Rosh ha-Shana, le Nouvel an juif

     

    Depuis hier, après le coucher du soleil, les juifs du monde entier ont célébré le début de leur nouvelle année liturgique. Nous sommes selon le comput juig en l’an 5772 de la création du monde. Néanmoins, ce chiffre n’a rien à voir avec des calculs de l’âge de l’univers ni avec des techniques sophistiquées, comme la datation par le carbone 14. C’est une indication qui remonte à la plus haute antiquité et qui doit son existence à la reprise par les Sages juifs de données «scientifiques» de l’époque. Le talmud lui-même reconnaissait qu’au plan de la formation et des connaissances scientifiques, les Sages des nations les dépassaient nettement. Enfin, toujours dans la littérature talmudique, il se trouve une indication sur la fin du monde : l’univers durera 6000 ans et après il sera détruit. Nous tremblons car on entre depuis aujourd’hui dans l’an 5772… Moins de trois siècls !

    Redevenons sérieux. Le nouvel an juif, Rosh ha-Shna est une fête austère car les croyants implorent Dieu de les inscrire dans le livre des vivants, de leur donner la paix et la quiétude, qui dépendent de Lui seul, et aussi, je dirais surtout, d’accorder la rémission de leurs péchés. En fait, c’est une longue, une terminable confession qui dure pratiquement 48 heures. Il faut lire et comprendre ces prières pour sentir combien l’âme juive vibre en se présentant devant le tribunal du Très-haut, et aussi lorsque le préposé souffle dans la corne du bélier, le shofar. Ce moment, particulièrement solennel, est censé bouleverser l’orant au plus profond de lui-même et le forcer à entendre enfin, d’où les sons à la fois doux et langoureux, mais aussi saccadés, rappelant le tocsin.

    De Rosh-ha-Shana à yom Kippour, le jour des propitiations, on compte dix jours, dits les dix jours de pénitence (assérét yemé teshuva). La spiritualité religieuse juive culmine en ce jour précis où tous les enfants d’Israël demandent pardon au roi de l’univers. Toutes ces prières sont frappées au coin de l’universalisme, mais il en existe, et c’est bien naturel, un certain nombre qui portent sur le peuple d’Israël, sa terre et son avenir ici-bas.

    Les prières demandent qu’aucune femme ne perde par accident le fruit de ses entrailles, que le semeur dispose de graines à semer et que l’affamé mange à sa faim (shé lo tappil isha et peri bitnah, ten zéra’ la-zoréa’ we léhém la okhel)

    Ce sont des prières qui touchent tout ce qui porte sur son visage les traits de l’humain.