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  • Y a t il une vie entre 2007 et 2025?

    Entre ceux qui ont les yeux fixés sur 2025 et ceux qui scrutent les années Sarkozy, mais qui donc se préoccupe de la France d’aujourd’hui ?

    Alors que nous n’avons pas encore émergé de la torpeur de l’été, les préoccupations des hommes politiques français, de droite comme de gauche, nous entraînent dans un monde onirique car tous se retirent de la réalité : le gouvernement qui a la charge de conduire les affaires ne tarit pas d’éloges et de promesses sur ce que sera ce beau pays qu’est la France en 2025, grâce à la révolution numérique, et l’opposition d’aujourd’hui, qui n’a toujours pas digéré sa défaite de 2012, a les yeux tournés vers les années Sarkozy afin, dit elle, d’en faire l’inventaire… Belles perspectives. Mais qui donc  veut bien se préoccuper de la situation hic et nunc ?

    Ou alors la situation est si grave, si peu récupérable que l’on préfère faire le gros dos en attendant que les choses se passent et se tassent puisqu’on ne dispose apparemment d’aucun levier, de nature à peser sur la situation actuelle. Il faut faire des efforts pour rester objectifs.

    D’un côté, vous avez un président de la République qui, tout en se démenant, est le seul à croire en une inversion de tendance, mais vraiment le seul dans ce pays, et de l’autre, une opposition à court d’idées et de projets et qui veut revenir sur le passé au lieu de faire preuve d’inventivité. Un chroniqueur a fait ce matin un jeu de mots entre inventaire et inventivité. Il a bien raison.

    En fait, le pays a besoin d’un électrochoc qui le redresse et lui explique qu’un effort violent doit être fourni, au moins durant toute une législature avec une réduction des dépenses, une distribution des minima sociaux à ceux qui en ont vraiment besoin et respectent les lois françaises, et surtout plus d’augmentations d’impôts. Cela serait fatal et au gouvernement actuel et à l’économie.

    Il est de tradition depuis quelque temps de citer l’Allemagne en exemple. Et d’expliquer que si l’outre-Rhin va bien mieux qu’ici, c’est parce que l’ancien chancelier Gerhard Schröder a pris de courageuses mesures de redressement. Cela lui a coûté les élections et la perte du pouvoir. Mais il l’a fait, plaçant le bien être général avant ses visées partisanes. Aujourd’hui, l’Allemagne se porte bien. Ne faudrait-il pas en faire autant, coûte que coûte ( es koste, was es wolle).

  • Egypte, la victoire des militaires

    L’Egypte, la victoire des militaires

    C’est bien ce qui est en train de se produire et la quasi totalité des puissances occidentales ainsi que les Etats arabes modérés en sont satisfaits, quoiqu’ils en disent… Les Frères musulmans dont on peut penser qu’ils viennent de subir une répression digne de l’époque naserienn, ont galvaudé tout le capital de confiance que le peuple d’Egypte avait placé en eux. Comme on le disait récemment ici même, il faut rassembler et non se conduire comme le chef d’un clan.

    Je suis stupéfait en entendant de simples citoyens, anciens électeurs de M. Morsi dire que les membres de la confrérie ne sont ni des frères ni des musulmans… C’est un peu excessif. Certes, ils ont commis d’impardonnables erreurs politique qu’ils paient très cher aujourd’hui. Mais tout de même les extraire d’une mosquée en ruines sous les quolibets et des rangées d’hommes furieux, armés de haches, c’est un peu trop.

    Mais les anti Morsi disent que leurs adversaires politiques usaient d’un slogan un peu extrémiste : ou on gouverne l’Egypte, ou on brûle l’Egypte. En tout état de cause, les Frères ont perdu la partie, des centaines d’entre eux ont été tués, des dizaines de milliers sont en captivité et le pouvoir songe sérieusement à les dissoudre comme du temps de Nasser et de Sadate.

    Lorsque le temps des vacances sera derrière nous, les spécialistes dont je ne suis pas, tireront tous les enseignements de ce qui vient de se passer : l’islamisme cela ne marche pas, pas même dans les pays musulmans à 9O%.

    Les gens veulent autre chose et surtout vivre confortablement et assurer l’avenir de leurs enfants dans la paix, la sécurité et la prospérité.

  • L'Egypte: ne pas confondre chaos et guerre civile

     

    L’Egypte : ne pas confondre chaos et guerre civile

     

     

     

    J’ignore si vous éprouvez le même sentiment que moi, mais au cours de ce mois d’août, on a l’impression que les grands moyens d’information sont tombés entre les mains de jeunes journalistes, certes charma,ts et sympathiques, mais largement inexpérimentés et peu rigoureux. Ce n’est pas une critique méchante ni une remarque désobligeante, mais les commentaires et les analyses laissent maintes fois à désirer. J’ajoute que ce mal du mois d’août frappe la France depuis des décennies et lui est spécifique puisque aucun autre pays n’est ainsi à l’arrêt comme la France en août, et ce depuis le président de la République jusqu’à l’O.S. de chez Renault…

     

     

     

    Il ne faut donc pas s’étonner que les commentaires sur la situation en Egypte soient si peu précis et que l’on en retire une impression d’inachevé, de superficiel et d’imprécision. Et je me limiterai ce matin à l’usage manquant de discernement du terme : guerre civile (en arabe harb ahliya). La situation est grave dans ce pays, le sang coule à flots, c’est affreux, mais ce n’est pas une guerre civile car l’écrasante majorité de la population égyptienne se tien aux côtés de l’armée qui s’est lancée dans la bataille contre les islamistes après s’être assuré de son soutien. Souvenez vous des dizaines de millions d’Egyptiens qui défilaient il y a un mois et demi dans les rues pour réclamer le départ de M. Morsi. Aujourd’hui, ceux qui veulent le retour du président destitué se compte par dizaines de milliers et non par millions. Je ne nie pas la présence de Frères musulmans dans les rues, mais je relève qu’ils sont une minorité. Cette remarque ne vise pas à laver l’armée de toute faute dans cette répression, mais ses chefs admettent qu’il leur faut recourir aux grands moyens pour remettre le pays en ordre et au travail…

     

     

     

    Les jeunes journalistes inexpérimentés se sont mis à parler de guerre civile, en pensant inconsciemment à la situation syrienne qui est radicalement différente, tant par ses causes que par le nombre de ses victimes : chez Bachar, il y a vraiment une guerre civile, mais pas en Egypte.

     

     

     

    Encore un exemple : le téléspectateur qui veut être informé de la situation sur le terrain à l’heure où nous rédigeons, n’y parviendra pas car les journaux se suivent sans grand discernement et les invités interviewés peuvent réciter une leçon apprise par cœur sans être vraiment interrogés par le journaliste qui leur fait face…

     

     

     

    Alors que se passe-t-il vraiment en Egypte ? L’armée, seule force organisée du pays, a senti que les Frères qu’elle a combattus des décennies durant, n’ont pas changé, que l’exercice du pouvoir ne les avait pas placés devant leurs responsabilités et que leur seul objectif n’était pas de sauver l’Egypte mais de noyauter l’administration et l’armée à tous les échelons. M. Morsi que l’armée a surveillé depuis le premier jour, comme on surveille le lait sur le feu, n’a pas compris car il n’a pas l’étoffe d’un homme d’Etat. Il n’a pas les qualités nécessaires pour diriger un si  vaste pays qui nécessite une grande présence d’esprit et un grand savoir-faire : notamment naviguer entre les différents écueils…  Au lieu d’être un rassembleur, il a agi comme un petit chef de faction : songez qu’il avait nommé au gouvernorat de toute une province un ancien repris de justice, un terroriste poseur de bombe !!!

     

     

     

    L’armée ne pouvait pas ne pas réagir. Et je ne parle même pas de l’asphyxie économique.

     

     

     

    Le combat est inégal et les pays, tant arabes qu’occidentaux, qui protestent contre la répression, sont en fait ses partisans secrets. Le Figaro a eu l’intelligence dire que M. Obama condamne mais ne sanctionne pas. D’ailleurs, lui et son secrétaire d’Etat à la défense se sont répartis les rôles : après le discours de M. Obama suspendant les manœuvres conjointes, Ch. Hagel a bien précisé qu’il n’était pas question de rompre avec l’Egypte et son armée. Quant à l’Arabie saoudite, son roi vient de dire qu’il soutenait l’armée dans sa lutte contre les terroristes. Seul le petit Qatar, petit mais très riche, s’entête à pratiquer une politique étrangère à la Guillaume II, en zigzague  (Zick-Zack-Kurs) …

     

     

     

    Et l’on sait où l’a mené cette politique aventurière…