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  • L'université au sein de la société française



    Université et société. On croirait lire du Léo Strauss, le grand spécialiste du libéralisme ancien et moderne qui écrivit en 1951 un brillant petit ouvrage intitulé Persécution et art d'écrire… De quoi s'agit-il? Du fossé qui se creuse toujours entre le développement du progrès social, d'une part, et les avancées de la pensée philosophique d'autre part.

    C'est dire combien l'évolution du système universitaire est à surveiller comme le lait sur le feu dans les sociétés contemporaines, et singulièrement en France où Madame Valérie Pécresse, aidée par M.M. Sarkozy et Fillon, est parvenue à proposer une réforme sans jeter des milliers d'étudiants et de professeurs dans les rues du pays.

    L'autonomie des universités est bienvenue, mais ceux qui tentèrent de s'y opposer, craignaient que cette nouvelle politique ne génère des inégalités, comme si tout dans la vie avançait d'un même pas. Une université vieille de 8 siècles et située au cœur d'une capitale mondiale ne saurait évoluer comme un autre établissement, si méritant soit-il, mais de création récente et placé dans un lieu, disons, moins favorisé. Ces deux strcutures ne sauraient se comparer puisqu'elles ne sont pas comparables.

    Restait l'idée d'introduire un zeste de sélection juste à l'entrée en première année du Master, c'est-à-dire en quatrième année. Cette disposition fut retirée du projet de loi et ce n'est pas si mal, si cela doit permettre une adoption clame et tranquille de la nouvelle loi.

    Il faut vraiment adresser des félicitations largement méritées à Me Pécresse qui, malgré son jeune âge et son inexpérience en matière d'enseignement, est parvenue à passer avec succès et haut la main son premier examen de passage.

    C'est cela aussi l'art d'écrire un projet de loi et de le bien négocier…

    Lien permanent Catégories : Philo
  • Tony Blair, superstar



    Rompu aux techniques de la communication moderne, adepte des spin doctors (comme on aime à le dire en français) Tony Blair a réussi sa sortie. Généralement, les dirigeants ayant profité d'une grande longévité politique partent sans gloire, poussés dehors par des émules aux dents longues…

    Ce ne fut pas le cas pour le plus jeune Premier Minsitre que la Grande Bretagne ait jamais eu. Certains commentateurs s'interrogent sur les uivisme de M. Blair par rapport à Georges W. Bush. On a même souvent écrit que c'est la politique étrangère qui, pour cette raison, fut le point faible de cet homme pourtant surdoué.

    Même si toute œuvre humaine est condamnée à demeurer inachevée, les mérites de cet homme sont remarquables. Il a mis un terme à près de dix-huit années de suprématie des Conservateurs, a modernisé son pays et a pu, en imitant à l'échelle humaine la politique de Me Thatcher, conquérir le pouvoir. A son actif il y a , pensons nous, avant tout, la modernisation du New Labour et la marginalisation de l'aide gauche du parti qui pactisait avec les syndicats et développait une réthorique digne d'un autre âge.

    Dans ses nouvelles fonctions, Tony Blair qui a même eu droit à un nom commun formé sur son nom de famille, le blairisme, pourra déployer des trésors d'ingéniosité diplomatique afin de rapprocher des parties qui s'opposent au Proche Orient, bien avant qu'il ne vienne lui-même au monde. A preuve que pour les âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années.

  • La Turquie et l'Europe



    La Turquie et l’Europe
    Ainsi, la France s’en tient à ce qui a été dit pendant la campagne électorale : la Turquie ne peut prétendre qu’à un partenariat privilégié avec l’Europe et non point à une adhésion en bonne et due forme. Déjà, certains chapitres ont été retirés de l’ordre du jour, provoquant du côté turc les réactions que l’on devine. Cette attitude de la France, pour courageuse et juste soit-elle, n’est pas sans inconvénients car les autorités turcs commencement, elles aussi, à peser sur certains projets économiques et commerciaux qui semblaient, il y a tout juste quelques semaines, dévolus à la France et qui sont tombés dans l’escarcelle d’autres pays…
    On peut comprendre le désappointement, voire le dépit d’un candidat éconduit, mais il serait peut-être temps d’appeler les choses par leur nom et d’expliquer enfin les raisons de ces réticences persistantes. Peut-on entrer de plain pied dans l’Europe sans régler des problèmes comme l’exclusivisme religieux, la stricte égalité des hommes et des femmes, les droits civiques et la démocratie… Et nous laissons de côté la question kurde, le problème des Arméniens, Chypre etc…
    Par ailleurs, on commettrait une grand erreur en oubliant que depuis des siècles, la Turquie, héritière de l’empire ottoman, est une grande nation, qu’elle avait jadis accueilli les juifs expulsés de la péninsule ibérique avec une grande générosité, qu’elle avait mis pied une administration efficace et s’était donnée une armée modernisée, pour l époque. Pendant les décennies de la guerre froide, elle a joué un rôle de premier ordre avec une armée de près d’un million d’hommes et des stations d’écoute postées aux frontières de l’ancienne URSS. Sans méconnaître les grands efforts déployés par les autorités turques, il convient d’aborder les problèmes en suspens en expliquant que l’Europe n’est pas seulement un continent mais aussi et surtout une culture et un système de valeurs…